Coalition rouge romaine ?

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13/06/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
  Railsavoie est connecté maintenant
Citation:
Posté par Géronimo Voir le message
C'est désagréable à entendre. Mais est-ce faux?

Je pense qu'il y a des choses désagréables à entendre qui doivent être dites. Et seuls les politiciens courageux le disent. (Aucun n'en parle? Ah bon.... c'est qu'il n'y a pas de politicien courageux.)
Ce qui est courageux en politique n'est pas porteur électoralement parlant !
En d'autres termes, qui ose scier la branche sur laquelle il est assis ?
13/06/2014 Vieux  
 
  Liège
 
Citation:
Posté par Railsavoie Voir le message
Ce qui est courageux en politique n'est pas porteur électoralement parlant !
En d'autres termes, qui ose scier la branche sur laquelle il est assis ?
bah pas besoin d'être courageux, ils ont juste a dire que c'est l'Europe qui..
que la commission européenne ns oblige de..
13/06/2014 Vieux  
  44 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par intègre Voir le message
Pourquoi un travail qui vaut 2000 € par mois, doit il être payé à 1800 € pour un jeune de 25 ans et à 2500 pour un "vieux" de 50 ans . (perso à 67 ans, et toujours bien actif, je suis "hors d'âge")
Dans pas mal d'autres pays (grands pays!) cette logique illogique est inexistante et en l'appliquant chez nous, cela mettrait tout le monde sur le même pied.
D'après la déclaration des droits de l'homme, on ne peut pas faire de discrimination en fonction du sexe, de l'âge, de la race ou de la religion.
C'est pourtant ce qu'on fait pour les salaires.
Tout les citoyens sont égaux devant la loi (sauf les plus âgés)
Parce que c'est plus motivant de voir son salaire augmenter avec l'expérience (= valorisation de l'expérience acquise) que stagner toute sa vie? Qu'à un certain âge on aspire à un peu plus de confort?

Lors des années du baby boom (= plein de jeunes), bizarrement personne, même du côté patronal, ne remettait en cause ce système. Maintenant que les travailleurs sont plus âgés il y aurait remise en cause du système pour de "bonnes" raisons???

Une belle façon d'entuber les travailleurs: "quand vous êtes jeunes c'est normal de gagner moins car votre salaire progresse avec l'âge" puis 10-15 ans ans plus tard "oui mais maintenant que vous devenez plus âgés on va abandonner ce système..."

Et pour info, la BNB est une institution fortement politisée, défendant souvent des thèse de la droite libérale (voire ultra libérale): normal c'est une... BANQUE.
13/06/2014 Vieux  
Anon32
 
 
il y a déjà + de 30 ans au cours d'une réunion direction syndicat, j'avais lever ce problème. l'exemple pris, celle d'une personne, manutentionnaire à la propreté, il ne pouvait malheureusement pas faire autre chose, illettré, que de nettoyer. mais avec l'age (58 ans) et l'ancienneté (40 ans(, il gagnait plus que des techniciens qualifiés de 30 ans. devant l'inégalité de responsabilité, j'ai démontré l'absurdité de ce système. les délégués syndicaux m'ont presque fusillé, j'étais bon à mettre au pilori. pourtant, les années passant, l'on est toujours au même problème en plus grave. aujourd'hui je persiste et signe, l'age ne doit pas être un motif de gros salaires mais la compétence. il y a quelques semaines il y a eu une grève sauvage (encore et toujours à Charleroi) des transports en commun car une personne a été nommée sans l'avis des syndicats. ou va t’ont!
13/06/2014 Vieux  
 
  59 ans, Hainaut
 
Je vous laisses, trop de nombrilisme incapable de dire autre choses que "c'est la faute aux politiques", et de constater que les couleurs politiques sont en fonction "de", une fois bleu, mais aussi rouge si cela arrange, où autre bien sur.
13/06/2014 Vieux  
 
  69 ans, Namur
  intègre est connecté maintenant
Thierryle, je pense que le salaire ne doit pas évoluer avec l'âge mais bien avec les compétences, qui souvent viennent avec l'expérience, donc indirectement seulement avec l'âge.
Mais le gars qui n'évolue pas, par manque de capacité ou par paresse, ne mérite pas d'être augmenté, puisqu'avec l'âge (à partir d'un certain âge) il devient moins compétent. On ne fait plus à 50 ou 60 ans, ce qu'on faisait à 20 ou 30 ans de la même manière .

Dernière modification par intègre 13/06/2014 à 13h21.
13/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Liège
 
Logiquement, la progression ne devrait-elle pas dépendre du secteur ?

Pour prendre 3 exemples au pif :
- le salaire d'un(e) avocat(e) augmente avec les années ;
- celui d'un(e) caissier(ère) reste constant au terme de la formation initiale ;
- celui d'un démanageur diminue.

