Isolation toiture; Icynene ?

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Isolation toiture; Icynene ?

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22/04/2010 Vieux  
 
  41 ans, Brabant Wallon
 
Bonsoir,

Au plus je me rapproche du moment où je devrai prendre la décision de ma sous toiture et de l'isolation du toit dans ma rénovation, au plus je me pose des questions.
- Je pensais mettre une sous toiture en fibre de bois Celit 4D et puis une vingtaine de cm de ouate de cellulose.

- Et puis cette après midi mon entrepreneur me proposait du Powerroof, isolant en polyurétane de 10 cm , lambda 0.024 qui se met à l'extérieur (entre les chevrons et le lattage pour les tuiles). Une idée des prix ? Quid du déphasage ?

- Et puis, je viens d'apprendre qu'il y avait aussi l'Icynene. Quelqu'un a déjà utilisé ce produit ? Une idée du lambda ? Du déphasage ?
J'ai vu une vidéo sur internet. La pose est impressionnante je trouve. Pulvérisation d'un produit liquide, et puis après quelques secondes, le produit s'expanse comme les bombes de mousse de polyuréthane.
Qui pose ce genre de produit par chez nous ?

Merci à tous.
22/04/2010 Vieux  
  46 ans, Hainaut
 
laisse tomber les deux dernières solutions nulles pour le déphasage.

22/04/2010 Vieux  
  Hainaut
 
Un peu d'infos sur le produit: extrait su site www.shd-eco-isolation.fr

ICYNENE® infos-techniques




Principales données techniques E.T.A.
Conductivité thermique, EN 12667 et ISO 10456 : 0,038 W/ (m. K)
Perméabilité à l’air, selon l’EN 29053: 7,6 x 10-9 m3/(m s Pa)
Densité du produit expansé : 6,1 Kg/m3
Perméabilité à la vapeur d’eau: 1,13 x 10-9 kg/ms Pa
Réaction au feu, matériel d’isolation EN ISO 11925-2: F
Réaction au feu dans complexe ossature bois remplie avec 100 mm d’isolant ICYNENE ® et parement gypse,
EN 13823: B-s1,d0
Combustion: à partir de 204°C, auto-extinguible, sans dégagement de substances dangereuses (test ER3).
Résistance à la compression, EN 826: 6,7 k Pa. L’isolant doit-être préservé de la compression (sauf cas des combles perdus et zones non accessible).
La mousse ne se tasse pas, elle n’est pas comestible pour les bactéries, les moisissures, les insectes ou les rongeurs.
La mousse est hydrophobe et ne craint pas l’humidité (une fuite à travers un toit isolé traverse la mousse par gravité sans être retenue, la mousse sèche et retrouve intégralement ses propriétés physiques et chimiques).

Mise en œuvre
La mousse projetéeICYNENE ®, adhère fortement à tout type de substrats à l’exception des supports en polyéthylène, polypropylène. Comme tenu de cela, une préparation méticuleuse du chantier est indispensable afin de protéger les menuiseries, et autres éléments non destinés à recevoir la mousse. L’application sur chantier s’opère avec unité mobile de projection qui dispose de son énergie (électricité et pression) pour alimenter une machine de projection pneumatique reliée à un pistolet Airless via un tuyau chauffé sous pression.
La fabrication de la mousse se fait à partir de deux composants « A » (MDI Iso cyanate ou Base Seal – baril noir) et « B » (Résine Propriétaire ou Gold Seal – baril blanc) qui sont projetés sous pression, le mélange 1 pour 1 se fait en bout de pistolet sans dégagement toxique.
Le produit gonfle alors de 100 fois son volume en 6 secondes pour devenir une mousse de couleur crème avec une structure cellulaire ouverte, uniforme et fine, sensible aux UV. Un contrôle de qualité de la mousse avec un prélèvement d’échantillons est effectué pour chaque chantier.
La mousse produite est composée est très légère (6 à 8 kg/m3) et est composée de 99% d’air pour 1% de matière. Expansée, elle est totalement inerte et non toxique.
Elle ne dégage pas d’odeur, de gaz toxique, ne contient pas de CFC, de HCFC, de HFA, de formaldéhyde, ni de composés organiques volatiles.
Les lieux isolés avec ICYNENE ® peuvent être occupés après 24 heures.
Le travail s’effectue en équipe de deux personnes afin d’améliorer la sécurité et l’efficacité sur le chantier.
La mise en œuvre du système assure une isolation homogène rapide sans pont thermique.
Le surplus éventuel de mousse se découpe facilement et laisse une surface prête pour la pose de cloisons
sèches ou autre finition.

