RENOUVELABLE ou NUCLEAIRE

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RENOUVELABLE ou NUCLEAIRE

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23/05/2014 Vieux  
  38 ans, Liège
 
le garçon semble s'être perdu entre ses 2 mondes, factuels et contextuels.

il vit dans sa matrice
23/05/2014 Vieux  
 
  66 ans, Hainaut
 
La recherche est toujours en marche...

et les applications de ces recherches sont réalisées régulièrement... heureusement.

La recherche ne sera jamais terminée puisque l'homme tentera toujours de trouver autre chose! C'est ainsi depuis la création du monde...

Aujourd'hui, on pose des PV et des éoliennes...
Il est certain que dans quelques années, tout cela sera démodé... à l'image des premiers ordinateurs avec disquettes... des ordinateurs qui coûtaient la peau des fesses.
Mais il est vrai que pour la plus part, vous n'étiez pas nés!

J'aurais pu attendre 10 ans voire 20 ans avant d'acheter une première machine...
Peu de gens croyaient à l'avenir de l'ordinateur!...
On se moquait de moi quand je disais que cela serait vendu dans les supers marchés!... et c'est même arrivé dans les Discounts...

Comme peu de gens croyaient à l'appareil photo numérique... il est vrai que les premiers étaient peu performants... et coûtaient aussi cher...

Il ne faut pas oublier que la vente d'un produit... crée la recherche et la paie!

Quand on achète un produit, il est déjà et toujours dépassé!... car la recherche a déjà trouvé autre chose!...
Pour vendre un produit non indispensable à un prix attractif, il faut le produire à grande échelle...
Pour le produire à grande échelle... il faut trouver de grands débouchés!
Bref, il faut créer le besoin...

Le PV? à la base, personne en a besoin!... Pourquoi produire quelque chose (l'électricité) que l'on nous fournit à un bon prix!...

Donc, on crée le besoin... en augmentant prix de l'électricité!... (en annonçant une croissance importante du prix de l'électricité dans les années futures... cela permet d'augmenter les prévisions de rendement!!!) et en promettant des sous!...
Deux ingrédients qui font mouche chez l'homme...

La suite... nous démontra que le prix n'augmentera pas si vite que les prévisions... et viendra le temps du déni des promesses.

Bref, le renouvelable doit s'installer... et le démarrage d'une technologie a un prix!
Sans un effort de la collectivité, jamais le démarrage du PV aurait eu lieu en Belgique ou ailleurs... Difficile de changer les mentalités...
Il est vrai que l'on pouvait faire beaucoup mieux!... mais n'est pas Nollet qui veut!

Dernière modification par seiran76 23/05/2014 à 21h41.
09/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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L'énergie provenant du vent captée par des cerfs-volants :

09/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
  Yucatan est connecté maintenant
09/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
  Yucatan est connecté maintenant
Construire le futur, les bâtiments intelligents - FUTUREMAG :

09/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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Beton photovoltaique :

09/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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L'attrape lumière :

09/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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09/06/2014 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
 
http://www.alternatives-economiques....302_68296.html

Qui va payer le démantèlement des centrales nucléaires en Allemagne et bientôt en Belgique???? Où va-t-on stocker les déchets des centrales démantelées? Mystère et boule de gomme...
09/06/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
Citation:
Posté par lepasserelle Voir le message
http://www.alternatives-economiques....302_68296.html

Qui va payer le démantèlement des centrales nucléaires en Allemagne et bientôt en Belgique????
Personne, on va tout remettre à neuf et les relancer, maintenant que le verts ont pris la dégelée de leur vie !

Citation:
Posté par lepasserelle Voir le message
Où va-t-on stocker les déchets des centrales démantelées? Mystère et boule de gomme...
Il y a beaucoup de place à l'intérieur des éoliennes...