Politiquement incorrect ?

Dernière modification par marc.d 13/06/2014 à 13h40.
13/06/2014 Vieux  
 
  33 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par marc.d Voir le message
Logiquement, la progression ne devrait-elle pas dépendre du secteur ?

Pour prendre 3 exemples au pif :
- le salaire d'un(e) avocat(e) augmente avec les années ;
- celui d'un(e) caissier(ère) reste constant au terme de la formation initiale ;
- celui d'un démanageur diminue.

Politiquement incorrect ?

Au risque de me tirer un balle dans le pied, je ne parlerais pas de secteur mais bien de productivité.

Concrêtement et en reprenant vos exemples:

l'avocat peut être payé plus non en fonction de son âge mais en fonction de son niveau de formation continue et de son besoin décroissant de compulser les codes pour répondre à ses clients

la caissière est payé aux nombre d'articles qu'elle scan (et à son joli sourire!)

le déménageur est payé à sa rapidité/volume


Ca c'est le papier mais c'est tout sauf humain. Personnellement que l'on paye l'ancienneté ne me choque absolument pas, c'est une façon de fidéliser les travailleurs compétents et ce peu importe le secteur! C'est aussi une façon d'offrir une perspective pour des métiers évoluant peu.
13/06/2014 Vieux  
 
  69 ans, Namur
  intègre est connecté maintenant
Charadets, tu verras ce qu'on te répondra, si tu as un accident d'emploi et que tu vas te présenter à un nouveau boulot à 50 ans passé. J'ai vécu cela.
Monsieur vous êtes trop qualifié et à votre âge vous coûtez trop cher. Moi je voulais n'importe quoi comme boulot, mais du boulot.
J'ai failli l'empoigner la première fois, et puis après 20 - 30 réponses du même acabit , je me suis établi comme indépendant.

Dernière modification par intègre 13/06/2014 à 14h46.
13/06/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
Pas de problème, mais alors les jeunes utiliseront leur salaire pour rembourser le coût de leurs études que leur vieux n'auront pu payer avec leur salaire plafonné. Et tout le monde y aura perdu, sauf....
13/06/2014 Vieux  
 
  69 ans, Namur
  intègre est connecté maintenant
Pas de salaire plafonné, puisque si ils évoluent, leur salaire montera. Mais il faut se bouger le Q,ce que beaucoup ne savent plus faire.
13/06/2014 Vieux  
 
  33 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par intègre Voir le message
Charadets, tu verras ce qu'on te répondra, si tu as un accident d'emploi et que tu vas te présenter à un nouveau boulot à 50 ans passé. J'ai vécu cela.
Monsieur vous êtes trop qualifié et à votre âge vous coûtez trop cher. Moi je voulais n'importe quoi comme boulot, mais du boulot.
J'ai failli l'empoigner la première fois, et puis après 20 - 30 réponses du même acabit , je me suis établi comme indépendant.
Je parle de l'augmentation des salaires liés à l'ancienneté.

Quand on "change" de travail (par choix ou par obligation), le facteur de l'ancienneté ne joue plus selon moi.

Je ne suis pas sûr d'être clair mais pour résumer je peux comprendre qu'une entreprise augmente ses propres salariés en fonction du temps (et par corrolaire de leur âge) passé dans la boite. Par contre, je comprend également qu'en cas de changement d'entreprise, cet aspect "bonus" lié au temps s'amenuise (ou disparaisse).

(ps : je ne juge pas la difficulté de l'aspect humain des choses, j'essaie juste de ne pas le prendre comme élément dimensionnant mais bien comme variable d'ajustement)
13/06/2014 Vieux  
  58 ans, Namur
 
Joyeux Anniversaire !
Citation:
Posté par bagaden Voir le message
il y a quelques semaines il y a eu une grève sauvage (encore et toujours à Charleroi) des transports en commun car une personne a été nommée sans l'avis des syndicats. ou va t’ont!
N'est-ce pas pour la raison suivante ?

"La nomination au titre d’employée d’une personne sous statut ouvrier et responsable de la gestion des agents d’accueil (« aubettiers ») des TEC Charleroi. Une nomination qui s’est faite sans examen préalable alors que tous les autres aubettiers de Charleroi avaient dû passer cet examen.
Pour les syndicats, c’est un deux poids deux mesures inacceptable. D’autant plus que, explique Carlino Fassano, les délégués syndicaux avaient informé la direction de ce problème lors de réunions préalables."

