RENOUVELABLE ou NUCLEAIRE

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RENOUVELABLE ou NUCLEAIRE

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05/04/2014 Vieux  
  34 ans, Hainaut
 
A vouloir aller trop vite (panneaux PV 4 fois moins chers aujourd'hui qu'il y a 5 ans) et être les premiers de classe dans tous les dossiers éthiques et ecologiques, on est en train de créer un désert économique et social en Wallonie

Perso, je ne voterai plus comme avant (en tout cas au niveau régional et communautaire), car on a affaire à des amateurs.
Mais bon, 80% des wallons ne changent jamais de vote, alors ... on continuera droit dans le mur, sauf que les flamands et l'Europe ne seront plus là pour payer la note et qu'il faudra expliquer pourquoi la Wallonie sera dans une situation pire que la Grèce d'ici quelques années (on accusera l'affreux capitalisme, mais cela ne règlera pas l'ardoise)

Dernière modification par federer 05/04/2014 à 16h55.
05/04/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par federer Voir le message
A vouloir aller trop vite (panneaux PV fois moins chers aujourd'hui qu'il y a 5 ans) et être les premiers de classe dans tous les dossiers éthiques et ecologiques, on est en train de créer un désert économique et social en Wallonie
(...)
Même si André Antoine est à l'origine du soutien PV, les verts se sont montrés incapables de gérer un portefeuille ministériel. Merci les écolos !

Citation:
Posté par federer Voir le message
Perso, je ne voterai plus comme avant (en tout cas au niveau régional et communautaire), car on a affaire à des amateurs.
(...)
Hélas, un retour en arrière pour les effets de la gestion désastreuse des dossiers dont tes* élus avaient la charge, me semble très difficile. Pire; ce sont ceux qui ont cru en ces énergumènes verts (par souci écolo ou financier - mon cas) qui sont aujourd'hui malmenés. Heureusement que l'union fait la force; mais il faudra rester vigilant ! Merci les écolos !

(*) ce n'est pas un reproche !

Citation:
Posté par federer Voir le message
Mais bon, 80% des wallons ne changent jamais de vote, alors (...)
Cette fois-ci, j'ai bon espoir que, l'heure de la fin de la récréation ayant sonné, une grande partie de ceux qui ont voté écolo aux dernières législatives et régionales, modifieront leur choix et cesseront de voter pour cette secte d'illuminés !

La pub suivante, même si elle caricature (un peu) les écolos, donne le "la" en ce qui concerne cette secte:
http://youtu.be/zUuLjmnM3Zw

Et elle comporte surtout un avertissement pour ceux qui seraient encore tentés par les ayatollah verts entre la 13ème et la 18ème seconde. Enfin, la manip' et le mensonge des verts est bien illustré entre la 19ème et la 23ème seconde !
05/04/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par BRICOJEUNE1 Voir le message
Mieux vaut le risque d'une catastrophe au point de vue financier que le coût d'une catastrophe nucléaire tant au point de vue humain qu'au point de vue financier.
... et on est reparti pour un tour de catastrophisme !

BJ1; Fukushima et Tchernobyl étaient des centrales d'anciens types, avec des systèmes de sécurité qui n'auraient jamais passé les stress tests qui furent effectués sur nos centrales. Que l'on parle des cuves de Tihange et de leur qualité est un signe que l'état de nos centrales est suivi de près !
05/04/2014 Vieux  
 
  72 ans, Liège
 
Citation:
Posté par Railsavoie Voir le message
... et on est reparti pour un tour de catastrophisme !

BJ1; Fukushima et Tchernobyl étaient des centrales d'anciens types, avec des systèmes de sécurité qui n'auraient jamais passé les stress tests qui furent effectués sur nos centrales. Que l'on parle des cuves de Tihange et de leur qualité est un signe que l'état de nos centrales est suivi de près !
Tihange 2 Centrale de première jeunesse
L'Etat suis de près l'état de nos centrales
05/04/2014 Vieux  
 
  72 ans, Liège
 
Des compagnies assurent le risque d'inondations, typhons, tremblement de terre etc...

