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Rehausser un linteau

Dans le forum Maçonnerie, Chape - par bricobueno le 28 Septembre 2019

  1. bricobueno

    bricobueno Luxembourg

    Bonjour,

    Une partie du mur s'est affaissée à un moment donné dans le passé, il est très difficile de dater le problème (et la cause).
    Toujours est-il qu'un grand linteau supportant à la fois une poutre de l'étage, et servant de linteau de fenêtre est assez fort descendu.

    J'aimerais le redresser ce qui me permettrait que le châssis ne soit plus compressé et déformé en ce qui concerne la fenêtre et remettre le plancher à niveau à l'étage en ce qui concerne la poutre.

    Il est impossible de remonter le linteau avec ce qu'il y a dessus (tout le parement intérieur de l'étage, + les deux parements à cause des blocs d'encadrement de fenêtre qui sont traversants, le toit, etc)

    Je réfléchissais donc à retirer la dernière rangée de pierres qui repose sur le linteau et le remonter de ce qu'il faut.
    Aussi vu la longueur ce ne serait pas réalisable mais je me suis dit que je pourrais aussi bien couper le bois, laissant 40cm de débord pour le linteau de fenêtre, et voire même raccourcir la partie pour la poutre à son strict minimum.

    Pour info, je viens de faire le rejointoiement de ce mur.

    Totalement fou ? Certainement, mais réalisable ? C'est ce que je me demande. Je suis en réflexion hein je ne compte pas faire n'importe quoi non plus. Et dans la réflexion, plusieurs avis sont toujours les bienvenus.

    Quelques photos:

    IMG_5511.jpg On peut voir que le linteau de droite a bien baissé sur son côté gauche.

    IMG_5513.jpg Au milieu du linteau, ce n'est déjà plus soutenu, on a "rebouché" mais mal le trou avec des briques. C'est là que je pensais couper.

    IMG_5515.jpg L'étage au dessus, ici aussi cela a baissé

    IMG_5518.jpg ce sera plus simple d'une part car "seulement" une rangée de pierre au dessus, puis la corniche, et la poutre est plus près de la fenêtre.
     
    bricobueno , 28 Septembre 2019
    #1
  2. neuneu

    neuneu Hainaut

    Oulala, moi je ferai une reprise de force visible qui partirait de la cave a tous les étages en acier contre le mur

    et je changerais tous les linteaux

    50653_c3281b98f224357ad73e0b590276cf3d.jpg
     
    neuneu , 30 Septembre 2019
    #2
  3. jack333

    jack333 Bruxelles

    il faudrait savoir si ce mur est actuellement stable, et garder à l'esprit que lorsqu’on commence à démonter des pierres on ne sait jamais très bien où cela finit.

    Je ne ferais qu'un rebouchage soigneux des trous en essayant de pousser le mortier au plus loin
    remonter les linteaux de fenêtre est un travail considérable, surtout avec des murs de pierre qui ont très peu de cohésion
    remonter la poutre principale pour récupérer l'horizontale du plancher de l'étage : c'est un travail encore plus important.

    (supporter les poutres en acier est sans doute le plus simple si c'est vraiment nécessaire)
     
    jack333 , 30 Septembre 2019
    #3
    promo et intègre aiment ça.
  4. fradeco

    fradeco 77 ans, Flandre

    @bricobueno, bonjour,

    Je pense que le meilleur conseil que l'on puisse vous donner, c'est de faire voir la chose par un ing. en stabilité.
    Je pense que vous ne réalisez pas la charge que doit supporter la maçonnerie de ce trumeau.
    Pour être aussi fortement morcelé, je pense qu'il ne doit pas avoir grand chose comme fondation sous se mur.

    En fait pour moi, c'est plutôt la poutre qui est en cause et le linteau répartit les charges qui résultent de la poutre sur la maçonnerie.
    Si vous coupez ce linteau vous diminuez la surface d'appuis de la poutre sur ce qui reste de maçonnerie et vous allez encore plus aggraver la situation.

    Comme le dit @neuneu, il serait peut-être bon d'étayer la poutre depuis une surface stable et solide et avec plusieurs étais, pas un comme visible sur la photo. :pensive:
     
    fradeco , 1 Octobre 2019
    #4
    Jeuris et intègre aiment ça.
  5. neuneu

    neuneu Hainaut

    Moi je parlais d'une vraie poutre H ou I du costaud mais effectivement j'ai mis oulala
     
    neuneu , 1 Octobre 2019
    #5
    jack333 aime ça.
  6. bricobueno

    bricobueno Luxembourg

    Bonjour, merci pour vos réponses et pistes de réflexion.
    Je n'ai peut-être pas donné assez d'éléments pour pouvoir juger de la situation.

    Niveau stabilité du mur, un ingénieur en stabilité a déjà vu le bâtiment, et a dit que cela ne bougerait plus.
    Mais le mur n'est certainement pas du plus stable qu'il soit possible. Au fil du rejointoiement, toutes les pierres du parement intérieur n'étaient plus calées et venaient toutes seules. On a déjà renforcé cela.