source : http://www.lavenir.net/article/detai...40530_00484238
13/06/2014 Vieux  
  38 ans, Liège
  browning est connecté maintenant
Citation:
Posté par intègre Voir le message
Pourquoi un travail qui vaut 2000 € par mois, doit il être payé à 1800 € pour un jeune de 25 ans et à 2500 pour un "vieux" de 50 ans . (perso à 67 ans, et toujours bien actif, je suis "hors d'âge")
Dans pas mal d'autres pays (grands pays!) cette logique illogique est inexistante et en l'appliquant chez nous, cela mettrait tout le monde sur le même pied.
D'après la déclaration des droits de l'homme, on ne peut pas faire de discrimination en fonction du sexe, de l'âge, de la race ou de la religion.
C'est pourtant ce qu'on fait pour les salaires.
Tout les citoyens sont égaux devant la loi (sauf les plus âgés)
Désolé c'est absurde. Totalement absurde

Et t'en fais quoi de l'ancienneté de l'expérience du savoir faire, de la maturité?

Sans dèc...

Je regarde que mon secteur d'activité
T'as pas idée de l'expérience que j'ai pu accumuler en 10 ans
Je forme les jeunes
Tu voudrais que je sois payer au même salaire?

Non sans dèc, c'est une logique purement d'un indépendant ça.

Prenons les vieux rats de centrales chez nous.
Ils ont connus le démarrage la construction
C'est une mine d'expérience et de savoir faire
Qui forme les jeunes? Les vieux bien entendu
Tu voudrais les payer comme un jeune?
Bloqués dans leurs fonctions, il n'y a plus que l'ancienneté pour évoluer
En effet le système ne prévoit rien pour valoriser l'expérience
Dans ce contexte, c'est absurde ce que tu dis

On est encore le seul pays à avoir l'index
On veut le réviser voir le supprimer
Et puis quoi? A 20 ans et à 60 ans, tu vas gagner la même chose

Faut s'attaquer aux vraies causes de notre déclins
C'est le coût du travail qui tue notre économie
Mais pas le salaire net dans la poche du travailleur
C'est les taxes, et les impôts qui nous étranglent
Appauvrir le peuple n'amènera rien de bon, au contraire, le fossé va encore se creuser


Ou alors... Ok avec ton raisonnement, mais on aligne tout le monde sur le salaire fin de carrière, le jeune comme l'ancien.

Les logiques ultra libérales limite capitalistes non merci

T'es chef d'entreprises, tu raisonnes comme tel
Ton opinion est marginale face à la masse de travailleurs

Et si on combattait le black?
Combien de dizaines de milliards passent en dehors des caisses de l'état
Pourquoi saigner celui qui bosse presque au salaire minimum alors que de très nombreux indépendants roulent en merco bm et audi pour ne pas payer d'impôts

Et si on s'attaquait au black dans la construction, dans l'horéca?

Je te vois venir avec le coût du travail, que sans ça vous seriez tous pauvres.

On se rejoint, on paye trop de taxes trops d'impôts.
Mais je m'oppose fermement au fait de payer les anciens comme les nouveaux, tout ça pour engraisser d'avantage une minorité d'entrepreneurs patrons et actionnaires.

Dernière modification par browning 13/06/2014 à 16h22.
13/06/2014 Vieux  
Anon32
 
 
ce n'est pas ce qui a été dit, certaines personnes n'évoluent pas, et c'est celles là qui continuent à progresser en salaire mais pas en efficacité. bien sur que celui qui progresse en qualité doit être augmenté. mais uniquement ceux la.
13/06/2014 Vieux  
  53 ans, Flandre
 
Citation:
Posté par browning Voir le message
Désolé c'est absurde. Totalement absurde

Et t'en fais quoi de l'ancienneté de l'expérience du savoir faire, de la maturité?

Sans dèc...

Je regarde que mon secteur d'activité
T'as pas idée de l'expérience que j'ai pu accumuler en 10 ans
Je forme les jeunes
Tu voudrais que je sois payer au même salaire?

Non sans dèc, c'est une logique purement d'un indépendant ça.

Prenons les vieux rats de centrales chez nous.
Ils ont connus le démarrage la construction
C'est une mine d'expérience et de savoir faire
Qui forme les jeunes? Les vieux bien entendu
Tu voudrais les payer comme un jeune?
Bloqués dans leurs fonctions, il n'y a plus que l'ancienneté pour évoluer
En effet le système ne prévoit rien pour valoriser l'expérience
Dans ce contexte, c'est absurde ce que tu dis

On est encore le seul pays à avoir l'index
On veut le réviser voir le supprimer
Et puis quoi? A 20 ans et à 60 ans, tu vas gagner la même chose

Faut s'attaquer aux vraies causes de notre déclins
C'est le coût du travail qui tue notre économie
Mais pas le salaire net dans la poche du travailleur
C'est les taxes, et les impôts qui nous étranglent
Appauvrir le peuple n'amènera rien de bon, au contraire, le fossé va encore se creuser


Ou alors... Ok avec ton raisonnement, mais on aligne tout le monde sur le salaire fin de carrière, le jeune comme l'ancien.