Mais aucune compagnie n'accepte d'assurer les dommages d'un accident nucléaire.

Les assureurs ILS SONT PAS FOUS.

Quant le risque sera de ZERO pas de tracas, ils se battront pour assurer.

On peut rêver que ce jour arrive.
05/04/2014 Vieux  
 
  66 ans, Hainaut
 
C'est vraiment lassant ce topic!...
Il n'est pas en rapport avec le PV ni avec le bricolage...

Pourquoi ne pas essayer de retrouver l'ancien et de faire un copier/coller?...
05/04/2014 Vieux  
 
  72 ans, Liège
 
Tout le monde n'est pas lassé, 261 messages en quelques jours.

Retrouver l'ancien TOPIC et faire un copier/coller : tient l'idée n'est pas mauvaise

Le PV non plus n'a rien à voir avec le bricolage.
Oh si, c'est nos ministres qui sont très forts pour bricoler dans le domaine du PV
05/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Liège
 
Citation:
Pour l'année 2020, Jean-Pierre Hansen évalue à 10,7 millions le nombre de CV qui seront émis par le régulateur wallon.
La CWaPE, elle, l'évalue à 8,67 MCV, si l'éolien et le PV industriel suivent l'ambitieuse trajectoire voulue par Nollet. Si on est sous cette trajectoire, en particulier à cause de tous les recours contre l'éolien et de la volonté de la majorité wallonne suivante, ce sera encore moins.

L'électricité verte wallonne coutera certes nettement plus cher qu'elle n'aurait dû, mais pas dans les proportions de l'analyse de ce monsieur. Enfin, il faut tenir compte de la pression à la baisse exercée par le renouvelable sur la composante énergie de la facture d'élec.
05/04/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par BRICOJEUNE1 Voir le message
Tihange 2 Centrale de première jeunesse (...)
L'Etat suis de près l'état de nos centrales (...)
Allons, allons, BJ1, je n'ai pas écrit que Tihange était un jeune premier !

La centrale de Fukushima était du type Réacteur à Eau Bouillante, qui se caractérise par un seul circuit de refroidissement; l'eau assurant les fonctions de fluide caloporteur et les fonctions de modérateur; alors que Tihange est du type Réacteur à Eau Pressurisée (les mêmes types utilisés pour les sous-marins et les porte-avions nucléaires); ces derniers présente l’avantage d'avoir un double circuit séparé; un pour le refroidissement et l'autre pour le modérateur (dispositif ralentissant la vitesse des neutrons, donc participant à la régulation de la réaction); de plus; Tihange présente l'avantage sur Fukushima d'utiliser un circuit tertiaire connecté aux tours de refroidissement. (résumé des infos glanées sur le net et principalement sur Wiki).

Ce que j'en comprends, c'est que l'accident de Fukushima n'aurait pas eu ici les effets qu'il eut là-bas; le modérateur aurait assuré son rôle le temps que l'alimentation des pompes se fasse.
05/04/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par seiran76 Voir le message
(...)
Il n'est pas en rapport avec le PV ni avec le bricolage...
(...)
... mais il s'appelle "Renouvelable ou nucléaire" !
Et puis, c'est à force de frapper sur le clou qu'il s'enfonce !
06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 
06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 


http://www.nicegrid.fr/nice-grid-le-...energie-10.htm

Dernière modification par Yucatan 06/04/2014 à 16h34.
06/04/2014 Vieux  
  46 ans, Liège
 
C'est bien beau ca yucatan, mais combien de famille on les moyens d'investir dans 12 000 eur de panneaux et 15 000 euro de batterie , pas moi est ce reseverver a l'elite qui as les moyens.

Et puis la reunion ce n'est pas l'europe, ni encore moins le beau soleil de la belgique.


Faut etre realiste de nouvelle centrale nucleaire on as besoin, du renouvelable aussi.

Seulement supprimé les centrales que quand le renouvelables saura les remplacer tout l'année ( 24h/24h) sans apport de central CO2 je serai content.