NB: Lorsqu’un bâtiment est isolé avec la mousse ICYNENE ®, l’utilisation d’une ventilation mécanique contrôlée est recommandée.

A retenir: valeur Lambda: 0.038
Densité: 6,1 Kg au m³, d'où un déphasage pas extraordinaire...
22/04/2010 Vieux  
 
  48 ans, Brabant Wallon
 
C'est comparable au PUR, avec quelques nuances:
1. beaucoup plus écologique
2. ne produit pas de substance dangereuse quand c'est soumis au feu (nettement meilleur que le PUR, qui est très déconseillé dans les toitures et MOB pour cette raison.
3. Projeté, donc très étanche à l'air. Pas le moindre insertice donc... pas de courant d'air!
4. projetable au plafond aussi, donc beaucoup plus de possibilités
5. beaucoup plus rapide que la pose de panneaux...
6. D'après mes sources, pas plus cher...

Les inconvénients: peu de pro de la pose de ce matériel...
03/07/2010 Vieux  
 
  61 ans, Autre pays
 
Citation:
Posté par Géronimo Voir le message
C'est comparable au PUR, avec quelques nuances:
1. beaucoup plus écologique
2. ne produit pas de substance dangereuse quand c'est soumis au feu (nettement meilleur que le PUR, qui est très déconseillé dans les toitures et MOB pour cette raison.
3. Projeté, donc très étanche à l'air. Pas le moindre insertice donc... pas de courant d'air!
4. projetable au plafond aussi, donc beaucoup plus de possibilités
5. beaucoup plus rapide que la pose de panneaux...
6. D'après mes sources, pas plus cher...

Les inconvénients: peu de pro de la pose de ce matériel...
C'est un avis. Des chiffres, des normes, des comparaisons comparables, ce serait mieux.

Avant tout, ICYNENE est une mousse PU à basse densité. J'ai donné les détails ailleurs sur ce site, il y a quelques jours, avec les nuances entre le discours commercial et les détails techniques.

1. Plus écologique ?? Merci de définir "écologique" et de chiffrer l'ICYNENE et les mousses PU en général sur ce critère... Et "les mousses PU" cela couvre des dizaines de produits sur le marché, très différents les uns des autres du point de vue des origines des produits, etc... Me semble plutôt une prise de position commerciale qu'un comparatif objectif et mesurable.
D'autre part, il rest relativement facile de se procurer auprès des industriels les données précises et exhaustives des filières de production et produits et impacts amont, ainsi que les données des impacts aval. Aussi les retours d'info sur 50 ans. Je cherche toujours à trouver la même chose pour la plupart des matériaux dits "naturels", "écolo", "durables", et autres modes...
Si vous les avez, merci de partager.

2. Idem. J'ai vu des mousses de PU appropriées utilisées et certifiées pour protéger du feu, RF4 heures pour être précis. Et d'autres ou l'analyse des gaz émis en combustion sont loin d'être les plus dangereuses en cours d'incendie. Et beaucoup de produits naturels et/ou écolo dégager des gaz toxiques en brulant...
Avis généraliste basé sur les on-dit d'il y a 25 - 30 ans. Un peu comme si je disais que l'homme ne peut pas aller sur la lune...

3. Pas de différences, juste.

4. Projetable au plafond. La mousse de PU aussi. Pour l'avoir vu sur divers applications grandes et petites, de tous types, charpentes, etc.