Les logiques ultra libérales limite capitalistes non merci

T'es chef d'entreprises, tu raisonnes comme tel
Ton opinion est marginale face à la masse de travailleurs

Et si on combattait le black?
Combien de dizaines de milliards passent en dehors des caisses de l'état
Pourquoi saigner celui qui bosse presque au salaire minimum alors que de très nombreux indépendants roulent en merco bm et audi pour ne pas payer d'impôts

Et si on s'attaquait au black dans la construction, dans l'horéca?

Je te vois venir avec le coût du travail, que sans ça vous seriez tous pauvres.

On se rejoint, on paye trop de taxes trops d'impôts.
Mais je m'oppose fermement au fait de payer les anciens comme les nouveaux, tout ça pour engraisser d'avantage une minorité d'entrepreneurs patrons et actionnaires.
Entièrement d'accord avec toi. L'expérience est un atout pour une société.
13/06/2014 Vieux  
  67 ans, Liège
 
Citation:
Posté par Prog-man Voir le message
Ouch ! Mais moi aussi, je pense vivre le plus longtemps. Mais j'en profite aussi pour le moment... à fond. Quand le banquier nous a parlé d'épargne pension, ma femme et moi lui avons dit clairement "on vit maintenant, on a besoin d'argent maintenant"... on verra ensuite. Il nous a regardé avec des gros yeux (elle et moi sommes comptables de formation)...
C'est une vison de la vie. Et heureusement, elle est différente pour chacun.
Chacun sa vision. J'ai connu au travail des collègues qui vivaient au jour le jour, d'autres qui épargnaient au cas où. Ce qui me gène,c'est quand les cigales, se trouvant bien dépourvues, l'hiver venu, trouvent qu'on ne taxe jamais assez les fourmis.
Pour ma part, j'ai pu décrocher avant 65 ans, les cigales en ont été incapables.
13/06/2014 Vieux  
  38 ans, Liège
  browning est connecté maintenant
Citation:
Posté par bagaden Voir le message
ce n'est pas ce qui a été dit, certaines personnes n'évoluent pas, et c'est celles là qui continuent à progresser en salaire mais pas en efficacité. bien sur que celui qui progresse en qualité doit être augmenté. mais uniquement ceux la.
Ouai rendement rentabilité ou crève
Retour à l'esclavage.
Tu bosses tu manges et basta, t'es servile
Seul l'hyper compétent pour évoluer et gagner mieux.

Honte à vous et à vos raisonnement.

On crache sur ce qui a fait notre force dans les années 60-70-80-90
Tout ça au profit du capitalisme, de l'ultra libéral de l'individualisme

Que des têtes tombent
Que le peuple se soulève

Lisez ceci

Citation:
par Agnès Rousseaux 5 juin 2014


Et si la crise financière était une vaste fraude ? Dérégulé à l’excès, le capitalisme comporte des incitations au crime et à la fraude absolument inédites, explique Jean-François Gayraud, commissaire de police et criminologue. Il pose dans son ouvrage Le nouveau capitalisme criminel un diagnostic décapant : les responsables politiques sont dans le déni ou l’aveuglement, les acteurs de la fraude de 2008 sont aujourd’hui revenus dans le jeu, les lois votées pour tenter de réguler le système financier n’ont rien changé, et des techniques comme le trading haute fréquence échappent à tout contrôle. Il y a urgence à reprendre en main un système économique devenu criminogène, avec ses dérives frauduleuses et prédatrices. Entretien.

Basta ! : Vous analysez les crises financières au prisme de la criminologie. Pour vous, la crise de 2008 est-elle due à des comportements criminels ?

Jean-François Gayraud [1] : Le nouveau capitalisme qui se développe depuis les années 80 comporte des incitations et des opportunités à la fraude d’une ampleur inédite. L’alliance entre la financiarisation, la dérégulation et une mondialisation excessives forme un cocktail explosif. La criminalité est l’angle mort de la pensée économique, un impensé radical, et ce depuis le 18ème siècle. Cela avait peu de conséquences durant le capitalisme fordiste et keynésien, plus régulé. Désormais, cet impensé est mortifère. On nous explique que cette crise financière des subprimes est liée à un simple dysfonctionnement des marchés : comme si, une fois ce dysfonctionnement disparu, on reviendrait à une situation à peu près normale. Je tente de combler cette erreur de diagnostic en analysant les mutations du capitalisme à la lumière de la criminologie [2].