    Au niveau des causes on a plusieurs pistes
    • Au niveau du plancher sur lequel on se trouve (1er), un des point d'ancrage dans le mur de la poutre maîtresse a cédé (on ne sait pas quand ni le contexte). Cette poutre était reprise par des tirants (visible sur les photos) sur la poutre au dessus (plancher 2e). Cela a du faire un sacré choc.
    • Le mur penche vers l'intérieur à cause du fait qu'il repose sur toute la longueur sur une poutre en bois qui est dans le mur. et dans un état pas terrible (cf photos ci après). L'ingénieur nous a recommande de la retirer (en procédant par petits morceaux à re-maçonner. Cela fera l'objet d'un autre post séparé car je me pose bien-sur des questions.
    • Une fenêtre qui n'était pas d'origine a été percée dans la façade (dans les années 50 on pense) et un linteau trop faible et mal conçu a déforcé le mur.
    • Un conduit de d'arrivée d'ait chaud a été inséré dans le mur (début 1900 certainement), anéantissant par l'occasion le croisement des pierres pour le parement intérieur. (sur les photos au dessus on peut voir les briques qui rebouchent le trou creusé entre les linteaux
    C'est peut-être "simplement" aussi la combinaison de tous ces éléments.

    Au niveau des fondations, difficile de dire mais au vu de l'état du mur sous la ligne du 1er, cela semble n'avoir pas bougé.

    Pour la possibilité de couper le linteau en deux, selon moi, la surface d'appuis sur la maçonnerie ne s'avère pas un problème au vu des éléments énoncés ci-dessus; Mais est-ce envisageable pour autant ? Ma question porterait aussi sur le rôle qu'il pourrait jouer non pas verticalement mais horizontalement sur la stabilité du mur. Mais j'en doute car encore une fois, vu que seul le parement intérieur est concerné par ce linteau et au vu du manque de cohésion des pierres intérieures. Je pense que c'est le parement extérieur qui supporte le gros du poids du mur.

    Redresser les linteaux est une chose, si ce n'est pas envisageable de le faire/couper je ferai avec.

    Par contre, redresser la poutre je pense que c'est possible, alors en rajoutant des cales entre le linteau et la poutre.
    En effet au niveau au dessus, un arc de décharge c'est crée et on est retombé sur le dessus de la poutre.
    Elle ne porte donc rien du mur, juste le plancher et solives de l'étage (toutes les cloisons ont été démontés, il n'y a rien à l'étage)

    J'ai calculé que la charge pour ce point d'ancrage est de 250 Kg pour le poids propre de la poutre et de 360 Kg pour le plancher+solives. Cela fait donc 610 Kg, ce qui me ne paraît pas démesuré et possible à étançonner depuis le rez pour remonter. Même mieux: vu que les plancher/solives seront retirées, on peut redresser à ce moment et il n'y a plus que 250 Kg à supporter.

    Quelques photos pour tenter de mettre tout cela en lumière:

    IMG_4722.jpg L'ouverture à gauche posait problème


    IMG_4815.jpg Pendant le rebouchage de l'ouverture. On voit le conduit au dessus. Le parement intérieur est complètement venu, plus rien ne tenait.

    IMG_4832.jpg Une fois rebouché. Au dessus on aperçoit le trou qui a été fait puis cimenté pour insérer les poutrelles en acier et remplacer la poutre maîtresse défaillante du RDC
    Plus loin sur la gauche et horizontalement des fissures dues à la légère flexion du mur vers l'intérieur dont le pivot est le plancher du 1er.

    vlcsnap-2019-10-05-18h19m07s396.jpg En effet dans le mur entier il y a une poutre. Le bâtiment devait comporter des ouvertures à un autre époque, avant agrandissement.

    vlcsnap-2019-10-05-18h19m31s172.jpg On peut voir les deux poutres, une pour chaque parement du mur.

    vlcsnap-2019-10-05-18h20m05s903.jpg Dans un mauvais état, ce qui expliquerait que le mur a pu bouger. Ceci dit, le duramen est intact (mais de forme arrondie) et est encore bien dur, seul l'aubier est "pourri" et se décompose;
    vlcsnap-2019-10-05-17h51m19s627.jpg Au dessus de la poutre que je voudrais redresser, l'arc qui s'est créé rend le dessus de la poutre accessible.

    Voilà, je suis désolé de la longueur de ce message, il y a tant a expliquer, c'est difficile, et j'espère que ce n'est pas trop confus malgré tout.

    En revoyant tout cela et revenant dessus. Peut-être il faudrait déjà simplement commencer par retirer cette poutre horizontale dans le mur et re-maçonner.