5. Plus rapide que les panneaux. Oui en général, et surtout, comme la mousse PU:
- collé sur toute la surface à traiter
- autoportant
- sans joints si bien réalisé
- étanche à l'air
etc...

Par contre, les mousses basse densité ont le même défaut que la plupart des autres isolants: ils ne sont pas autoportants. Donc il vous faut d'autres matériaux pour les tenir, les placer, les contenir, etc., et tout ceux-là sont des sources de faiblesses thermiques ou de ponts thermiques, comme la charpente en bois quand on pistole la mousse entre les composants!
03/07/2010 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
  lepasserelle est connecté maintenant
Citation:
Posté par nebunu Voir le message
D'autre part, il rest relativement facile de se procurer auprès des industriels les données précises et exhaustives des filières de production et produits et impacts amont, ainsi que les données des impacts aval. Aussi les retours d'info sur 50 ans. Je cherche toujours à trouver la même chose pour la plupart des matériaux dits "naturels", "écolo", "durables", et autres modes...
Si vous les avez, merci de partager.
La, je voudrais bien les voir ces données, car travaillant dans une industrie chimique et quand je vois le peu d'études faites sur l'impact en aval. Pas pour rien que l'Europe a lancé REACH. Pour ce qui est des matériaux 'écolos', prenez l'exemple de la ouate de cellulose qui est du... journal broyé. Origine : recyclage. Impact...celui du journal (+ sels de bore). Energie grise : 20-100 X plus faible que celle du PUR. CQFD.

Dernière modification par lepasserelle 03/07/2010 à 15h33.
04/07/2010 Vieux  
 
  61 ans, Autre pays
 
Ben oui, quel est ce impact du journal? Composition chimique, filières de récup/recyclage, papier, cellulose, encres, produits de préparation du papier, sels de bore, etc. Faudrait remettre la main sur le bouquin de F. Cazalas...
04/07/2010 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
  lepasserelle est connecté maintenant
Nebunu, je souligne la pertinence de vos interventions...Mais par contre je trouve vos réactions beaucoup trop orientées. De plus, je trouve qu'il y a 2 élements dont vous ne tenez pas suffisamment en compte : l'énergie grise, c'est à dire l'énergie nécessaire à fabriquer chacun des matériaux, l'inertie thermique d'un bâtiment ne dépends pas que de la densité du matériau mais également sa composition (un kg d'argile crue a plus d'inertie thermique qu'un kg de béton).
Pour revenir à la cellulose : aujourd'hui, il y a un excès de papier à recycler dont on ne sait que faire. Personnellement, je trouve beaucoup plus écologique de le mettre comme isolant en toiture plutôt que de le mettre en décharge ou le brûler et mettre du PUR à la place de cellulose, PUR dont l'énergie grise est de loin la plus élevée des isolants. Comme tout matériau recyclé, il est diffile de pouvoir garantir la constance de la composition, mais je doute que les encres, sels de bores,...aient un impact significatif sur la santé sinon, avoir un livre en main serait dangereux. Les seules précautions à prendre sont celles à prendre lors de l'injection (tout comme le PUR soit-dit en passant mais qui est bien pire), ce que les professionels font (masques,...). La cellulose a une inertie thermique bcq plus grande que celle d'un PUR tout d'abord à cause de sa masse mais aussi car elle contient de l'eau qui participe à l'équilibre hygrométrique général, hygrométrie qui influe sur la perception de bien-être (on a plus chaud à 20 °C 90 % RH que 20°C 50 % RH). Je suis d'accord avec vous qu'une chape peut apporter une certaine inertie, mais le problème c'est qu'en général, l'inertie est au rez-de-chaussée mais dans les greniers, il y a en très peu (les planchers sont très souvent des gitages) ==> surchauffe dans les greniers avec PUR, XPS, LDV. Par contre, dans les murs, quand on dispose de peu d'épaisseur ou que chaque cm supplémentaire d'isolant a un impact sur d'autres coûts (plus de briques,...), oui l'utilisation de produits performants comme le PUR en plaques se justifie.