Il ne s’agit pas d’être « mono-causal » et de tomber dans la théorie du complot. Mais simplement de montrer qu’il y a dans ce capitalisme une dimension criminogène qui n’est ni marginale ni folklorique. « Criminogène » ne veut pas dire criminel. Cela signifie simplement que ce système a des potentialités et des vulnérabilités à la fraude, qui étaient jusqu’à présent inconnues. On voit que toutes les crises financières depuis les années 1980 ont été causées par des bulles immobilières et boursières en parties nées de fraudes systématiques. Au point que désormais, la fraude fait système.

Avons-nous avancé depuis la crise de 2008, pour éviter de nouvelles crises ? Vous dites que nous n’avons fait que rajouter des canots de sauvetage autour du Titanic – des canots qui profiteront aux premières classes...

Entre 2008 et 2012, nous avons connu une révolution, dans le sens astronomique du terme : nous sommes revenus au point de départ ! Rien n’a changé. Les grandes promesses de re-régulation se sont traduites par de petites lois à caractère cosmétique, qui n’ont modifié ni l’architecture du système financier international, ni les mauvaises pratiques, ni les incitations à la prise de risques inconsidérés et à la fraude. Ou alors de manière marginale. Le lobby de la finance a su neutraliser les volontés de réforme en profondeur du système. Il est fascinant de voir que tous les mécanismes à l’origine de la crise de 2008 – comme les modes de rémunération des grands dirigeants par exemple – sont quasiment restés inchangés.

Comment l’expliquez-vous ?

Il y a un problème de déni et d’aveuglement. Pointer la dimension criminelle de la crise est inconfortable. C’est un diagnostic nouveau, moins confortable que ceux qui tentent des explications par les dysfonctionnements du marché ou la théorie des cycles. La dimension sociologique doit aussi être prise en compte. Ces crises financières à répétition, à forte dimension criminelle, naissent en haut de la société, au sein de l’Upper World. Elles interrogent le mode de fonctionnement des élites. Celles-ci n’ont aucun intérêt à revenir sur un système qui, dans sa dimension à la fois prédatrice et frauduleuse, fonctionne à leur avantage depuis les années 80. Il leur a permis de s’enrichir de manière anormale, dans des proportions inconnues depuis le 19ème siècle. Conséquence ? Une montée des inégalités faramineuse, intenable, qui nous conduira au chaos si cette tendance mortifère perdure.

D’où vient cette situation ?

C’est une question de rapport de force entre pouvoir politique et pouvoir financier. Il s’agit d’ailleurs moins d’une confrontation que d’un fonctionnement symbiotique : aux États-Unis, ce sont les grands lobbys, dont celui de la finance, qui permettent l’élection des candidats. Une partie de la classe politique américaine a été capturée par le lobby de la finance : ces élus votent donc des lois en faveur de Wall Street. Depuis 2013, plus de la moitié des parlementaires américains sont millionnaires en dollars ! Qu’en conclure ? Soit qu’il faut être riche pour être élu, soit que l’élection permet de devenir riche ! Exactement ce que les Grecs nommaient une « ploutocratie » : un gouvernement des riches, par les riches, pour les riches.

Ce qui me frappe, c’est la corrélation entre la financiarisation de l’économie, la montée des inégalités, et la multiplication des fraudes sur les marchés financiers. Depuis l’émergence de ce nouveau capitalisme, des élites mondialisées réunies dans une Upper class internationale vivent hors-sol, dans une sorte de séparatisme social, financier, territorial et symbolique. Au même moment, les classes moyennes et populaires en Occident se précarisent et se paupérisent. Ce vaste transfert de richesses, des classes moyennes et pauvres vers les plus riches, est le fruit d’un phénomène de prédation – qui relève d’une analyse de sciences économiques – et aussi d’un phénomène de fraude – qui relève alors plus d’une lecture criminologique.

Au-delà des mécanismes – criminels – de fraude et de manipulation, vous parlez de mécanismes de prédation, comme mode de fonctionnement naturel du capitalisme. Ces mécanismes peuvent-ils être aussi considérés comme un crime ? Où se situe la frontière entre le légal et l’illégal ?

C’est la question centrale. Pour l’ensemble des crises financières nées de la dérégulation, je propose deux niveaux d’analyse. Le premier est macro-économique et macro-criminologique : il s’agit d’analyser comment le système s’organise, afin de repérer ses dimensions criminogènes et prédatrices. On est ici dans le « supra-pénal » : personne ne mettra une paire de menottes à un système économique ou à une idéologie. Et il y a le second niveau d’analyse, micro-économique et micro-criminologique. On entre alors dans le droit pénal. Là, il faut savoir détecter, matériellement et juridiquement les fraudes que le système génère concrètement.