RENOUVELABLE ou NUCLEAIRE
10/06/2014 Vieux  
 
  72 ans, Liège
 
Citation:
Posté par lepasserelle Voir le message
http://www.alternatives-economiques....302_68296.html

Qui va payer le démantèlement des centrales nucléaires en Allemagne et bientôt en Belgique???? Où va-t-on stocker les déchets des centrales démantelées? Mystère et boule de gomme...
C'est très simple, il y a beaucoup de place dans les jardins et les caves des pro-nucléaire
10/06/2014 Vieux  
 
  46 ans, Hainaut
 
Citation:
Posté par BRICOJEUNE1 Voir le message
C'est très simple, il y a beaucoup de place dans les jardins et les caves des pro-nucléaire
Dans les immenses propriétés de Willy B et de Melchior W il y a de la place pour mettre tous les déchets de tous les réacteurs... bonne nouvelle Au moins, ils seront enfin utiles
10/06/2014 Vieux  
 
  57 ans, Brabant Wallon
 
... je commence à éprouver de la sympathie pour ces voleurs de métaux...


Les éoliennes sont les nouvelles cibles des voleurs de métaux

30 mai 2014
Les éoliennes sont les nouvelles cibles des voleurs de métaux
Pour un malfaiteur voleur de métaux, les éoliennes sont bien plus rentables que les chantiers ou les réseaux ferrés. Dans chaque aérogénérateur ces groupes organisés peuvent récupérer jusqu’à une tonne de cuivre. Les gendarmes ont alors décidé d’employer les grands moyens en sortant l’hélicoptère, alors que déjà une vingtaine de cas de ce type ont été recensés en France.

Bien évidemment, les vols de métaux se passent la nuit, jusque là rien ne change. Mais les éoliennes sont de nouvelles cibles de plus en plus touchées par ces voleurs. Ils pénètrent par effraction, après avoir forcé le verrou de la porte se trouvant au pied du mât. Ensuite, au sommet, c’est-à-dire à environ 40 mètres de hauteur, ils « actionnent ce qui sert de disjoncteur pour couper le courant et rendre inerte le réseau électrique faisant tourner le moteur de l’hélice. A l’aide de cisailles et d’outillage de fortune, ils sectionnent et arrachent ensuite tout le câblage métallique, essentiellement composé de cuivre, qui court à l’intérieur de la structure », explique un officier.

Pourtant, cette entreprise est plus risquée que les vols habituels. En effet, afin de vider l’éolienne de l’intégralité de son cuivre, les malfrats doivent fournir un effort considérable et y passer beaucoup de temps. Toutefois, le pillage de ce symbole des énergies renouvelables peut représenter jusqu’à une tonne du précieux métal. Une telle quantité peut se vendre pour une somme de 4.500 euros sur le marché officiel du cuivre.

Alors que le vol de cuivre est en constante augmentation et représente 65% de l’ensemble des métaux volés, les gendarmes ont recensé plusieurs cas concernant les éoliennes. Les plus récents concernent deux éoliennes totalement dépouillées dans le sud de l’Eure-et-Loir, les 10 et 15 mai, puis 15 jours plus tard, une tentative a été déjouée.

Face à cette menace, des propriétaires d’éoliennes ont décidé de renforcer la protection de leur bien, avec un système d’alarme et la télésurveillance, par exemple. Les premiers vols sont survenus à la fin de l’année 2013 en Picardie. Depuis, une vingtaine de faits identiques ont été recensés sur le territoire français.

Arthur Ficheux
http://lenergiedavancer.com/les-eoliennes-sont-les-nouvelles-cibles-des-voleurs-de-metaux/2014/05/30/
11/06/2014 Vieux  
 
  72 ans, Liège
 
En france, ils n'ont rien compris, ils installent les éoliennes dans des lieux isolés propices aux voleurs.
Nos politiciens sont bien plus futés, ils les font installer près des habitations
11/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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http://www.smartguide.be/pdf/smartguide2014.pdf
11/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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Moteur thermique solaire cherche partenaire

11/06/2014 05:38

Une association poitevine entend valoriser au Sénégal un moteur thermique solaire conçu par des étudiants de l’IUT de Génie thermique et énergétique.


Un groupe de quatre étudiants de l'IUT de Génie thermique et énergétique de l'université de Poitiers travaille à la conception d'un prototype de moteur thermique solaire. Le groupe a repris l'invention de Robert Stirling, breveté en 1816. De l'huile est placée à l'intérieur d'un tube fixé au centre d'un réflecteur solaire (en forme de parabole). Le rayonnement solaire vient chauffer l'huile. Un gaz chaud se forme qui pousse un piston. En se refroidissant, il aspire ce même piston. Les successions de compressions et de détentes font tourner le moteur.