Dernière modification par lepasserelle 04/07/2010 à 01h03.
04/07/2010 Vieux  
 
  61 ans, Autre pays
 
Exact je suis "orienté", mais je l'ai dit clairement dans ce blog, et pourquoi.

Energie grise: absolument intéressant, et j'en tiens compte depuis plus de 30 ans, quand tout le monde s'en ....
Tout est question d'équilible, pas de jugement, et donc l'énergie grise fait partie d'un total, et en finale d'un projet de société, de préférence à long terme. L'énergie grise s'amortit: en effet, que faire de plus intelligent avec un litre de pétrole que des matériaux/systèmes qui vont générer des économies en litres de pétrole par an... Le PU dont vous parlez n'est pas mal placé à ce point de vue, le papier journal l'est aussi tant que la demande d'isolation est largement inférieure à la cellulose disponible par le recyclage.

J'ai simplifié en n'évoquant pas que la masse thermique dépend du coeff. de masse thermique (en KW.h/Kg par ex), liée au matériau, fois la masse du matériau. J'en ai diverses tables souvent utiles, et j'ai même aussi fait des évaluations avec de l'argile crue et autres, des terre-paille.

Bon, les impacts. Je ne cherche pas la petite bête à la cellulose, mais par contre je la trouve pas non plus: je comprends que vous doutiez que les encres et sels de bore soient toxiques ou non, mais comparaison n'est pas raison. Dans ma démarche, j'ai une colonne energie grise à remplir, et aussi plusieurs sur la toxicité. Et je ne vais pas y mettre "X n'en doute pas". Je cherche des data fiables... et non des impressions découlant du fait que le matériau est associé à des choses sympa. D'ou la recherche des impacts aussi sur les matériaux dits "verts".

Autre point divergeant: inertie dedans OK dites-vous, dans la chape OK, dites-vous, mais cela n'aide pas à stabiliser la température sous les toits. Voyons cela...

Nous divergeons là-dessus pour une raison très simple: j'ai fait des bâtiments passifs il y a plus de 25 ans (le terme "passive haus" n'existait pas encore, mais j'ai toujours le bouquin de 1973 qui a inspiré cela, reprenant les expérimentations connues à l'époque, calculs commentés par quelques experts de quelques Universités).
Ces bâtiments sont toujours efficients aujourd'hui. J'y ai vécu. J'y ai fait des mesures pendant 10 ans. Et je les ai construits avec des budgets moins importants que du traditionnel. Cela me met dans la position de constater que ce qui devrait être la norme logique, la référence, c'est le passif. Je compare donc toujours par rapport au passif, qui est selon moi le bon sens même à long terme (et à court terme puisque pas plus cher non plus en impacts financiers .

Revenons à l'inertie thermique. Dans un bâtiment passif, il n'y a pas de gradient thermique: l'air chaud ne monte pas, car il n'y a pas d'air chaud et froid, de zones chaudes et froides, etc. Et le (très) peu de chaleur nécéssaire ne se répartit pas par convection, mais par conduction dans l'air pratiquement immobile (mouvement brownien).
Il en résulte qu'il est inutile "d'isoler plus" les toitures que les murs, càd d'appliquer la rêgle de l'habitude découlant des bâtiments mal conçus.

J'ai écrit "isoler plus" restrictivement, car je visais l'hiver.

Pour l'été, ou la chaleur du rayonnement solaire sur les toits est bcp plus élevée que l'air extérieur, et donc nécéssiterait une isolation plus forte en toiture que dans les murs (et non du déphasage presque ingérable), il faut aussi concevoir les toitures non conductrices, càd ce que les étancheurs appellent toiture froide et nous toiture chaude, càd arretant la pluie et le soleil, avec aération en dessous. Quelques feuillus sont tout aussi efficaces si bien placés...

Donc, pour l'été, avec un isolant léger et efficace, disons 30cm de Styro noir ou 24 de PU, sans charpente traversante (= sans "faiblesses" thermiques nécéssaire aux isolants non-autoportants), même avec 95 degrés C sur la toiture (trop sombre et à latitude méditerranéenne), si elle est "chaude" càd ventilée par dessous, on n'est pas prêt à avoir de la surchauffe dans les combles.