Mais je dirait pas avant une bonne vingtaine d'année
06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 
LE STOCKAGE MASSIF DE L’ÉNERGIE : UN ENJEU MAJEUR


Aujourd’hui, les énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz) dominent le paysage énergétique mondial et resteront encore majoritaires dans le mix énergétique mondial pendant plusieurs décennies, puisque l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prévoit qu’elles devraient encore représenter près des trois-quarts de la consommation énergétique de la planète à l’horizon 2035.

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Mais en dépit de cette persistance des énergies fossiles, liée à des facteurs économiques et technologiques, la part des énergies renouvelables ne cesse de croître et cette tendance devrait s’accélérer dans les années à venir car le coût moyen d’exploitation de ce type d’énergie a continué à diminuer et rejoindra dans une dizaine d’années celui des énergies conventionnelles.
En outre, face au défi environnemental et climatique et à la nécessité absolue de réduire drastiquement les émissions humaines de CO2 d’ici le milieu de ce siècle, tous les grands pays industrialisés mais également les pays émergents se sont à présent engagés dans la transition énergétique, même si celle-ci se déroule à des rythmes très différents en fonction du niveau de développement et des contraintes économiques et sociales de chaque État.

Aujourd’hui, il faut savoir que plus de 20 % de l’électricité mondiale est déjà produite à partir de sources d’énergie peu émettrices de CO2 (hydraulique, biomasse, éolien et solaire), y compris le nucléaire. Cette production électrique mondiale qui est l’ordre de 22 000 TWh par an va, selon toute probabilité, continuer à croître deux fois plus vite que la production énergétique mondiale et la plupart des experts s’accordent à penser que les énergies renouvelables pourraient assurer environ un tiers de la production électrique de la planète à l’horizon 2035.

L’AIE souligne d’ailleurs dans son rapport 2012 que le développement des énergies renouvelables va s’accélérer dans les deux prochaines décennies et que celles-ci répondront à près de 50 % des nouveaux besoins liés à la croissance de la production électrique dans le monde d’ici à 2035.

S’agissant de l’Union européenne, les derniers chiffres dont nous disposons nous indiquent que l’ensemble des énergies renouvelables représente à présent environ 13 % de la consommation totale d’énergie en Europe, contre seulement 8 % il y a 10 ans et les pays de l’Union se sont fixé comme objectif de monter cette part des énergies renouvelables à 20 % de leur consommation énergétique totale à l’horizon 2020 (23 % pour la France).

Mais face à cette double montée en puissance, celle de la part de la consommation électrique dans le bilan énergétique global et celle de la forte progression de l’ensemble des énergies renouvelables dans la production électrique, la question du stockage massif et efficace de l’énergie est en train de devenir tout à fait capitale et mobilise les chercheurs et les industriels du monde entier.

Intrinsèquement, l’électricité ne se stocke pas ; il est donc nécessaire d’ajuster en temps réel sa production à sa consommation. Tant que la majorité de cette production électrique est assurée par des sources d’énergie fossile qui, par définition, sont stables et prévisibles, cette caractéristique reste facilement maîtrisable. Mais à partir du moment où la part des énergies renouvelables et notamment de l’éolien et du solaire devient significative (au-delà de 10 %), les choses se compliquent singulièrement.

Les énergies solaires et éoliennes restent en effet soumises à l’évolution météorologique et, de ce fait, elles peuvent connaître de brusques chutes de production, ce qui peut tout simplement entraîner un effondrement du réseau de distribution électrique si des solutions massives de stockage de l’énergie n’ont pas été prévues. Un tel scénario catastrophe s’est déjà produit en Allemagne par exemple, pays où la part de l’énergie éolienne dépasse à présent, en moyenne, les 8 % de la consommation électrique totale.

Mais dans le domaine de la production électrique, un pic de production est également très difficile à gérer, comme le montre l’exemple récent de la tempête Xaver en Allemagne le 5 décembre 2013. Ce jour-là, grâce aux vents exceptionnels résultant de cet événement météorologique extrême, le parc éolien allemand a assuré pendant quelques heures 40 % de la consommation électrique totale outre-Rhin. Au cours de cette journée « historique », la production éolienne d’électricité a été 50 fois plus importante que la production moyenne journalière constatée le mois précédent ! Comme l’Allemagne a peu de barrages et de grandes installations hydrauliques pour lisser ses fluctuations de production électrique, elle a dû fermer en catastrophe de nombreuses centrales thermiques et se résoudre à vendre à perte de l’électricité à ses voisins…
On voit donc à quel point le développement massif des énergies renouvelables est lié à la mise au point de nouvelles solutions technologiques permettant de stocker pour un coût raisonnable de grandes quantités d’énergie pour les redistribuer plus tard, en fonction de la demande.