Des partenaires pour finaliser le prototype

Énergie gratuite et abondante au Sahel, le soleil est la clé de la réussite de ce moteur thermique. « Le fonctionnement est silencieux, indiquent les inventeurs. Le rendement est comparable au moteur d'automobile. Et en plus il n'y a pas de pollution ni de production de gaz à effet de serre. »
Par contre, il est nécessaire de disposer de concentrateurs d'énergie solaire de bonne dimension ce qui réserve l'utilisation de l'appareil à des applications fixes.
Le travail des étudiants a été conduit dans le cadre de la licence professionnelle « Verte » (Valorisation des énergies renouvelables et techniques énergétiques) de l'IUT Génie thermique et énergétique et accompagné par Robert Perrault, professeur de faculté aujourd'hui retraité.
L'association locale « La mie du pain, des fours et des moulins, d'ici et d'ailleurs » verrait bien des applications en lien avec ses partenaires de Saint-Louis du Sénégal. Par exemple, la recharge des batteries de téléphones mobiles, l'alimentation d'éclairage électrique ou d'ordinateurs dans les villages de brousse ainsi que le fonctionnement de pompe à eau ou de moulin à céréales.
Les « Géo-trouve-tout » concèdent que le bon fonctionnement réside dans le calcul des échanges thermiques. Ils soulignent que dans les années 1970, la société Philipps avait déjà réalisé, avec succès, des moteurs Stirling de groupe électrogène, avec une application de taille : la motorisation d'un bus de ville.
Aujourd'hui l'association « La mie du pain… » recherche des partenaires financiers et/ou industriels, pour finaliser le prototype, l'acheminer au Sénégal et assurer le suivi du fonctionnement. Il convient de préciser que l'ensemble du bâti a été réalisé par Olivier Cazin, ami de l'association et agent de maîtrise en construction métallique. Il est aussi un ancien élève du lycée professionnel Réaumur, à Poitiers.

Contact : « La mie du pain, des fours et des moulins, d'ici et d'ailleurs », tél. 05.49.44.02.93.
lamiedupain86poitou@orange.fr
lamiedupaindesfours
etdesmoulins.fr

http://www.lanouvellerepublique.fr/T...enaire-1942282
17/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
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Eolien : l'avenir se joue en altitude

Trends Tendances
Source: Trends-Tendances
mardi 17 juin 2014 à 11h08

L’éolien traditionnel est souvent la proie des critiques. Trop cher et pas assez productif, son efficacité est souvent remise en doute. Des chercheurs tentent cependant de révolutionner ce type d’énergie. L’idée principale : aller chercher le vent en altitude.

© PG



L’un des principaux défauts des éoliennes classiques est leur difficulté à exploiter le vent de manière efficace. Ce dernier est instable à proximité de la terre et relativement peu puissant. Depuis des années, les éoliennes sont de plus en plus grandes afin d’être plus efficaces mais les structures atteignent peu à peu leurs limites.
L’idée d’ingénieurs est donc d’aller chercher le vent là où il est potentiellement le plus exploitable : à 400 m d’altitude voire jusqu’à 1.000 m pour certains prototypes. A cette hauteur, le vent souffle à une vitesse comprise entre 100 et 350 km/h et de manière constante. Un potentiel énorme donc, surtout quand on sait que les éoliennes classiques ne sont productives que 20 % du temps. Les vents de hautes altitudes représenteraient, selon plusieurs études américaines, un potentiel de production annuelle de 18.000 terawatts. A l’heure actuelle, la planète n’a besoin «que» de 180 terawatts. Le calcul est vite fait : seulement 1 % des vents exploités suffirait à produire l’énergie nécessaire à la consommation mondiale.
Des premiers prototypes encourageants

