La brique plus grosse que le ventre des belges?

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03/04/2012 Vieux  
  32 ans, Brabant Wallon
 
Idéalement, il faudrait séparer les études entre marchés, au moins entre appartement et maison.
Qui plus est, pour parler de bulles, il faudrait définir ce qui est considéré comme un niveau normal (une valeur intrinsèque des actifs tangibles)...A combien l'estimez-vous? Selon quels critères? Je pense qu'il est facile de crier au loup sans avoir une mesure commune et généralisée. Ce qui est cher pour l'un, ne le sera pas forcément pour l'autre..."cher" étant relatif.
Par exemple, nous pourrions imaginer que le prix moyen d'une habitation devrait être 25 (moyenne de durée des crédits) x 12 (pour obtenir une base mensuelle) x 30% (communément admis que le budget "logement" ne devrait pas dépasser 30% du salaire net du ménage) x Salaire net
Si quelqu'un est prêt à payer 2x plus que vous pour le même bien, tant mieux pour lui, tant pis pour vous...Chacun dépense (ou s'endette) comme il l'entend. Cela fait partie de la liberté de disposer de ses biens.
Maintenant, s'il y a un afflux de capitaux sur le marché immobilier, est-ce un bien ou un mal? Ce sera un bien pour le vendeur (qui peut espérer un prix plus élevé pour son bien) mais un mal pour l'acheteur lambda aux moyens limités. Ce que je veux dire, c'est que vous pouvez vous placer d'un côté ou de l'autre, c'est un même prix mais avec deux perceptions différentes.
Ce que je veux dire (et je ne cherche pas à avoir raison ou à critiquer qui que ce soit), c'est que nous sommes dans une économie de marché...à chaque transaction il y a un acheteur et un vendeur qui ont une raison pour payer le prix qu'ils paient. Celles-ci peuvnet être diverses et variées pour être nommées de manière exhaustive.

Dernière modification par Paul_M 03/04/2012 à 16h20.
03/04/2012 Vieux  
  46 ans, Namur
 
C'est certain que si la valeur de mon bien acheté il y'a 10 ans (maison 4F région de Namur) n'avait pas doublé de valeur je ne pourrais pas maintenant m'aventurer dans la construction d'une maison neuve.

Je pense que celui qui attend d'acheter car il pense que ça va chuter risque d'attendre longtemps et finalement ne jamais y arriver. S'il y'a 10 ans on avait fait le choix de la location, on serait vachement bien coincé maintenant...

Maintenant il y'aura peut-être une chute mais ça reste extrèmement spéculatif comme position.

03/04/2012 Vieux  
 
  63 ans, Namur
 
@Paul M: Vous déplacez le problème en liant le prix de l'immobilier à la capacité de remboursement. et de ce fait, vous "noyez" le poisson!
Que ce soit en 1970 ou en 2012, le prix de l'immobilier n'a jamais été lié à la capacité de remboursement! Le fondement de votre raisonnement est donc faussé!

Si l'on sort de votre raisonnement qui ne correspond à rien de tangible et est orienté sur un fausse base(liaison des prix à la capacité de remboursement), l'augmentation des prix des 15 dernières années ne peut s'expliquer par la seule "loi de l'offre et de la demande".
C'est d'ailleurs votre raisonnement qui a permis l'explosion du marché des subprimes aux USA: "tant que l'on gagne, on joue..."
03/04/2012 Vieux  
  32 ans, Brabant Wallon
 
EDIT: je viens de lire un article sur l'étude et effectivement, la manière dont cela est présenté fait du sens. Autant pour moi

Ce n'est pas effectivement lié à la capacité de remboursement mais cela pourrait...

Qu'est-ce qui explique plus que la loi de l'offre et la demande si elle seule ne peut expliquer cette augmentation?

Dernière modification par Paul_M 03/04/2012 à 16h31.
03/04/2012 Vieux  
 
  45 ans, Bruxelles
 
Citation:
Posté par john steeds Voir le message
Si le calcul était linéaire, oui... Mais je ne suis pas certain qu'une maison valant 50.000 euros en 1984 ne vaudrait que 100.000 aujourd'hui!
A titre d'exemple concret: à Gosselies, une maison ouvrière de rangée s'est vendue 475.000 FBs(12.000 euros) en 1999. une maison voisine du même type, le même état et même superficie s'est vendue en 2007: 71.000 euros, soit 6x le prix de l'autre en moins de 10 ans!
Le mieux est de prendre les "vraies" stat : http://statbel.fgov.be/fr/statistiqu...ndustrie/immo/

Pour les maison le SPF finance donne un prix moyen de 32800 en 1985 et 181000 en 2010 soit x 6 -> donc votre exemple à Gosselie semble représentatif.