Mais dans ce domaine les solutions miracles n’existent pas et chaque moyen industriel de stockage de l’énergie présente ses avantages et ses inconvénients : les accumulateurs géants ou les batteries liquides ont un coût d’utilisation qui reste trop élevé ; quant au stockage par air comprimé, son rendement reste faible et son coût énergétique important.
C’est pourquoi, jusqu’à présent, ce sont les barrages et les stations de transfert d’énergie par pompage qui représentent la quasi-totalité des outils massifs de stockage de l’énergie dans le monde. Cette solution hydraulique présente en effet l’avantage d’avoir un excellent rendement et d’être économiquement rentable. Mais elle présente également un très gros inconvénient : elle n’est évidemment réalisable que sur certains sites, ce qui en réduit sensiblement les possibilités d’utilisation.
Il y a quelques jours, les autorités, conscientes de cet enjeu, ont lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Stockage et conversion de l’énergie » dans le cadre du programme d’investissements d’avenir piloté par l’Ademe pour le compte de l’État. Cet AMI s’appuie sur une étude récente sur le potentiel de stockage de l’énergie et sur le programme « Démonstrateurs et plates-formes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte », doté de 1,12 milliard d’euros de crédits. Ce programme vise à explorer prioritairement deux vois technologiques, le stockage d’énergie et le stockage sous forme d’hydrogène, qui présentent deux atouts majeurs : elles ne supposent pas de transformation radicale des réseaux de distribution et elles n’entraînent pas d’augmentation des émissions de CO2.

Du côté des chercheurs et des industriels, des solutions innovantes à ce problème-clé du stockage massif de l’énergie commencent à apparaître. Fin décembre, Alstom a ainsi présenté une solution reposant sur le stockage de l’énergie grâce à des batteries et permettant d’optimiser l’équilibrage du réseau pour gérer la distribution d’électricité en fonction de la demande – elle aussi très fluctuante – des consommateurs.

Baptisée MaxSineTM eStorage, cette solution a été spécialement développée pour pouvoir gérer, dans le réseau électrique, l’instabilité intrinsèque induite par la part croissante des énergies renouvelables intermittentes comme l’éolien et le solaire. Concrètement, chaque module est connecté à une batterie d’une puissance de 2 MW. Ce système modulaire permet d’atteindre jusqu’à 12 MW de capacité de stockage. L’électricité ainsi stockée peut être mobilisée immédiatement pour répondre à une brusque augmentation de la demande, ce qui permet d’éviter les risques de black-out du réseau. Autre avantage de ce procédé : il permet aux consommateurs de gérer plus efficacement leur consommation d’électricité en achetant celle-ci de préférence pendant des périodes où son prix est plus bas.

Cette solution d’Alstom comprend notamment un convertisseur de puissance qui relie la batterie en courant continu et convertit l’électricité qui sera stockée ou envoyée dans le réseau en courant alternatif. Un logiciel de gestion de stockage d’énergie en temps réel permet de concevoir un plan de production d’électricité personnalisé qui va tenir compte de l’état du réseau en fonction de la demande enregistrée et des conditions météorologiques. Ce système innovant devrait être expérimenté d’ici quelques mois dans le cadre du projet européen « Nice Grid », qui vise à créer un micro réseau local reliant 200 sites de panneaux solaires.