Concrètement les projets ne sont qu’à leurs débuts. Les Etats-Unis et plusieurs autres pays se sont lancés dans l’aventure. Aujourd’hui, il existe deux familles principales de prototypes. Le premier type d’éolienne volante est rattaché par un câble à la terre et fonctionne comme un cerf-volant. Il effectue des mouvements circulaires à environ 300 m d’altitude. Le mouvement ainsi généré produit de l’électricité directement retransmise à la terre via le câble d’attache. L’entreprise américaine Makani Power présente actuellement un modèle qui serait deux fois plus productif en énergie grâce aux vents puissants qui soufflent à cette altitude.
Le deuxième prototype ressemble d’avantage à un ballon géant gonflé à l’hélium et muni d’une turbine. Celui-ci reste stable à une altitude de 600 m, là où les vents sont encore plus puissants. La firme américaine Altaeros Energies qui produit ce prototype annonce également qu’il est deux fois plus productif qu’une éolienne classique. En plus de produire de l’énergie, cette éolienne peut servir de base à une multitude d’autres services. Elle peut être équipée pour avoir des fonctions de surveillance et de communication par exemple.
Une énergie disponible partout et moins cher

Les avantages des éoliennes volantes sont nombreux. Fini les grandes structures à l’esthétique controversée et aux nuisances sonores. Plus efficace dans la production d’énergie, le coût de l’électricité se voit réduit. De plus, il est facilement imaginable de voir ces prototypes se développer partout dans le monde. Makani compte développer ses éoliennes au-dessus de la mer. Les vents y sont plus puissants qu’en plaine. Mais ce n’est pas tout, les régions où les ouragans et typhons sont fréquents ne peuvent pas accueillir d’éoliennes classiques. Celles de hautes altitudes, rapidement déplaçables (Altaeros Energies annonce que son prototype est déplaçable en 24 h), pourront donc y être installées. Les turbines requièrent bien moins de matériel. La firme AWT annonce une réduction de matériel de 90 % comparé à une éolienne classique. Son coût de production est également plus restreint.Des risques limités

Très vite se posent des questions de sécurité. Mais de ce côté-ci aussi les chercheurs semblent s’être déjà penchés sur la question. Une collision est, paraît-il, impossible avec les avions ; les éoliennes volent bien en dessous des couloirs aériens classiques. Des impacts avec des oiseaux semblent aussi peu envisageables, les turbines étant cette fois trop hautes pour la plupart des oiseaux et à des endroits où les passages des volatiles sont rares. Le fait qu’elles soient continuellement en mouvement (pour le prototype de Makani) réduit également la possibilité de collision. Une étude a d’ailleurs montré que les fenêtres des buildings tuent 5.000 fois plus d’oiseaux qu’un tel prototype.
Si ces nouvelles technologies ne sont qu’au stade de prototypes, leurs aboutissements ne sont pas loin pour autant. L’avenir de l’éolien se trouve fort probablement dans ces nouvelles technologies. Les plus optimistes espèrent pouvoir faire fonctionner leurs nouvelles technologies d’ici 10 ans. Et les chercheurs ne sont pas les seuls à y croire. Altaeros Energies a reçu une aide du gouvernement américain de 1,3 million de dollars et a déjà fait des premiers tests en Alaska. L’entreprise Makani Power a elle été rachetée par Google, qui espère bien développer cette technologie, même si quelques améliorations sont encore nécessaires.

Arnaud Martin


http://trends.levif.be/economie/actu...ter-17/06/2014
18/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Hainaut
 
