Interprétation essai de sol :

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Interprétation essai de sol :



26/01/2010 Vieux  
 
  37 ans, Luxembourg
 
Bonjour,

J'aurais besoin d'un avis sur des résultats d'essai de sol pour un terrain.

C'est un lotissement de 6 parcelles dont 12 sondages ont été effectués par la société durabrik.

voici leur conclusion :

" les résultats nous montrent que la capacité portante du sol est assez bonne et qu'en plus il y a une grande homogénéité entre les essais."

" Pour la construction des maisons traditionnelles celà veut dire qu'on pourra fonder sur des semelles filantes établies sous le niveau du gel.
Dans ce cas, la capacité portante du sol pourra être portée à +/- 160 kN/m² ce qui veut dire qu'une largeur de semelle de 0.6 m devrait suffire pour une maison tradiotionnelle avec un rez, un étage et chambres aménagées dans les combles."

Bon, ça me parait très bien mais je tique quand même sur le fait qu'à aucun endroit il n'est mentionné à quelle profondeur la capacité est bonne.

" sous le niveau du gel" c'est un peu vague quoi ..

J'ai demandé le rapport complet pour y jeter un coup d'oeil.

A votre avis, est-ce que ça vaut le coup de s'inquiéter ou alors ce genre de réponse est assez courante et on peut leur faire confiance ..

Dans le rapport complet il y est indiqué :

description :

de 0 - 2.00 à 2.5 m : terre arable et limon
2.00 à 2.5 - 6.00 m : sable limoneux
6.00 - 8.00 : craie



Comment peut-on facilement retrouver la capacité portante du sol à -80cm par ex selon des résultat

Juste pour avoir une idée, je précise que je ne dimensionnerai pas les fondations moi-même ... C'est simplement pour être certain que ce type de sol ne nécessitera pas de radier ni de pieux ..
26/01/2010 Vieux  
 
  70 ans, Luxembourg
 
Je pense qu'il serait bon de montrer ce rapport à un pro, c'est à dire un architecte.
Il pourra vous en dire plus.

26/01/2010 Vieux  
 
  36 ans, Liège
 
Citation:
Posté par Lowman Voir le message
Bonjour,

voici leur conclusion :

" les résultats nous montrent que la capacité portante du sol est assez bonne et qu'en plus il y a une grande homogénéité entre les essais."

" Pour la construction des maisons traditionnelles celà veut dire qu'on pourra fonder sur des semelles filantes établies sous le niveau du gel.
Dans ce cas, la capacité portante du sol pourra être portée à +/- 160 kN/m² ce qui veut dire qu'une largeur de semelle de 0.6 m devrait suffire pour une maison tradiotionnelle avec un rez, un étage et chambres aménagées dans les combles."
Le résultat est clair: bonne portance

niveau hors gel sous nos latitude signifie à environ 80 cm de profondeur.

une force de 160 KN/m² représente environ une charge potentielle de 16 tonne/m²

En sachant que le béton armé à une masse volumique de +/- 2500 kg/m³, cela laisse une marge appréciable.

Cordialement

Ben

Dernière modification par benlan2000 26/01/2010 à 19h15.
26/01/2010 Vieux  
 
  37 ans, Luxembourg
 
Citation:
Posté par benlan2000 Voir le message
Le résultat est clair: bonne portance

niveau hors gel sous nos latitude signifie à environ 80 cm de profondeur.

une force de 16 KN/m² représente environ une charge potentielle de 16 tonne/m²

En sachant que le béton armé à une masse volumique de +/- 2500 kg/m³, cela laisse une marge appréciable.

Cordialement

Ben
C'est ce que je comprend aussi de mon côté .. C'était surtout pour avoir un avis extérieur .. J'avais fais un rapide calcul et en effet , ça laisse un peu de marge pour une maison normale avec un rez et un étage et une hauteur de mur à la goutte d'environ 4 m .

Merci de ta réponse.