Mais alors qu’Alstom présentait son innovation pour le stockage de l’énergie, UTRC (United Technologies Research Center), le centre Recherche et Innovation du groupe américain UTC, basé à Hartford (Connecticut) a présenté « Purestorage », une nouvelle technologie de stockage de l’énergie de batterie à flux qui a nécessité plusieurs années de recherche (Voir UTC). Cette nouvelle technologie de stockage aurait une densité 5 à 10 fois supérieure à celle des batteries à flux traditionnelles et semble particulièrement bien adaptée au « lissage » de la production de la distribution électrique issue des énergies renouvelables, par nature diffuse et intermittente, comme l’éolien ou le solaire.

Selon UTRC, sa solution technologique serait capable de répondre aux besoins spécifiques de capacité énergétique et de stockage des différents producteurs et distributeurs et permettrait de diviser par deux ce coût de stockage par rapport aux solutions de stockage concurrentes : batteries lithium-ion, les batteries à sels fondus ou encore stockage par air comprimé.
Mais il existe également une autre voie très prometteuse qui pourrait permettre de convertir et de stocker l’énergie pour la réutiliser ultérieurement, soit dans les réseaux de distribution de gaz et d’électricité, soit comme carburant dans les transports propres : la transformation en hydrogène. Du fait de sa très haute densité énergétique (33kWh/kg), l’hydrogène constitue en effet un vecteur d’énergie sans rival, à condition d’arriver à en maîtriser parfaitement la production, le stockage et l’utilisation.

Ce défi n’est pas simple à relever car l’hydrogène est d’une extrême volatilité et le stocker de manière sûre et rapide demande de grandes précautions et nécessite beaucoup d’énergie. Mais ce verrou technologique est en train de sauter. Une entreprise drômoise, McPhy Energy, a en effet réussi à stabiliser l’hydrogène à l’état solide sous forme d’hydrures métalliques facilement utilisables par les industries.

Cette solution très innovante permet de fixer l’hydrogène à du magnésium, qui se comporte un peu à la manière d’une éponge. Le résultat se matérialise sous la forme de galettes facilement transportables et utilisables sans risque. Le procédé mis au point par Mac Phy permet de produire 12 m3 d’hydrogène par heure. Mais il y a mieux : ce système est réversible et permet également de transformer l’hydrogène en électricité avec un taux de rendement énergétique de l’ordre de 90 %.
Pour l’instant, le prototype existant est limité à une puissance de 3,3 MWh mais McPhy pense pouvoir, d’ici quelques années, proposer des stations de stockage de 16,5 MWh. Si cette solution de transformation et de stockage par hydrogène à l’état solide parvient rapidement à un stade industriel, elle pourrait bien révolutionner l’ensemble de la chaîne de production et de distribution de l’énergie et imposer l’hydrogène comme vecteur incontournable dans le nouveau paysage énergétique mondial.
Mais l’hydrogène présente également un autre avantage peu connu et qui ouvre de vastes perspectives. Il peut être injecté dans une proportion d’au moins 5 % – et peut-être plus – dans les réseaux de distribution de gaz naturel, sans qu’il faille procéder à des transformations majeures et coûteuses de ces réseaux, comme l’ont montré plusieurs expérimentations de longue durée en Europe du Nord.

Cette intégration de l’hydrogène au réseau gazier s’intègre dans un procédé plus vaste, baptisé « Power to gas » (ou production d’énergie à partir du gaz) qui permet d’utiliser l’électricité excédentaire produite par les énergies renouvelables (biomasse, éolien et solaire) pour produire de l’hydrogène et du méthane qui pourront être stockés et utilisés ultérieurement, comme vecteur énergétique.

Outre-Rhin, les ingénieurs de MicrobEnergy GmbH sont en train d’améliorer ce procédé. Ils ont conçu une chaîne de production dans laquelle la transformation s’effectue directement dans le fermenteur. Le CO2 présent dans le biogaz et l’hydrogène peut ainsi être transformé en méthane supplémentaire. Ce procédé permet non seulement d’atteindre un taux de méthanisation de 95 % mais il est également mieux adapté au stockage de l’électricité excédentaire produite à partir de sources d’énergie renouvelable intermittentes.

En septembre 2013, une étape décisive dans le développement massif de cette solution « Power to Gas » a été franchie : le fournisseur d’électricité allemand E.On a inauguré sa première unité de transformation industrielle de l’électricité en gaz, ouvrant ainsi une nouvelle voie dans le stockage de l’énergie produite de façon intermittente par des énergies d’origine renouvelable.