excellent ça !
18/06/2014 Vieux  
 
  40 ans, Brabant Wallon
  Yucatan est connecté maintenant
En 2009, la consommation d'énergie réellement utilisée dans le monde a atteint près de 8,4 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (d'après Key World Energy Statistics 2011, AIE).
Mais pour permettre la consommation réelle de ces 8,4 milliards de tonnes d’équivalent pétrole, il a fallu « produire » plus de 12 milliards de tonnes d’énergie, comprenant notamment l’énergie utilisée pour transformer les ressources initiales.
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Au cours de ces 20 dernières années, cette consommation mondiale d’énergie a augmenté de 40 % et la Chine, exemple des nouveaux pays industrialisés, a vu sa consommation d’énergie plus que tripler depuis 1990. A ce rythme, cet immense pays qui consomme à lui seul plus de la moitié du charbon de la planète, consommera le cinquième de l’énergie mondiale avant la fin de la décennie et la consommation énergétique d’un Chinois est maintenant égale à la consommation énergétique moyenne d’un terrien. Il en va de même en matière d’émissions de gaz polluants et de gaz effet de serre et la Chine est devenue le plus gros pollueur de la planète, devant les États-Unis et l’Union Européenne.
En 2030, la consommation d’énergie réellement utilisée par l’humanité devrait atteindre au moins 15,3 gigateps, selon l’AIE, soit une progression de 27 %. Mais il faut également souligner que cette consommation d’énergie, en dépit des progrès effectués en termes d’efficacité énergétique, progressera également même si on la calcule par habitant puisqu’elle devrait atteindre 1,9 tonne par an et par terrien en 2030, contre environ 1,5 aujourd’hui. Quant à la consommation mondiale d’électricité, elle devrait passer, toujours selon l’AIE, de 22 000 TWh par an aujourd’hui à 34 292 TWh en 2030, soit une augmentation de 56 % !
Dans ce contexte d’explosion de la demande mondiale d’énergie, liée et l’on peut s’en réjouir, au développement économique sans précédent de vastes régions du monde mais également à l’évolution corrélative des modes de vie et du niveau moyen de confort, le dernier rapport du GIEC, publié le 13 avril dernier, rappelle qu’une véritable « révolution économique » est nécessaire pour avoir une chance de limiter à deux degrés l’augmentation de la température moyenne du globe. L’effort international devra à la fois porter sur la recherche d’une meilleure efficacité énergétique et sur une utilisation accrue de l’ensemble des énergies à faibles émissions de carbone, qu’il s’agisse des énergies renouvelables « classiques » (éolien, solaire, biomasse), des énergies propres encore expérimentales (énergies des mers) ou du nucléaire de prochaine génération.
Le rapport « REmap 2030 » de l’Agence internationale des énergies renouvelables, publié le 20 janvier 2014 à l’occasion de son assemblée générale à Abu Dhabi (Emirats arabes unis), va dans le même sens que le GIEC et souligne que les énergies renouvelables pourraient représenter jusqu’à 36 % du mix énergétique mondial en 2030, contre seulement 16 % aujourd’hui, et ce, sans aucun coût supplémentaire.
Aujourd’hui, la demande d’énergie primaire mondiale reste satisfaite à environ 80 % par les énergies fossiles. Le pétrole reste la première source d’énergie, assurant 30 % des besoins mondiaux, suivi par le charbon (27 %) et le gaz (21 %). Les énergies renouvelables satisfont quant à elles 16 % de la demande, dont 9 % pour l’hydraulique. La part du nucléaire dans la consommation d’énergie primaire est d’environ 5 %.
Mais pour arriver à cette part de 36 % d’énergies renouvelables, soit 5,5 gigateps, dans le mix énergétique mondial en 2030, il faut bien comprendre que, compte tenu de la progression de la consommation en valeur absolue, cela suppose, à production hydraulique et nucléaire constante, de produire au moins 4 gigateps à cet horizon uniquement à partir de quatre grandes sources d’énergie renouvelable : la biomasse (terrestre et marine), l’éolien, le solaire et l’ensemble des énergies marines (énergie des marées, des courants marins, des vagues et énergie thermique des mers).
Traduite en production électrique, et sachant que la demande électrique mondiale va augmenter sensiblement plus rapidement que la demande globale en énergie, cela signifie qu’il faut parvenir à produire en 2030, 12 350 TWh par an à l’aide des énergies renouvelables précitées (hors hydraulique et nucléaire), ce qui représente, nous allons le voir, un objectif très ambitieux mais nullement hors de portée de l’Humanité.