Les régulateurs ont montré leur impuissance jusqu’à présent à agir à ces deux niveaux…

Oui. La crise financière des subprimes est née d’un défaut de régulation. Les gouvernements ont la responsabilité de s’interroger sur les risques de fraude engendrés par les lois qu’ils font voter. On peut être politiquement favorable à la dérégulation, mais encore faut-il être conscient des risques gigantesques que comporte une dérégulation excessive. Penser qu’une dérégulation débridée du secteur financier est « neutre », c’est de la complicité, de l’aveuglement ou de l’ignorance. Imaginez un poulailler, un renard et un fermier. Vous n’allez pas reprocher à la poule d’être une poule, ou au renard d’être un renard. Mais vous êtes en droit de vous poser des questions si systématiquement le fermier laisse la porte du poulailler ouverte la nuit. Il peut toujours feindre de s’indigner en retrouvant ses poules égorgées le matin. Mais il est ou aveugle, ou incompétent, ou complice ! A vous de choisir entre ces qualificatifs.

Est-il encore possible de punir les responsables de comportements criminels ? La justice ne semble pas effrayer les banques...

Dans la crise des subprimes, il y a eu une vraie criminalité. Mais les Etats-Unis se sont contentés a minima et ponctuellement d’une justice transactionnelle (basée sur les transactions en amont de procès, ndlr), qui est loin d’être satisfaisante. Le système judiciaire doit avant tout rechercher la vérité. Telle est notre vision de la justice en Europe. Alors que le système de justice nord-américain ne recherche pas tant la vérité qu’un accord négocié, pour résoudre une situation [3]. Cette justice transactionnelle est-elle de la justice ? On peut en douter. Résultat : il y a une réelle difficulté à connaître la vérité des situations – comme si personne n’ouvrait jamais le capot de la voiture endommagée ! On l’a vu de manière caricaturale dans l’affaire Madoff : le coupable a avoué, mais l’on ne sait toujours pas qui a réellement fait quoi, quels ont été les mécanismes criminels à l’oeuvre, qui sont les complices et où est passé l’argent !

Cette justice transactionnelle ne prévoit que des sanctions financières, payées par les entreprises. Mais ces pénalités sont socialisées et mutualisées, les entreprises les anticipent et les intègrent dans leurs comptes d’une année sur l’autre. Jamais aucun banquier n’est réellement sanctionné à titre individuel. A Wall Street, tous les grands acteurs de la fraude de 2007-2008 sont restés impunis. Les rares qui ont été écartés sont aujourd’hui revenus dans le jeu. Au final, cette justice transactionnelle génère de l’impunité. C’est un encouragement à récidiver.

Est-ce mieux en Europe ?

La situation est parfois pire. Le système américain a au moins une vertu : souvent, il sait poser les diagnostics. Sur l’affaire des subprimes, le diagnostic criminel a été très bien posé par les deux commissions d’enquête du Congrès. Il suffit de lire ces rapports, sans œillères. En France, on a tendance à mettre le couvercle sur les faits. Ainsi, la gigantesque faillite de la banque Dexia a coûté des milliards aux contribuables français, et pourtant il n’y a aucune investigation judiciaire ou parlementaire digne de ce nom. Il y a certainement eu beaucoup d’incompétence et de démesure à l’origine de cette affaire. Mais expliquer cette faillite par l’incompétence et la démesure est peut-être aussi un écran de fumée pratique pour masquer d’autres choses.

Vous décrivez dans votre ouvrage le cas du trading haute fréquence, emblématique de la fraude que peut générer le système – une fraude de très grande ampleur, invisible, et quasiment impossible à sanctionner. Est-ce possible aujourd’hui d’enquêter sur ces fraudes ?

Quel est le bilan des organes de régulation, et de la justice pénale, face aux acteurs du trading haute fréquence (THF) aux États-Unis et en Europe ? Il est égal à zéro. Tout au plus, les régulateurs américain et britannique ont-ils réussi à sanctionner certains acteurs, mais de manière très rare et très ponctuelle, et ce dans un cadre transactionnel, donc non pénal. Pourtant, il n’y a pas de marché sans fraude ni fraudeurs. On le sait depuis Durkheim : rien de plus normal que le crime ! Si vous n’observez pas de fraude sur un marché, il n’y a que deux possibilités : soit les fraudes sont devenues totalement invisibles, soit le marché est tenu par une congrégation de saints ! Un exemple : lorsque l’entreprise états-unienne de trading haute fréquence Virtu Financial a publié ses comptes financiers des cinq dernières années, pour entrer en bourse, on a constaté qu’elle n’avait perdu de l’argent qu’une seule fois sur 1238 séances de bourse ! Voilà qui pose question... A Las Vegas, ceux qui ne perdent jamais d’argent, ce sont les propriétaires de casino. Qui sont les propriétaires du casino à Wall Street ?

Aux États-Unis, les régulateurs ne font que courir après les avancées technologiques. Ils sont en permanence à la traîne d’un système qu’ils ne comprennent pas ou auquel ils ne veulent pas toucher.