Si on compare à lindice des prix conso http://statbel.fgov.be/fr/statistiqu..._consommation/;

Indice 100 en 1981 -> env 220 fin 2010
Indice 100 en 1988 -> env 10 fin 2010

Soit "en gros x2 pour 1985

Conclusion les prix de limmobilier ont augmenté 3 foix plus vite en 25 ans.

Autre facteur que je ne prend pas en compte : l inflation importante des année 70 et 80 qui réduisait très rapidement la charge des remboursements.
03/04/2012 Vieux  
  39 ans, Hainaut
 
John Steeds,
tout à fait exact.
D'autant qu'une situation salariale n'est pas figée non plus, elle évolue par exemple pour le ket qui sort de l'école avec un bon diplôme et qui commencera avec un faible salaire pour terminer avec un meilleur salaire.
Il est communément admis aussi dans la tête de beaucoup de gens qu'ils sont prêts à mettre plus de 30% de leur salaire pour rembourser l'emprunt de leur maison (faîtes donc un sondage sur ce forum).
C'est vrai que l'immobilier répond à la loi du marché, de l'offre et de la demande, mais ça ne signifie pas que ce marché ne doit pas être réglementé afin d'éviter les situations catastrophes comme à Londres ou Paris.
03/04/2012 Vieux  
  44 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par john steeds Voir le message
@Paul M: Vous déplacez le problème en liant le prix de l'immobilier à la capacité de remboursement. et de ce fait, vous "noyez" le poisson!
Que ce soit en 1970 ou en 2012, le prix de l'immobilier n'a jamais été lié à la capacité de remboursement! Le fondement de votre raisonnement est donc faussé!

Si l'on sort de votre raisonnement qui ne correspond à rien de tangible et est orienté sur un fausse base(liaison des prix à la capacité de remboursement), l'augmentation des prix des 15 dernières années ne peut s'expliquer par la seule "loi de l'offre et de la demande".
C'est d'ailleurs votre raisonnement qui a permis l'explosion du marché des subprimes aux USA: "tant que l'on gagne, on joue..."
Tout faux, quelles inepties!

L'offre de biens immobiliers est inélastique (= +- fixe) à court-moyen terme (on va pas doubler le nombre de biens sur le marché en 1 an), c'est donc la demande qui conditionne le niveau des prix: plus la demande est forte plus les prix sont élevés.
Or, la demande sur le marché immobilier (et donc les prix) dépend entre autre des revenus. D'autre part la demande dépend aussi des taux d'intérêts hypothécaires.

Ce sont donc principalement les revenus et les taux hypothécaires qui fixent les prix sur le marché. Plus ponctuellement, ce qui peut plus récemment expliquer les augmentations c'est aussi l'allongement de la période d'emprunt: cela augmente les capacités de payer un prix plus élevé.

En fait sur le marché immobilier tous les futurs acquéreurs sont en concurrence entre eux.

Sinon, merci de m'expliquer clairement de quoi dépendent les prix de l'immobilier... si ceux-ci ne dépendent pas de l'offre et de la demande: j'attends avec grand intérêt.

Quant aux subprimes cela n'a RIEN à voir avec le marché immobilier en Belgique. On ne prête pas à des "insolvables", le marché est bien encadré à ce niveau, on privilégie les taux fixes ou à accordéons et on limite la variabilité des taux variables...

Pour votre information, les subprimes étaient des emprunts risqués (pourris) à des gens insolvables qui ne s'en sortaient qu'en revendant avec plus value leur bien après quelques années: la revente soldait l'emprunt et ils pouvaient même éventuellement recommencer. Quand les prix ont commencé à chuter la revente ne soldait plus l'emprunt d'où crash.