Imaginons en effet que, pour atteindre cet objectif planétaire des 36 % d’électricité décarbonée, on se fixe l’objectif suivant : 15 % de l’électricité mondiale produite par l’éolien, 15 % par le solaire et le solde (6 %) par les énergies marines, il faudrait, dans l’état actuel des performances technologiques de ces énergies (calcul volontairement prudent car ces performances et rendement vont très probablement sensiblement progresser d’ici 15 ans) installer 18 500 km2 de panneaux solaires (soit à peine plus de 3 % de la surface de la France) et 62 000 éoliennes géantes marines de 10 MW, pour produire cette part d’électricité propre.
Le solde de 741 TWh (6 %) pourrait être produit grâce à l’ensemble des énergies marines (hors éolien). Il faut en effet rappeler que le potentiel exploitable des énergies marines au niveau mondial est estimé, dans les hypothèses les plus prudentes, à environ 14 000 TWh par an, soit 63 % de la production totale d’électricité dans le monde en 2013. L’Agence Internationale de l’Energie estime pour sa part le potentiel mondial des énergies marines à au moins 20 000 TWh par an, ce qui représente 90 % de la production mondiale actuelle d’électricité…
À cet égard, il faut bousculer quelques idées reçues et rappeler que les énergies marines ne se limitent pas à l’énergie marémotrice (utilisée par la France dans la centrale de la Rance depuis 1967), ni à l’énergie des courants marins, en cours d’expérimentation. Bien que ces deux formes d’énergie des mers représentent respectivement un potentiel exploitable d’environ 400 TWh par an, selon Jean-François Dhédin, chef de projet des énergies marines à EDF, le potentiel énergétique de la mer est également présent, dans des quantités bien plus importantes, sous trois autres formes beaucoup moins connues du grand public mais riches de promesses : l’énergie houlomotrice, produite par le mouvement des vagues (avec un gisement mondial d’au moins 2 000 TWh par an ), l’énergie osmotique, qui repose sur les différences de salinité entre les eaux douces et les eaux salées (avec un gisement mondial d’au moins 1 700 TWh par an) et enfin l’énergie thermique des mers (ETM) qui exploite les différences de température entre les eaux de surface et les eaux profondes et représente un gisement énergétique exploitable colossal d’au moins 10 000 TWh par an.
Il est vrai que pour l’instant, seule l’énergie marémotrice est exploitée à un niveau industriel mais les sites rentables susceptibles d’être équipés sont rares de par le monde et le développement massif de cette forme d’énergie se heurte également à des problèmes de respect de l’environnement. L’énergie des courants marins est en revanche sur le point d’être développée à un niveau industriel, notamment par la France qui a la chance de disposer d’un gisement exceptionnel.
Dans ce domaine, notre pays possède un potentiel de production de l’ordre de 14 TWh/an, soit l’équivalent de deux réacteurs nucléaires de dernière génération. Le premier projet de ferme hydrolienne est bien avancé et comporte l’installation dans les mois à venir de quatre hydroliennes au large de Paimpol et de l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor). Au large de la Manche, au raz Blanchard, quatre fermes, comprenant entre 4 et 10 machines, devraient être installées en 2015 et un peu plus tard deux fermes sont prévues au large de Brest sur le site du Fromveur. D’ici 2025, plus de 200 de ces machines pourraient être installées dans nos eaux territoriales et couvrir la consommation électrique de plus de 200 000 foyers.
L’énergie houlomotrice, véhiculée par le mouvement des vagues reste en revanche une curiosité de laboratoire mais son potentiel n’en reste pas moins tout à fait considérable : rien qu’en Europe, il a été estimé à 150 TWh/an (l’équivalent du tiers de la consommation électrique totale de la France), avec une puissance moyenne sur la côte atlantique de 45 kW par mètre linéaire de front de vague au large. La France métropolitaine pour sa part pourrait tirer au moins 40 TWh par an de cette énergie des vagues, soit une production électrique comparable à celle de six réacteurs nucléaires…
Le parc éolien marin mondial reste aujourd’hui modeste, en comparaison de l’éolien terrestre qui fournit déjà chaque année plus de 500 TWh d’électricité (l’équivalent de la consommation totale de la France) mais l’éolien marin, qui représente un potentiel mondial d’au moins 10 000 TWh par an selon les dernières estimations, est appelé à un développement considérable : en 2018, le parc éolien marin mondial devrait atteindre 28 000 MW installés, selon l’Agence Internationale de l’énergie.