((Caveat pour les PS quand même, notamment sous enduits de couleur soutenue aux latitudes diverses: une canicule + un rayonnement solaire direct, orienté face au mur, peut résulter en des températures de 90 degrés C de l'enduit. Sachant que le PS se ramollit, coule et sa structure cellulaire s'affaisse (température de vitrification) vers 92 ...95 degrés C, j'éviterais le PS et dérivés en isolation extérieure sur murs enduits))

Très grande masse thermique interne, très bonne isolation (légère, sans masse thermique perturbante), solutions pour les fenêtres et portes, toiture pare-soleil, tout cela place le bâtiment dans des équations très différentes que celle des bâtiments mal conçus que l'on améliore en raplaquant des matériaux, fussent-ils à la mode.

Dernière modification par nebunu 04/07/2010 à 02h01.
04/07/2010 Vieux  
  46 ans, Hainaut
 
toiture ventilée par dessous → qu'est ce ?
04/07/2010 Vieux  
 
  61 ans, Autre pays
 
"Toiture chaude", "toiture froide" sont des termes utilisés par les étancheurs pour définir les toitures dont l'étanchéité fait partie du complexe de toiture, et donc l'étanchéité est "chaude" par son contact avec le batiment (on remarque que cela date du temps ou l'isolation était négligeable) ou bien celles dont l'étanchéité elle même est ventilée par en dessous, donc pas chauffée par le batiment: "toiture froide". Cette ventilation était souhaitée pour éliminer la condensation résultant d'une absence de pare-vapeur ou autre défaut de conception du genre.
On remarque à quel point cela date des époques ou on "chipotait" vaguement avec les principes climatiques.

Ici j'utilise au contraire le terme de "toiture chaude" dans le cas ou, ventilée par dessous (et autres dispositifs comme anti-radiant, couleur, etc), l'impact du rayonnement solaire sur la surface externe - l'étanchéité - ne se transmet pas à la toiture elle-même. Cela permet notamment ne pas devoir traiter les toitures d'une manière particulière pour compenser le rayonnement solaire en été.

Les autres manières de faire des "toitures chaudes" (dans notre language moderne), sont par exemple d'avoir des arbres feuillus disposés afin d'ombrager la toiture, ou d'avoir des capteurs solaires disposés sur la toiture et ventilés par-dessous ou refroidis par la récupération de la chaleur, ou simplement des "pare-pluie" et "pare-soleil" constitués par des couvertures en tuiles, shingles de bois, panneaux solaires, etc, mais sans devoir soigner l'étanchéité: dans ce dernier cas, la sous-toiture est étanche à la pluie et le peu d'eau qu'il récupère est par ex. renvoyé dans les drains, et le pare-pluie peut être simplifié, par exemple en shingles de bois (très beau mais fastidieux à rendre vraiment étanche) on peut diminuer le coefficient de recouvrement, cela coute beaucoup moins cher et reste fort beau.
04/07/2010 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
  lepasserelle est connecté maintenant
'Le PUR n'est pas mal du point de vue énergie grise'. Tous les chiffres que j'ai vu le mettent largement dans les plus mauvais isolants de ce côté-la (environ 2 X pire qu'un PS et 20 à 100 X pire que de la cellulose).
En maison passive, l'impact d'un choix d'un isolant n'apportant pas d'inertie thermique est probablement plus faible, mais pas dans une maison en rénovation comme celle dont parle Asobijn. C'est loin d'être une maison passive. Va-t-il mettre X centimètres de béton en plus pour compenser son manque d'inertie thermique? Probablement pas. Donc force est de constanter que dans son cas (qui est l'immense majorité des gens sur ce forum), le choix de la cellulose qui offre une excellente inertie thermique et un prix raisonable (ce qui n'est pas le cas des panneaux Poweroof) est un des meilleurs. Le PUR ou Icynène n'est à reserver que pour les plafonds ou murs.
04/07/2010 Vieux  
 
  43 ans, Brabant Wallon
 
@ Lepasserelle ,


Je ne peux que te suivre dans ton raisonnement.