Dernière modification par thierrylen 03/04/2012 à 17h25.
03/04/2012 Vieux  
  46 ans, Namur
 
Ton raisonnement est correct, c'est bien la demande qui conditionne les prix mais tu ne distingues pas la demande pour simplement se loger de la demande "placement", cette dernière influence fortement les prix à la hausse car les moyens des personnes qui cherchent à faire de la spéculation immobilière ou du revenu locatif sont généralement plus haut que le quidam qui veut juste sa propre habitation.
03/04/2012 Vieux  
  55 ans, Autre pays
 
Attention que beaucoup de ménages sont à la limite de la rupture financière.
Charges de prêt hypothécaire très lourdes.
Beaucoup de propriétaires en Belgique , par rapport à d'autres pays.
On a pas prêté à des insolvables mais on a placé beaucoup de ménage à la
"limite".
Macroéconomiquement, ce sera kif-kif. Bulle, paff et crash
03/04/2012 Vieux  
 
  39 ans, Hainaut
 
Citation:
Posté par thierrylen Voir le message
Pour votre information, les subprimes étaient des emprunts risqués (pourris) à des gens insolvables qui ne s'en sortaient qu'en revendant avec plus value leur bien après quelques années: la revente soldait l'emprunt et ils pouvaient même éventuellement recommencer. Quand les prix ont commencé à chuter la revente ne soldait plus l'emprunt d'où crash.
Vous savez, quand un organisme de prêt belge prend même en compte le remboursement que l'état va vous octroyer pour la déductibilité du prêt hypothécaire, je considère qu'il s'agit aussi d'un calcul aussi pourri que les subprimes. On l'a vu d'ailleurs, sur les dizaines de pages d'un post Bricozone, qui traitait du volet fiscal déductibilité prêt hypothécaire (passage de la compétence aux Régions en 2014).
Aujourd'hui, l'accès à la propriété est plus difficile, en raison des prix. Peu importe si c'est la demande qui conditionne le prix de l'offre, il n'en reste pas moins qu'une brique qui coutait 1 euro en 1984 ne peut s'être transformée en or au point de faire X6 quelques années plus tard. La seule baguette magique qui soit capable de faire ça s'appelle spéculation.

Et je vais même ajouter un élément interessant.
La spéculation n'est pas un point sur lequel les assurances jouent.
Votre petite maison surévaluée de 600.000 euros, assurée contre l'incendie, brûle. C'est dramatique...
Que va vous rembourser l'assurance ?
Réponse: la valeur vénale de la brique et du ciment qui la composent, évidemment, sans la spéculation qui va avec.

Dernière modification par Damdidam 03/04/2012 à 17h38.
03/04/2012 Vieux  
  44 ans, Brabant Wallon
 
En ce qui conerne une éventuelle bulle, je pense qu'il faut préciser le concept. Une bulle ce n'est pas le sentiment (pour plein de bonnes raisons) que les prix sont trop élevés, sinon il y aurait des bulles partout à tout moment que je lis certains.

Une bulle c'est une augmentation artificielle, momentanée des prix. A un moment les raisons de cette augmentation disparaissent et il y a plongeon, la bulle éclate.

Or les prix du marché immobilier dépendent des revenus et des taux hypothécaires. Si les taux augmentent cela peut provoquer un tassement mais ce sera en douceur et on ne pourra pas parler de crash. Si les revenus plongent brutalement, il y aura crash mais sur TOUS les marchés et pour tout le monde: c'est une récession et pas une bulle sur un marché bien précis (voir la Grèce).

Du côté du marché des crédits, celui-ci étant encadré, privilégiant taux fixes ou accordéons et limitant la variabilité des taux je ne vois pas de raisons de crash brutal (sauf récession généralisée, voir ci-avant).

Donc, à part l'afflux de capitaux du fait de la crise financière (les actionnaires ont perdu et revendu et se "recyclent" dans de l'immobilier réputé sûr) je ne vois pas d'autres élément explicatifs d'une éventuelle bulle.

Or j'ai quand même un doute sur l'ampleur de ce phénomène qui pour moi ne peut expliquer une surévaluation de 50% du marché globalement. Sans compter que ce phénomène devrait se focaliser sur certains types de biens.

Après je ne dis pas qu'il ne faut pas mieux encadrer le marché immobilier pour permettre un meilleur accès à la propriété, mais c'est un autre débat.
03/04/2012 Vieux  
 
  63 ans, Namur
 
Citation:
Posté par thierrylen Voir le message
Tout faux, quelles inepties!
Sinon, merci de m'expliquer clairement de quoi dépendent les prix de l'immobilier...