Plus généralement, l’EWEA (European Wind Energy Association) estime le potentiel mondial de l’éolien offshore à 3 000 TWh/an : ce qui serait suffisant pour couvrir la consommation européenne en électricité ! Actuellement, le cap des 2 000 éoliennes offshore installées et des 6.500 mégawatts en fonctionnement a été franchi fin 2013 et l’objectif européen de produire 23 % de son électricité à l’aide des énergies renouvelables d’ici 2020 ne pourra être atteint qu’en développant massivement l’éolien marin.
En 2013, 418 nouvelles éoliennes ont été raccordées (dans 12 parcs marins), pour une capacité totale de 1.567 mégawatts, soit 34 % de plus qu’en 2012. Mais l’éolien marin n’est est encore qu’à ses débuts car Siemens prévoit un parc marin européen de 70 000 MW à l’horizon 2030, ce qui correspond à une production annuelle d’au moins 250 TWh, ce qui permettrait de couvrir plus de 5 % des besoins en électricité de l’Europe dans 15 ans !
Il est vrai que notre continent a la chance d’être une des régions du monde les plus adaptées au développement de l’éolien offshore. Son espace maritime est généralement peu profond, en particulier dans les mers du Nord et Baltique qui disposent d’un gisement de fort potentiel en vent et qui plus est, proche des grands centres urbains et industriels d’Europe du Nord.
La France grâce à ses larges façades maritimes, dispose également d’un considérable potentiel énergétique pour l’éolien marin : environ 150 TWh par an, contre seulement 50 TWh pour l’éolien terrestre. A l’horizon 2030, c’est donc plus du tiers de notre production prévisible d’électricité qui pourrait être assurée par le seul l’éolien marin.
Il faut par ailleurs bien comprendre que pour devenir rentable et compétitive par rapport aux énergies fossiles, l’éolien marin dispose de deux avantages décisifs : il peut exploiter des vents plus forts et plus réguliers que l’éolien terrestre et peut recourir à des machines gigantesques (qui dépasseront sans doute les 200 mètres de haut), dont l’installation serait impossible ou très difficile à envisager sur terre, en raison de leur impact sonore et visuel notamment. Chacune de ces éoliennes marines géantes de prochaine génération pourra produire chaque année assez d’électricité pour alimenter plus de 12 000 foyers. Concrètement, cela signifie qu’il suffira d’une cinquantaine de ces machines extrêmement performantes, grâce aux nouveaux matériaux, à l’électronique et à l’informatique, pour alimenter en électricité (hors chauffage), les 600 000 foyers de la ville d’Hambourg…
Mais les énergies issues de la mer ne sont pas seulement liées au mouvement de l’air et de l’eau ni aux propriétés physico-chimiques des océans. La biomasse marine et notamment les algues constituent également une prodigieuse source potentielle d’énergie. Il existerait plus d’un million d’espèces de microalgues dont certaines, cultivées dans des conditions appropriées, peuvent accumuler les trois quarts de leur poids en acide gras. Certaines de ces variétés d’algues peuvent en outre être cultivées avec une productivité très grande, par rapport à la surface occupée et ne nécessitent pas le recours à des pesticides. Enfin, dernier avantage mais non le moindre, ces aquacultures industrielles d’algues n’entrent pas en compétition avec les terres agricoles.
Depuis trois ans, la France s’est enfin décidée à développer de grands programmes de recherche dans ce domaine, comme Greenstars qui regroupe une cinquantaine d’industriels et d’importants organismes de recherches publiques et privées.
Notre pays est également en pointe dans un projet particulièrement novateur présenté il y a quelques semaines et baptisé « Purple Sun », qui associe sept partenaires industriels et scientifiques et vise à la production conjointe d’algocarburants et d’électricité photovoltaïque. L’objectif de ce projet unique au monde, basé à Sophia-Antipolis, est de combiner la production de biomasse issue des algues et d’électricité en utilisant sélectivement la lumière. Concrètement, il s’agit de mieux utiliser les différentes longueurs d’onde de la lumière solaire de manière à éclairer avec le maximum d’efficacité, en termes de rendement énergétique, à la fois des microalgues et des cellules photovoltaïques.