Je précise que le terrain n'est pas encore acquis . C'est pour ça que l'on se renseigne avant..
26/01/2010 Vieux  
 
  36 ans, Liège
 
En fait, en prenant en considération une portance de 160 KN/m² et si l'on tenait uniquement compte du poid propre; avec une largeur de 60 cm de fondation, l'on pourrait monté un mur plein en béton armé de +/- 20 m de ht et 30 cm d'épaisseur.

Remarque, Cela ne signifie pas que l'on puisse garantir à 100% qu'un autre type de fondation ne sera pas nécessaire. En creusant les fouilles de la maison, on peut découvrir une zone moins stable (ancien puit, remblais...)

D'après mon expérience, je dirais que plus de 95% des construction actuel se font sur semelles filantes. Avec une étude comme celle-ci, il y a peu de risque de devoir prévoir autre chose.

Cordialement

Ben
26/01/2010 Vieux  
 
  37 ans, Luxembourg
 
et bien un grand merci à toi !
18/06/2010 Vieux  
  41 ans, Bruxelles
 
Bonsoir à tous,

J'aurai besoin de votre aide pour lire les conclusions de mon essai de sol.
Voici

1. Nappe aquifère
La valeur indiquée se rapporte au niveau de la nappe phréatique mesuré dans le trou de
sondage, immédiatement après avoir enlevé les tubes de sondage.
Cette indication n'est donnée qu'à titre indicatif.
Le niveau réel de la nappe phréatique peut fortement varier dans les deux sens par rapport à
la valeur indiquée.
Les raisons principales en sont:
1. L'enlèvement des tubes de sondage peut provoquer un rétrécissement du trou de
sondage. La couche supérieure peut être saturée d'eau de pluie qui percole vers la
nappe phréatique située plus bas. Lorsque à certains endroits la couche supérieure est
suffisamment perméable, l'eau coule vers le trou de sondage et se rassemble au‐dessus
du rétrécissement.
2. Dans des terrains peu perméables, le phénomène inverse peut se produire. Lors du
sondage, un trou à grande profondeur a été fait. Le peu d'eau qui s'écoule lentement
vers le trou de sondage disparaît dans la profondeur et remplit d'abord le trou de
sondage.
Dans les terrains peu perméables, cela peut durer des jours et même des mois avant
qu'un nouvel équilibre soit atteint.
Une bonne définition de la nappe phréatique n'est possible que lorsque l'on installe un
piézomètre.
Pour les mêmes raisons que citées sous le point 2, cela peut durer longtemps avant qu'un
nouvel équilibre soit atteint. Rappelons le fait que le niveau de la nappe phréatique varie en
fonction des saisons. En général, le niveau le plus élevé est atteint vers le 15 avril et le plus
bas vers le 15 octobre.
Les niveaux sont indiqués par rapport au niveau du terrain à l'endroit de l'essai.
Essai 1 : De l'eau à 5.00 m.
Essai 2 : De l'eau à 5.00 m.
Essai 3 : De l'eau à 5.00 m.

2. Nature du terrain
La nature du terrain donnée à partir de la pénétration n'a qu'une valeur indicative.
Nous nous basons sur les résidus de terre observés sur les tubes de sondage et sur une
certaine interprétation des résultats de sondage.
Puisque plusieurs tubes de sondage ont parcouru différentes couches, il y a un mélange de
particules de terre ce qui rend l'interprétation exacte difficile, sinon impossible.
Cette incertitude peut être contournée en exécutant un forage de reconnaissance.
0.00 m – 0.30 m : couche superficielle.
0.30 m – 1.20 m : limon et sable, peut‐être un sol remanié.
1.20 m – 3.00 m : limon.
3.00 m – 5.00 m : du limon sableux.
5.00 m – 7.00 m : de l'argile et de l'argile molle.
7.00 m – 8.50 m : de l'argile sableuse.
8.50 m – 10.00 à 11.00 m : de l'argile.
10.00 à 11.00 m – 12.00 à 13.00 m : sable bien compacté ou débris rocheux et localement
de l'argile et de l'argile sableuse.