Jusqu’à présent, on réalisait l’opération inverse : la transformation du gaz en chaleur et en électricité. Mais ce processus est réversible, comme vient de le montrer E.On qui a inauguré à Falkenhagen (Allemagne) une unité de transformation de l’électricité en hydrogène. Cette usine « Power-to-Gas » utilise directement l’électricité produite par des éoliennes pour décomposer l’eau par électrolyse et obtenir ainsi de l’oxygène d’une part et de l’hydrogène, d’autre part. L’hydrogène ainsi obtenu peut être stocké puis réinjecté ensuite dans le réseau de distribution de gaz. L’unité a une puissance de 2 MW et peut produire 360 m3 d’hydrogène par heure. Depuis le mois de juin, cette centrale a commencé à injecter dans le réseau de gaz son hydrogène (à 2 %, sous une pression de 55 bars).

Mais d’autres recherches méritent également d’être signalées. En Suisse, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont mis au point, fin 2012, une technique permettant de produire de l’hydrogène à partir d’énergie solaire, d’eau et de rouille. Dans le prolongement de ces recherches, il y a quelques semaines, l’équipe de Michael Grätzel, directeur du Laboratoire de photonique et interfaces de l’EPFL, en collaboration avec une équipe de chercheurs du Technion (Israël Institute of Technology), est parvenue à concevoir des nanostructures d’oxyde de fer qui ouvrent la voie à une production industrielle et à faible coût d’électricité en utilisant le vecteur Hydrogène.

Chercheur de réputation internationale, Michael Grätzel est déjà l’inventeur d’une cellule solaire qui porte son nom et qui permet, par un processus photoélectrochimique, de produire directement de l’hydrogène à partir d’eau.

Cette fois, la nouvelle technologie développée par ces chercheurs permet de produire de l’hydrogène avec un rendement acceptable à partir d’énergie solaire, d’eau et d’oxyde de fer. Grâce à leur découverte, les chercheurs de l’EPFL se disent en mesure de produire de l’hydrogène pour un prix de revient égal à 5 euros/kg, contre 15 euros/kg avec les meilleurs systèmes actuels.
Nous sommes donc bel et bien en train de vivre un tournant scientifique et technologique et nous devrions enfin disposer d’ici quelques années d’un ensemble cohérent de procédés et de solutions permettant le stockage massif et économique de l’électricité et plus largement de l’énergie. Il deviendra alors possible, en recourant notamment au vecteur hydrogène, d’utiliser sans aucune limite et de manière bien plus efficace et rentable qu’aujourd’hui l’ensemble des sources d’énergie renouvelable, éolien, solaire mais également biomasse, géothermie profonde et énergies des mers, une source d’énergie encore embryonnaire dont le potentiel est immense.

Il est évidemment capital que la France et l’Europe prennent toute la mesure de ces enjeux scientifiques, technologiques et industrielles et développent un effort de recherche particulier dans ce domaine stratégique, qui sera un élément clé de la lutte contre le réchauffement climatique, faisant intervenir de multiples disciplines, dans les domaines de la physique, de la chimie, des nanotechnologies et de la biologie et combinant recherche fondamentale et recherche appliquée.

Notre Pays a en effet la chance rare de pouvoir exploiter à grande échelle cinq grandes sources d’énergie propre : l’hydraulique, l’éolien, le solaire, la biomasse et les énergies marines et, si nous parvenons à relever ce défi du stockage massif de l’énergie, nous pourrons dans un génération être la pointe mondiale de la transition énergétique vers le « zéro carbone », un domaine technologique et industriel qui sera l’un des grands moteurs de la croissance économique au cours de ce siècle.

http://www.gizmodo.fr/2014/01/06/stockage-energie.html
06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 


06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 
06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 
06/04/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
 
06/04/2014 Vieux  
  46 ans, Liège
 
C'est vrai que c'est bien beau tout ca mais quel en est le cout pour notre petit pays est-ce realisable chez nous, sans que cela ne coute trop cher a la collectivité

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