Le FBI enquête actuellement sur des délits d’initié concernant des processus de trading haute fréquence... A quoi cela peut-il aboutir ?

Le THF est intrinsèquement un délit d’initié systémique, notamment avec le front running technologique (lorsque les traders utilisent l’information de leurs clients pour s’enrichir, ndlr). Mais tellement visible que nous ne le voyons pas. Nous sommes aveuglés par son omniprésence, telle la Lettre volée dans la nouvelle d’Edgar Poe. Le délit d’initié consiste à disposer d’une information privilégiée avec un temps d’avance : 24 heures du temps des pigeons voyageurs qu’utilisaient les Rothschild au début du 19ème siècle, quelques nanosecondes aujourd’hui ! Les enquêtes ouvertes aux États-Unis [4] concernent certaines pratiques spécifiques, et aussi semble-t-il, l’architecture même du système de THF, avec un questionnement sur le principe de la « colocation », qui consiste à placer les ordinateurs des traders au plus près des serveurs des bourses, pour gagner du temps dans les transmissions. Mais restons prudents : apporter des preuves de fautes pénales est très compliqué, surtout en matière financière. Les financiers ont recours à des armadas d’avocats très compétents. Ce qui peut provoquer des stratégies d’évitement : les États ont-ils encore envie de s’engager dans des bras de fer difficiles à gagner face à des acteurs puissants et influents ?

Les sommes en jeu sont pourtant considérables !

Le THF permet des micro-profits sur chaque transaction grâce à l’hyper-vitesse. Mais pour être rentable, il faut d’énormes volumes ! Les chiffres publiés sur les profits de cette activité ne me semblent pas très sincères. Mais en matière financière quels sont les chiffres fiables ? Nous vivons sous l’empire d’une doxa libérale qui n’a que le mot « transparence » à la bouche, mais dont beaucoup des outils et des dispositifs sont d’une opacité totale !

La difficulté est aussi liée à la complexité du secteur, avec une véritable « course aux armements technologiques » à laquelle se livrent les acteurs du trading haute fréquence...

Le THF est fondamentalement une course au temps. Elle ne peut être gagnée qu’avec des ordinateurs et des algorithmes de plus en plus puissants et rapides qui coutent très chers. Il faut aussi embaucher des compétences rares : les meilleurs mathématiciens, physiciens et informaticiens. Pour transmettre les informations, nous sommes aussi passés de la fibre optique aux ondes courtes. Et le phénomène de colocation, pour s’approcher au maximum des serveurs des bourses, s’est développé. Un paradoxe : dans le monde du cyber et du digital, l’immatérialité devait rendre illusoire les questions de placement géographique, et on redécouvre qu’un trader haute fréquence a les mêmes problématiques qu’un camelot au Moyen Âge !

Le mouvement de dérégulation financière a conduit à la privatisation des places boursières. Elles se sont mises à vendre aux traders des masses d’informations et de données, mais aussi de l’immobilier, en vendant des espaces au plus près des serveurs. Conséquence de cette privatisation : les bourses n’ont aujourd’hui plus aucun intérêt à être regardantes sur les pratiques des traders du THF. Pourquoi renforcer les contrôles, qui feraient migrer les traders vers d’autres places boursières ? Les fraudes étant invisibles, les victimes n’ayant pas de visage et ignorant qu’elles ont été spoliées, quelle peut être l’incitation à bien se comporter ?

Y aura-t-il un gagnant dans cette « course aux armements » ?

On peut douter qu’il y ait un gain pour la collectivité. Quelle est l’utilité sociale de ce système ? En quoi concourt-il au bien public ? Tous ces investissements technologiques et financiers, ces talents qui s’immergent dans le monde de la finance mathématisée, ne seraient-il pas mieux utilisés ailleurs ? Il y a forcément un gain pour les acteurs du THF, sinon ils abandonneraient ce business. L’une des quatre grandes banques françaises a cependant eu le bon sens de se retirer de ce marché (le Crédit agricole. La Société Générale et BNP Paribas restent des acteurs importants du THF, ndlr). Cela montre qu’il y a un début de prise de conscience du fait que cette technique est vicieuse et viciée, et qu’elle peut avoir un coût en terme de réputation.

En cas d’emballement du système, que reste-t-il comme possibilité d’action pour les régulateurs, à part débrancher les machines ?

C’est ce qui s’est passé lors du crash éclair du 6 mai 2010 (le Dow Jones a chuté de 9% en quelques minutes, ndlr) : pour éviter qu’un crash localisé devienne systémique, il faut alors débrancher la prise. Quel terrible aveu d’impuissance ! Par leur poids technologique et financier, ces systèmes de THF sont devenus des immenses blocs de granit jetés dans l’espace financier. Et les lois de régulation n’arrivent plus qu’à limer certaines aspérités de ces blocs.