Pour votre information, les subprimes étaient des emprunts risqués (pourris) à des gens insolvables qui ne s'en sortaient qu'en revendant avec plus value leur bien après quelques années: la revente soldait l'emprunt et ils pouvaient même éventuellement recommencer. Quand les prix ont commencé à chuter la revente ne soldait plus l'emprunt d'où crash.

Je vais vous répondre de façon générale, parce que cela demanderait trop de temps en point par point!

1. Le prix de l'immobilier n'est en rien tributaire de la capacité de remboursement des acheteurs. C'est un des facteurs qui peut être pris en compte, par le vendeur, dans le calcul de l'offre et la demande. Mais ce n'est pas son facteur principal. Le prix est plus basé sur la valeur estimée du bien, la plus value espérée, la surenchère des agences, etc(subjectif) que de la valeur du bien en terme de terrain, matériau, âge, etc...(objectif). Les banques ne s'y trompent pas(comme par hasard) puisque pour vous prêter de l'argent, elle se base sur la valeur vénale ET surtout la valeur en vente forcée du bien...
Si je suis votrre raisonnement, il vous faudrait admettre que les prix de la construction sont liés à cette capacité de remboursement? J'en doute!
L'adaptation, en terme de marketing, de certaines surfaces habitable à un segment de marché, d'accord... Mais les prix de la construction ou de la rénovation ne sont pas liés à la capacité de remboursement des clients potentiels...ou alors, il faut que alliez faire part de votre nouvelle conception aux commisions paritaires en matière de salaires et de prix!

2. Vous avez tout faux en ce qui concerne les subprimes. Il ne s'agit en rien de personnes insolvables à qui on a prêté "quand même" de l'argent...
Il s'agit de la revente des contrats de prêts entre institutions financières qui ont amené les taux d'intérêts à un niveau tel que plus personne ne pouvait rembourser son prêt!
Ces "contrats" revendus étaient accompagnés de certificats de "garantie" ou de ré-assurance auprès d'institutions financières aussi.
L'appel à cette ré-assurance a fait exploser la bulle et a précipiter la classe moyenne américaine(loin d'être insolvable) dans la rue!

Dernière modification par john steeds 03/04/2012 à 17h48.
03/04/2012 Vieux  
  44 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par Damdidam Voir le message
Vous savez, quand un organisme de prêt belge prend même en compte le remboursement que l'état va vous octroyer pour la déductibilité du prêt hypothécaire, je considère qu'il s'agit aussi d'un calcul aussi pourri que les subprimes. On l'a vu d'ailleurs, sur les dizaines de pages d'un post Bricozone, qui traitait du volet fiscal déductibilité prêt hypothécaire (passage de la compétence aux Régions en 2014).
Aujourd'hui, l'accès à la propriété est plus difficile, en raison des prix. Peu importe si c'est la demande qui conditionne le prix de l'offre, il n'en reste pas moins qu'une brique qui coutait 1 euro en 1984 ne peut s'être transformée en or au point de faire X6 quelques années plus tard. La seule baguette magique qui soit capable de faire ça s'appelle spéculation.
Heu non les crédits sont plutôt bien encadrés et la Belgique a même été critiquée par le FMI avant la crise car d'après eux notre marché était trop réglementé ce qui freinait son développement (incroyable quand on connait la suite due aux dérives aux USA!).

Pour l'accès à la propriété il faudrait comparer l'évolution des revenus de 1984 à aujourd'hui par rapport à l'évolution des prix. Je n'ai d'ailleurs jamais dit que l'accès était plus ou moins difficile qu'avant, j'essaye juste d'analyser le marché et comprendre si une "bulle globale" sur le marché peut exister.

Il peut très bien ne pas y avoir de bulle et en même temps y avoir un accès plus difficile au marché qu'avant. Du fait, comme Gazton le souligne, qu'il peut y avoir des investissement dans le logement locatif qui ont contribué à l'augmentation des prix (ça c'est de l'investissement d'ailleurs, pas de la spéculation). Mais aussi simplement que le nombre de demandes pour des biens immobiliers a augmenté plus vite que l'offre en Belgique ou en tout cas dans certaines régions plus prisées.
03/04/2012 Vieux  
 
  36 ans, Liège
 
Citation:
Posté par thierrylen Voir le message
Tout faux, quelles inepties!