3. Caractéristiques des mesures et du terrain
L'emplacement exact des points de sondage se trouve sur le plan (annexe, dernière page).
Le point nous servant de référence pour les niveaux (Niveau 0.00) est indiqué sur le plan.
A une profondeur d'environ 5.50 m jusqu'à une profondeur de 6.50 m en dessous du terrain
naturel, on rencontre une couche trop faible et compressible. En plus, le terrain est quelque
peu irrégulier et hétérogène. Cependant la capacité portante du terrain est moyenne à
bonne de sorte que l'on peut appliquer une fondation à faible profondeur.

4. Systèmes de fondations indiqués ou à considérer
En tenant compte des remarques sur les caractéristiques du terrain et du sol (paragraphe 3),
les différents systèmes de fondation suivants sont possibles.
Le choix est fonction du type de bâtiment et des modes de construction de la
superstructure.

4.1 Semelle rigidifiée
Avec une assise en dessous de la barrière du gel on conseille pour une semelle filante de
limiter la charge à 0.90 kg/cm².
De plus nous conseillons d'exécuter la fondation au moyen de béton de bonne qualité
(C25/30) et avec une hauteur minimale de 0.60 m.
La hauteur demandée (0.60 m) peut éventuellement être réduite à une hauteur habituelle
de fondation moyennant la mise en place d'armatures dans la fondation (par exemple un
treillis plié). Le type d'armature dépend des moments fléchissants.
Dans le cas de charges réparties de manière peu homogène nous conseillons d'ajouter une
légère armature. Cette dernière peut être constituée d'un treillis, replié sous forme
rectangulaire ou un double treillis formé en L, (au dessus et en dessous).

4.2 Semelle filante
On peut encore travailler avec des semelles filantes avec une assise au niveau ‐1.20 m (par
rapport au niveau 0.00), pour lesquelles on accepte une charge égale à 1.30 kg/cm².
Une assise à cette profondeur peut amener certaines difficultés lors de la réalisation des
travaux. Pour une exécution pratique, on peut creuser jusqu'à une profondeur de ‐1.20 m
(par rapport au niveau 0.00). On remplit immédiatement l'excavation de sable stabilisé et
compacté jusqu'à la barrière de gel. Cette substitution doit être réalisée par couches de
maximum 0.30 m d'épaisseur, chacune étant compactée. La semelle filante légèrement
armée repose sur cette couche. On tolère une charge de 1.30 kg/cm², mais le poids de sable
doit être compris, ce qui diminue la charge utile.
Pour des semelles plus larges que 0.70 m, cette solution n'est plus valable parce que les
couches profondes seront trop influencées.

Remarque :
Vu l’hétérogénéité de la couche supérieure (alternance fréquente de couches aux
résistances faibles et fortes) jusqu'à une profondeur d'environ 1.20 m nous soupçonnons la
présence locale de matériaux remblayés ou remaniés. Ce remaniement peut
éventuellement être dû à des travaux de nivellation. Cette situation peut être une formation
naturelle de sol. La présence de ce remblai et la profondeur (l'interface entre le remblai et
les sols in situ) ne peuvent être confirmées avec certitude que par un contrôle visuel durant
la réalisation des travaux, par quelques forages de reconnaissance, ou par une recherche
historique sur le terrain.
Un matériau remblayé peut donner lieu par des affaissements ou des points durs, à des
tassements importants et brusques, globaux et/ou différentiels.
Si un contrôle visuel ou une recherche montrait un remblai de mauvaise qualité, nous
conseillons de le substituer et de le remplacer par un sable bien compacté, ou de choisir un
niveau d'assise sous ce remaniement.