Si cette expérimentation actuellement confinée à un laboratoire était transposée à la surface d’un terrain de football, il serait possible, selon les calculs des chercheurs, de produire environ chaque année 50 tonnes de biomasse, soit 15 tonnes de biocarburant, et 200 mégawatt-heures d’électricité solaire. Mais ce concept de serre photovoltaïque pour micro algues pourrait également être étendu à d’autres types de culture, selon Christine Poncet, directrice adjointe de l’Institut Sophia Agrobiotech qui souligne qu’il existe dans le monde plus de 4 millions d’hectares cultivés sous serre…
On le voit, la mer constitue un gisement gigantesque et inépuisable d’énergies de toute nature mais, malheureusement, jusqu’à présent, faute d’un intérêt réel des Pouvoirs Publics et de programmes de recherche sur le long terme, beaucoup de ces formes d’énergie marine sont restées peu exploitées.
Dans ce tour d’horizon des énergies marines, il faut enfin évoquer le potentiel absolument colossal que représentent les hydrates de méthane dont nous avons déjà eu l’occasion de parler à plusieurs reprises dans cette lettre. Ces composés d’origine organique sont naturellement présents au fond des océans et se présentent sous la forme de glaçons dont la stabilité est assurée par la forte pression et la faible température qui règne au fond des mers. Selon les estimations les plus prudentes, les hydrates de méthane représenteraient un potentiel énergétique deux fois supérieur à celui que représente l’ensemble des réserves mondiales de gaz, de pétrole et de charbon réunis…
Au cours des trois dernières années, plusieurs projets de recherche américain et japonais ont montré la faisabilité d’une exploitation à grande échelle, respectueuse de l’environnement, de certains de ces gisements d’hydrates de méthane en employant une nouvelle technique révolutionnaire qui consiste à récupérer des hydrates de méthane en injectant un mélange de dioxyde de carbone (CO2) et d’azote pur dans un puits très profond creusé dans le pergélisol. Les premiers essais de cette nouvelle technique semblent montrer qu’elle permettrait de récupérer efficacement et de manière propre de grandes quantités d’hydrates de méthane piégés en profondeur. Cette nouvelle et prometteuse source d’énergie marine constitue évidemment un atout stratégique majeur pour notre pays qui a la chance de posséder un vaste domaine maritime de plus de 11 millions de kilomètres carrés.
Il y a quelques jours ont été publiés les 10 plans de la « Nouvelle France Industrielle » qui concernent la transition énergétique que souhaite effectuer notre pays (Voir Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie). Il est pour le moins étonnant qu’aucun de ces 10 plans ne concerne explicitement la recherche et le développement dans ce domaine, pourtant si important pour notre avenir, concernant l’extraordinaire potentiel énergétique des mers et des océans.
Pourtant, si notre pays veut satisfaire à ses obligations européennes en matière de transition énergétique et même aller plus loin et prendre la tête de l’indispensable transition énergétique mondiale qui va devoir s’opérer au cours des 30 prochaines années pour éviter une catastrophe climatique de grande ampleur et produire plus de la moitié de son énergie de manière propre et décarbonée d’ici le milieu du siècle, nous devons dès à présent commencer à exploiter massivement l’ensemble très diversifié des différentes formes d’énergie marine.
Dans cette perspective, il faut souhaiter que nos responsables politiques prennent clairement conscience des enjeux économiques scientifiques, technologiques et industriels que représentent le développement et l’exploitation à grande échelle de ces énergies marines et mettent en œuvre un grand Plan Energétique Marin – PEM -, sur au moins 10 ans, associant partenaires publics et privés et doté de moyens budgétaires suffisants.
Souhaitons que notre pays, qui possède à la fois un immense espace maritime et les compétences humaines, scientifiques et industrielles nécessaires, sache prendre la tête de cette transition énergétique mondiale inévitable et se tourne vers le grand large pour réussir à construire cette nouvelle économie qui saura enfin exploiter, pour le plus grand bien de toute l’Humanité, les prodigieuses ressources énergétiques inépuisables, renouvelables et propres que nous offrent nos océans.

http://www.gizmodo.fr/2014/05/23/ene...l-horizon.html
22/06/2014 Vieux  
 
  50 ans, Liège
 


https://www.youtube.com/watch?featur...&v=UT36PaqqfTU

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