Hélas, ce nouveau venu semble bien décidé à promouvoir autant qu'il le pourra l'insustrie du pétrole et des fabriquants d'isolants à base d'hydrocarbure.
04/07/2010 Vieux  
 
  43 ans, Brabant Wallon
 
@ nebunu,

Je ne remets pas en cause votre compétence. Vous êtes certainement un universitaire de haut vol. C'est en tout cas ce qui ressort de vos interventions.

Ceci dit, je pense que soit nous ne mettons pas derrière les mêmes mots la même réalité ou alors vous n'avez pas cerné ce que l'on entent par confort d'été.

Vous affirmez que le PU est le meilleur isolant pour se protéger de la chaleur estivale. C'est une ineptie.

La meilleure toiture pour se protéger des chaleurs estivales devrait être en béton et aussi épaisse que possible. C'est la masse qui protège de la chaleur. C'est d'ailleurs bien pour cela que les vieilles batisses avec des murs très épais restent très fraiches en été.

La meilleure toiture pour protéger du froid hivernal serait de très loin une toiture autoportante en PUR massif.

Moi et d'autres prétendont que puisque ces deux toitures ne sont que pur rêve théorique, le bon compromis se trouve en utilisant des isolants lourds (fibre de bois, cellulose,...)

Cessez-donc de répondre avec cette grande certitude. Vous vous trompez !
05/07/2010 Vieux  
 
  61 ans, Autre pays
 
Parlons d'autre chose. "La masse protège de la chaleur" est aussi juste que le soleil tourne autour de la terre. La masse *interne* compense le peu de chaleur passée au travers d'un isolant.

Les toitures anciennes, massives, amortissent la surchauffe d'été, mais ne vous permettent pas de réguler facilement et économiquement à la température stable et continue.

Mais je propose de pas s'affronter là-dessus, je parle de principes (désirant une réflexion / recherche sur le but peut-être utopique).

Supposons que les énergies suivent les courbes officielles, la démographie aussi, etc., un des scénarii probables est que une partie des batiments (non-rénovés et moyennement rénovés) sera invivable, càd couteraient plus cher que de refaire correctement. Avec une peu de calcul et de réflexion, on peut considérer cela comme "pas impossible". En calculant maintenant, entre revendre et faire passif, en faisant des prospectives bien moins complexes et opaques que le IPCC nous impose sur le climat, on peut considérer (peut-être) que c'est même relativement probable. Donc cela justifierait que le commun des mortels y pense... Non ? J'ouvre simplement la porte de dire: pensez passif, amusez-vous à le calculer à fond, à l'aligner sur quelques utopies (car le monde se déroulera sans doute autrement que toutes les prévisions), de préférence les votres. Puis, surtout, faites vos choix, pas ceux du marketing.

Bon, et soyez sympa, ne mélangez pas tout: je suis ni pro pétroliers, bien au contraire (mais je connais très bien parceque je cherche à comprendre, et que les clichés ne me suffisent pas), ni pro "ce que vous n'aimez pas". J'ai fait des maisons terre-paille, des cabanes, vécu longtemps dans dans la montagne sans eau courante ni électricité, peut-être plus écolo que le plus radical ici, et je défend ce genre de valeurs à fond quand les autres sont rentrés chez eux voir le match.

Je suis simplement à farfouiller pour aller à fond dans la réflexion. Si vous pensez/dites que le commun des mortels s'en fout, a d'autres soucis (je pense le contraire) ou est trop bête (pas sympa, ça..), laissez-moi déconner, je serai vite repéré avec mon entonnoir sur la tête.

Dernière modification par nebunu 05/07/2010 à 02h50.
05/07/2010 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
  lepasserelle est connecté maintenant
@ Nebunu, je vous propose de répondre de manière précise et en argumentant votre réponse à la question de Azobijn.