Par avance je vous remercie

BZH
08/05/2014 Vieux  
  28 ans, Namur
 
Bonjour à tous,
J'ai eu les mêmes conclusions (me semble-t-il) que la personne au-dessus.
Comme il n'y a pas eu de réponse, je me permets de relancer le sujet.
Ce que je voudrais surtout savoir, c'est est-ce que les conclusions suivantes impliquent qu'il ne faudra pas de radier (semelles rigidifiée = mettre un radier?)? Et est-ce que cela permet d'avoir des fondations classiques ou dois-je m'attendre à des suppléments? Merci d'avance à ceux qui pourront me donner un avis, même si je sais qu'il faudra passer par un ingénieur en stabilité pour avoir un avis certain!!

0.00 m – 0.30 m : couche superficielle.
0.30 m – 2.00 m : limon, localement du limon mou.
2.00 m – 2.50 m : sable.
2.50 m – 9.00 m : de l'argile.
9.00 m – 10.50 m : de l'argile et sable.
10.50 m – 11.00 m : sable bien compacté ou débris rocheux.

A une profondeur d'environ 0.80 m jusqu'à une profondeur de 1.80 m en dessous du terrain naturel, on rencontre une couche quelque peu faible et compressible, principalement à l’endroit de l’essai n° 2. Cependant la capacité portante du terrain est moyenne puis bonne de sorte que l'on peut appliquer une fondation à faible profondeur.

4. Systèmes de fondations indiqués ou à considérer
En tenant compte des remarques sur les caractéristiques du terrain et du sol (paragraphe 3), les différents systèmes de fondation suivants sont possibles.
Le choix est fonction du type de bâtiment et des modes de construction de la
superstructure.

4.1 Semelle rigidifiée
Avec une assise en dessous de la barrière du gel on conseille pour une semelle filante de limiter la charge à 0.90 kg/cm². De plus nous conseillons d'exécuter la fondation au moyen de béton de bonne qualité (C25/30) et avec une hauteur minimale de 0.60 m.
La hauteur demandée (0.60 m) peut éventuellement être réduite à une hauteur habituelle de fondation moyennant la mise en place d'armatures dans la fondation (par exemple un treillis plié). Le type d'armature dépend des moments fléchissants.
Dans le cas de charges réparties de manière peu homogène nous conseillons d'ajouter une légère armature. Cette dernière peut être constituée d'un treillis, replié sous forme
rectangulaire ou un double treillis formé en L, (au dessus et en dessous).

4.2 Semelle filante ou isolée
On peut éventuellement encore travailler avec des semelles filantes ou isolées avec une assise au niveau ‐1.50 m (par rapport au niveau 0.00), pour lesquelles on accepte une charge égale à 1.50 kg/cm². Si les charges sont reprises au moyen de fondations isolées (semelles isolées ou puits) cette valeur de charge peut être majorée de 25 %.
Une assise à cette profondeur peut amener certaines difficultés lors de la réalisation des travaux. Pour une exécution pratique, on peut creuser jusqu'à une profondeur de ‐1.50 m (par rapport au niveau 0.00). On remplit immédiatement l'excavation de sable stabilisé et compacté jusqu'à la barrière de gel. Cette substitution doit être réalisée par couches de maximum 0.30 m d'épaisseur, chacune étant compactée. La semelle filante repose sur cette couche. On tolère une charge de 1.50 kg/cm², mais le poids de sable doit être compris, ce qui diminue la charge utile.
08/05/2014 Vieux  
  46 ans, Hainaut
 
Bonjour,
l'essai de sol permet d'avoir une idée sur quel type de fondations faire en fonction de la portance et de l'homogénéité du sol.
Maintenant, le choix définitif sera fonction du poids du bâtiment qui y sera construit. Si vous faites une OSB, vous n'aurez pas les mêmes fondations que si vous faites du massif traditionnel à architecture du bâtiment identique.

Tharkysis
08/05/2014 Vieux  
  28 ans, Namur
 
Merci! Nous comptons faire une maison traditionnelle et "normale" (90m² au sol, 5.20 sous corniche).
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