L'offre de biens immobiliers est inélastique (= +- fixe) à court-moyen terme (on va pas doubler le nombre de biens sur le marché en 1 an), c'est donc la demande qui conditionne le niveau des prix: plus la demande est forte plus les prix sont élevés.
Or, la demande sur le marché immobilier (et donc les prix) dépend entre autre des revenus. D'autre part la demande dépend aussi des taux d'intérêts hypothécaires.

Ce sont donc principalement les revenus et les taux hypothécaires qui fixent les prix sur le marché. Plus ponctuellement, ce qui peut plus récemment expliquer les augmentations c'est aussi l'allongement de la période d'emprunt: cela augmente les capacités de payer un prix plus élevé.

En fait sur le marché immobilier tous les futurs acquéreurs sont en concurrence entre eux.
+1.
C'est de la théorie économique de base, tout à fait exacte.
J'ajouterais même que c'est un exemple classique repris dans mes bouquins d'éco-pol (nostalgieeee ).
S'il y a bien un marché régit par la loi de l'offre et de la demande, c'est l'immobilier.
03/04/2012 Vieux  
 
  39 ans, Hainaut
 
Citation:
Posté par thierrylen Voir le message
Heu non les crédits sont plutôt bien encadrés et la Belgique a même été critiquée par le FMI avant la crise car d'après eux notre marché était trop réglementé ce qui freinait son développement (incroyable quand on connait la suite due aux dérives aux USA!).

Pour l'accès à la propriété il faudrait comparer l'évolution des revenus de 1984 à aujourd'hui par rapport à l'évolution des prix. Je n'ai d'ailleurs jamais dit que l'accès était plus ou moins difficile qu'avant, j'essaye juste d'analyser le marché et comprendre si une "bulle globale" sur le marché peut exister.

Il peut très bien ne pas y avoir de bulle et en même temps y avoir un accès plus difficile au marché qu'avant. Du fait, comme Gazton le souligne, qu'il peut y avoir des investissement dans le logement locatif qui ont contribué à l'augmentation des prix (ça c'est de l'investissement d'ailleurs, pas de la spéculation). Mais aussi simplement que le nombre de demandes pour des biens immobiliers a augmenté plus vite que l'offre en Belgique ou en tout cas dans certaines régions plus prisées.
La population belge n'a pas doublé en 20 ans.
ce qu'il serait interessant de comparer, c'est le pourcentage de propriétaires et locataires sur 20 ans ou 30 ans.
03/04/2012 Vieux  
 
  63 ans, Namur
 
Citation:
Posté par Kenshin Voir le message
+1.
C'est de la théorie économique de base, tout à fait exacte.
J'ajouterais même que c'est un exemple classique repris dans mes bouquins d'éco-pol (nostalgieeee ).
S'il y a bien un marché régit par la loi de l'offre et de la demande, c'est l'immobilier.

Faux, il vous faut sortir de votre nostalgie pour vos vieux bouquins d'éco-pol et vous intéresser aux déclarations des analystes, économistes et même hommes politiques d'aujourd'hui.
Ils dénoncent la dérive des marchés, dont l'immobilier, et constatent qu'ils ne sont plus régis par la loi de l'offre et de la demande!
Même le FMI en fait le constat via sa nouvelle présidente
03/04/2012 Vieux  
  44 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par john steeds Voir le message

2. Vous avez tout faux en ce qui concerne les subprimes. Il ne s'agit en rien de personnes insolvables à qui on a prêté "quand même" de l'argent...
Il s'agit de la revente des contrats de prêts entre institutions financières qui ont amené les taux d'intérêts à un niveau tel que plus personne ne pouvait rembourser son prêt!
Ces "contrats" revendus étaient accompagnés de certificats de "garantie" ou de ré-assurance auprès d'institutions financières aussi.
L'appel à cette ré-assurance a fait exploser la bulle et a précipiter la classe moyenne américaine(loin d'être insolvable) dans la rue!
Ce que vous expliquez c'est la titrisation des emprunts: les prêts accordés ont été titrisés, c'est-à-dire regroupés dans des titres négociables en bourses. C'est comme cela qu'ils se sont répandus dans le monde financier. Quand on s'est rendu compte que ces titres ne valaient plus grand chose (car ne pouvaient être remboursés par l'emprunteur ni soldés par une revente du bien) le cours de ces titres s'est effondré.