Le trading haute fréquence menace-t-il l’ensemble du système financier ? A-t-il des conséquences sur nos économies ?

Le THF comporte des risques pour la stabilité des marchés financiers. Il y a une dimension virale. Surtout, le THF est par nature un système de prédation. La proie, c’est d’abord l’investisseur qui s’est jeté dans une grande mare au milieu de requins sans en être conscient. Et ensuite, c’est l’économie réelle. Cet excès de financiarisation n’entraine ni créations d’emploi ni prospérité. Il participe à la spéculation généralisée, comme par exemple celle sur les marchés des matières premières, une spéculation qui contribue à rendre les cours erratiques, ce qui a des conséquences concrètes, dramatiques, sur la vie quotidienne de millions d’hommes et de femmes à travers le monde.

En quoi votre analyse des crises financières sous l’angle du crime est-elle innovante et dérangeante ?

Ce diagnostic est nouveau. Proposer une analyse criminologique des crises financières, c’est aussi montrer, au delà d’une analyse nouvelle des causalités, les conséquences de ces crises issues de la dérégulation. Ces grandes crises ont plongé des millions de personnes dans le chômage, la pauvreté et la précarité. Ces crises à dominante criminelle provoquent également un assèchement du crédit aux entreprises. Celles-ci, mécaniquement, doivent se tourner vers les financements occultes du crime organisé. Les organisations criminelles regorgent toujours d’argent liquide à investir. Les crises financières sont ainsi des périodes d’accélération des processus de blanchiment d’argent et de captation de l’économie légale par le crime organisé. C’est ce qui se produit en Italie depuis 2008.

Les responsables politiques qui cautionnent cela sont-il complices de crimes ?

Il ne faut jamais faire de procès d’intention. L’honnêteté se présume et la culpabilité se démontre. Mais il faudra beaucoup de courage et de lucidité pour sortir d’un système aussi mortifère. 1788 a duré longtemps : près d’un siècle ! Le grand historien de la Révolution française Hippolyte Taine [5] explique comment les élites au 18ème siècle, en l’occurrence la noblesse, furent « en vacances » durant un siècle. Je crois que les élites contemporaines sont en effet en vacances. Elles se divertissent et elles nous divertissent, au sens pascalien. Peu importe de savoir si elles sont conscientes de la situation. La confrontation avec le réel sera de toute façon brutale.

Pour revenir au prisme criminologique, je dirai que les peuples sont pris en tenaille entre une criminalité de l’Upper world et une criminalité de l’Under world, par le haut et par le bas. Il suffit de relire Marx qui explique très bien cela. La seule chose qui me rend optimiste, c’est que je crois au génie national. Le peuple français est plein de ressources, il a des capacités de réaction insoupçonnées. Encore faut-il ne pas le mépriser.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

@AgnesRousseaux

Photo : Source
13/06/2014 Vieux  
  58 ans, Namur
 
Joyeux Anniversaire !
Citation:
Posté par bagaden Voir le message
ce n'est pas ce qui a été dit, certaines personnes n'évoluent pas, et c'est celles là qui continuent à progresser en salaire mais pas en efficacité. bien sur que celui qui progresse en qualité doit être augmenté. mais uniquement ceux la.
Pour bien suivre ton raisonnement, j'aimerais que tu expliques ce que tu entends par "certaines personnes n'évoluent pas" ?
13/06/2014 Vieux  
Anon32
 
 
voit le #384. je vais encore citer un exemple. dans le bureau de la compta une jeune fille avais été engagée, en 1970, pour ranger les papiers et faire divers petit travaux. la compta a progressé, l'on est passé au cartes perforées. cette jeune fille a été mise en formation mais n'a pas réussi à apprendre. elle est restée à faire du classement. puis l’informatique est arrivée. l'on a encore essayé de la mettre en formation. mais là encore, rien à faire. elle a arrêté cette formation car elle n'y arrivait pas. nous l'avons gardée encore un peu, puis n'ayant plus rien à classer et son salaire après 20 de boite avait bien augmenté. donc que faire, les jeunes comptas connaissant l'informatique gagnaient moins qu'elle, profond dilemme. la direction générale a tranché, elle a reçu son C4. je sais, cela parait inhumain, mais les sociétés ne font pas dans la philanthropie. la société et les sociétés ne font pas de cadeaux. il faut de la formation et il faut en vouloir pour s'en sortir. les alouettes ne tombent pas du ciel toutes rôties, si tu veux en manger, il faut les gagner.
maintenant une question. si vous gagnez à l’euro-million, vous gardez le pactole ou vous le distribuer à ceux qui n'ont rien. la réponse m'intéresse.
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