Dernière modification par lepasserelle 08/07/2010 à 00h35.
05/07/2010 Vieux  
 
  61 ans, Autre pays
 
Bonjour,

Réponse à Asobijin: on "me pousse à répondre précis à la question", je ne peux hélas que:

soit généraliser, et mes à-priori (hypothèses de départ + critères + enjeux) vont avoir une influence forte sur ma réponse, et vous donner une maison telle que "je l'imagine appropriée". Peu de chances que cela corresponde par hasard à vos enjeux.

soit calculer et pour cela il faudrait toutes les données du bâtiment déjà définies et non modifiables, plus les données budgétaires et autres contraintes (impacts aux autres valeurs) que vous acceptez de supporter, les priorités (j'appelle cela une matrice fonctionnelle: ...à quoi vous sert la maison...), et quelques autres.

On ne peut garantir d'obtenir des bons résultat en faisant du plic-ploc, sans vision globale. Cela prolonge la médiocre qualité moyenne des bâtiments et leur prix excessif... autant demander à ceux qui font cela mal depuis toujours

Donc, je suis incapable de répondre à cette question sinon en partageant de l'info que j'aurais sur la nature des produits, leurs caractéristiques physiques, etc.

Quand on parle de tendances et principes, on s'énerve... OK. Evitons.

J'ai évité hier d'expliquer le déphasage d'une manière chiffrée (car je suis en déplacement et n'avais pas mes tables de masses thermiques des matériaux), afin de dresser une vue d'ensemble comparative de pratiquement tous les isolants et shématiser la dynamique du déphasage, pour généraliser ce que cela fait, avec 3 facteurs, et permettre à chacun de décider s'il en a envie ou pas, plutôt que de dire "c'est bien" ou "c'est pas bien". (J'y reviendrai sans doute si on m'aggresse pas trop d'ici là avec des fantasmes que je soutiens à tout prix les lobby pétroliers, sinon j'ai tendance à croire que l'accusateur pourrait bien être ...subjectif? ).

Plutôt que des soi-disant produits magiques, vous, d'autres, n'auraient pas envie de faire un blog sur comment concevoir une maison ? Ou bien dans quel ordre faire ses choix conceptuels ? Ou bien l'usage expliqué du logiciel de certification des maisons passive, A, B, C, D, etc...

Dernière modification par nebunu 07/07/2010 à 00h03.
06/07/2010 Vieux  
  46 ans, Hainaut
 
Citation:
Posté par nebunu Voir le message

J'ai évité hier d'expliquer le déphasage d'une manière chiffrée (car je suis en déplacement et n'avais pas mes tables de masses thermiques des matériaux), afin de dresser une vue d'ensemble comparative de pratiquement tous les isolants et shématiser la dynamique du déphasage, pour généraliser ce que cela fait, avec 3 facteurs, et permettre à chacun de décider s'il en a envie ou pas, plutôt que de dire "c'est bien" ou "c'est pas bien". (J'y reviendrai sans doute si on m'aggresse pas trop d'ici là avec des fantasmes que je soutient à tout prix les lobby pétroliers, sinon j'ai tendance à croire que l'accusateur pourrait bien être ...subjectif? ).
Bein moi ça m'intéresse gravement car je dois passer commande pour l'isolation du toit !

Rez sur cave R=3.7, murs R=2.5.
Je comptais placer sur le toit une sous toiture rigide de 22mm densité 160kg/m³
et 18cm de fibre de bois densité 55kg/m³.

@++
06/07/2010 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
  lepasserelle est connecté maintenant
Boubanstick, ça me paraît être une excellente option. En Belgique, l'isolation de toiture en fibre de bois ou cellulose est un des meilleurs choix : énergie grise minimum, bon déphase, prix modérés...
Par contre si cela ne représente pas un surcoût important, je monterai à 25 cm de laine de bois.
06/07/2010 Vieux  
  46 ans, Hainaut
 
Salut, en fait j'envisage de rajouter 4cm entre pare vapeur et plaque de fermacell.

Mais je n'ai que 18 entre chevrons. D'ailleurs j'ai 60 à 61cm entre chevrons
or je vois que les fibres c'est 60 ou 57,5cm.

Comment faire pour éviter un maximum de perte ?
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