Sur le fait que ces emprunts ne pouvaient plus être remboursés, la cause principale est bien la SOLVABILITE des emprunteurs (des fautes majeures ont d'ailleurs été reconnus en ce qui concerne l'octroi de crédits). Evidemment quand l'emprunteur est très peu solvable la moindre augmentation de taux le met en "faillite personnelle".

Bref cela n'a de toute façon RIEN à voir avec la situation du marché immobilier belge!
03/04/2012 Vieux  
 
  39 ans, Hainaut
 
Citation:
Posté par thierrylen Voir le message
Evidemment quand l'emprunteur est très peu solvable la moindre augmentation de taux le met en "faillite personnelle".

Bref cela n'a de toute façon RIEN à voir avec la situation du marché immobilier belge!
Ah non ?
lisez ceci: http://www.lalibre.be/economie/actua...ier-belge.html

""L'évolution des taux sera cruciale. S'ils devaient augmenter soudainement, cela pourrait causer un choc. Il est nécessaire aussi que les prix des maisons arrêtent d'augmenter au rythme de ces dernières années. Plus forte sera la croissance, plus douloureuse sera la chute", avertit l'économiste""
03/04/2012 Vieux  
  44 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par Damdidam Voir le message
La population belge n'a pas doublé en 20 ans.
ce qu'il serait interessant de comparer, c'est le pourcentage de propriétaires et locataires sur 20 ans ou 30 ans.
Ai-je dit cela?

Je veux mettre en avant ce qui peut expliquer l'augmentation des prix:

- augmentation des revenus
- augmentation du nombre de demandeurs
- afflux d'investisseurs (pour la location)
- diminution des taux hypothécaires
- augmentation de la durée d'emprunt
- ...

Bref des éléments qui pousse la demande à la hausse. Et là-dedans à part l'afflux d'investisseurs suite à la crise je ne vois pas ce qui pourrait déstabiliser brutalement le marché à la baisse... sauf récession généralisée évidemment.

Je comprends aussi que dans ce "débat" plusieurs confondent la problématqiue de l'accès au marché de la problématique de l'existence d'une bulle. Ce n'est pas parce que certains ont le sentiment que les prix sont trop hauts qu'il y a une bulle et ce n'est pas parce que il n'y aurait pas de bulle que l'accès à la propriété n'est pas moins aisé qu'avant.
03/04/2012 Vieux  
 
  63 ans, Namur
 
Citation:
Posté par thierrylen Voir le message
Ce que vous expliquez c'est la titrisation des emprunts: les prêts accordés ont été titrisés, c'est-à-dire regroupés dans des titres négociables en bourses. C'est comme cela qu'ils se sont répandus dans le monde financier. Quand on s'est rendu compte que ces titres ne valaient plus grand chose (car ne pouvaient être remboursés par l'emprunteur ni soldés par une revente du bien) le cours de ces titres s'est effondré.

Sur le fait que ces emprunts ne pouvaient plus être remboursés, la cause principale est bien la SOLVABILITE des emprunteurs (des fautes majeures ont d'ailleurs été reconnus en ce qui concerne l'octroi de crédits). Evidemment quand l'emprunteur est très peu solvable la moindre augmentation de taux le met en "faillite personnelle".

Bref cela n'a de toute façon RIEN à voir avec la situation du marché immobilier belge!

Sur la finance:
1. La titrisation des emprunts étaient suivies de CDS.
2. La spéculation financière s'est effectuée sur la "tririsation" ET sur les CDS
3. "on s'est rendu compte que ça ne valait plus rien" Belle façon d'expliquer la spéculation sauvage sur une valeur tronquée par le marché financier.

Sur le plan de l'emprunteur.
1. L'insolvabilité des emprunteurs n'est pas la cause de la baisse de votre "titrisation", mais la conséquence d'une spéculation sauvage.
Un exemple est plus parlant:
Un couple ayant acheté un bien à 100.000$ remboursait au départ 1.000$ pour son prêt. L'avidité financière via cette titrisation a amené le remboursement de ce couple à 2.500$, voire plus!

C'est bien le monde financier qui a, comme dans la fable, tué la poule aux oeufs d'or.
L'insolvabilité des personnes est la CONSEQUENCE de la spéculation et non la CAUSE de la chute des marchés financiers!

Dernière modification par john steeds 03/04/2012 à 18h24.
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