    Merci !
     
    bricobueno , 5 Octobre 2019
    #6
  7. fradeco

    fradeco 77 ans, Flandre

    @bricobueno bonjour,

    Juste une petite chose, pour moi il y a une petite chose qui interpelle, c'est votre calcul de charges.
    Pour moi ces réactions sont un peu faibles.
    Pour connaître la réaction (charge sur l'appuis) d'une poutre voici sous forme de croquis la marche à suivre. Ceci est valable pour les éléments repris sur le croquis uniquement. Toutes autres charges tels que murs ou cloisons doivent être prises en compte dans la charge soit directement sur la poutre soit dans le décompte de la charge par m².
    CALCUL Charges sur poutre.jpg
     
    fradeco , 6 Octobre 2019
    #7
    bricobueno aime ça.
  8. bricobueno

    bricobueno Luxembourg

    @fradeco merci pour votre réponse, toujours très utile !
    Pour le calcul des réactions j'ai procédé de manière similaire au niveau de la répartition, c'est à dire, la moitié des surface supportées de chaque côté de la poutre, additionné du poids propre de la poutre, et le tout encore divisé par deux.

    La seule différence c'est que j'ai cubé toutes les solives, plancher et poutre pour faire le calcul de la charge.
    J'imagine que cela n'est pas conventionnel, mais je voulais avoir une idée précise du poids de tout cela.

    Donc par exemple pour la poutre de dimensions 300x300 mm sur 6,80 m de long cela fait 0,612 m³ de bois.
    A 750 Kg / m³ pour du chêne sec (même si on trouve des document mentionnant 690 Kg/m³) cela donne 459 Kg pour la poutre, et donc 229 Kg pour un des deux points de réaction.

    J'ai procédé de même en cubant les solives et plancher, le tout en chêne.
    C'est certain que pour des calculs de stabilité, cela en convient pas puisqu'il faut prendre en compte des charges fixes et d'exploitation; mais ici il s'agit juste de pouvoir savoir quel poids supporter le temps d'un recalage/rehaussement.

    En espérant que ma logique n'est pas complètement fausse.
    Bon dimanche.
     
    bricobueno , 6 Octobre 2019
    #8
  9. fradeco

    fradeco 77 ans, Flandre

    Oui si s"agit seulement de connaître la charge de poids propre c'est OK.
    Mais pour la suite et vérifier la réaction sur la maçonnerie il faut prendre la charge globale (Charges permanentes + charges d'exploitations)
    Une maçonnerie de biques en bon état maçonnées avec un mortier de qualité est en mesure de reprendre une charge maximum pouvant aller jusqu'à 8 kg/cm².
    Dans l'état de vos maçonneries j'irais pas au delà des 4 kg/cm².
     
    fradeco , 6 Octobre 2019
    #9
  10. bricobueno

    bricobueno Luxembourg

    D'accord, je comprend mieux ! Merci pour les explications.

    Bon j'ai fait le calcul des charges sur ces poutres, et c'est pas fameux !
    D'après ce que je calcule ces poutres de 32cm x 32cm (en moyenne) sur 6m56 peuvent reprendre une charge de 3300 daN, sauf que et bien quand je calcule, en théorie, les charges qu'elles doivent supporter (310 kg/m²) j'arrive en moyenne à 5489 daN :eek:

    Bref si je veux respecter la norme (et éviter que mes cloisons ne se tassent au fur et à mesure du temps), je dois revoir la structure, comme à l'étage en dessous. Sauf que pour moi ici, à part éventuellement en redresser une, pas question de retirer ces poutres, elles tiennent aussi peut-être les deux façades solidaires.

    Structure actuelle.jpg
    Actuellement il y a ces 3 poutres, et sur chaque segment 20 solives de 10x12 (10 de hauteur, 12 en moyenne) avec en moyenne 32 cm d'entre axe.

    Si je veux décharger ces poutres, il n'y a pas 36 solutions.
    Structure nouvelle.jpg
    Rajouter des IPE entre chacune.
    J'aimerais récupérer les solives, et il me semble que l'entraxe peut être ramené à 50 cm

    cotes.jpg
    A savoir que chaque solive a pour charge 104 Kg, ce qui est plus que supporté, on pourrait même en avoir une tous les mètres, cela supporterait la charge, mais ce ne serait pas suffisant pour l'OSB, peut-être tous les 60cm ?

    Cela soulève bien évidemment encore des questions.

    D'abord est-ce pertinent ? Je veux bien croire que les normes évoluent mais ces poutres sont-elles à ce point sous-dimensionnées ? Même si ailleurs dans le bâti les poutres ont pas mal fléchi, celles à cet étage ont assez bien tenu. Alors les normes actuelles ne seraient-elles pas un peu trop strictes pour le bâti ancien ?

    Ensuite pour la réalisation

    Des IPE vont aussi tomber au dessus les linteaux de fenêtre existant de l'autre côté, je dois encore calculer si la réaction à ce point sera supportée. On parle tout de même de 1460 daN + poids propre/2 pour la plus chargée.

    Et bien malgré la subdivision des solives, la charge est encore assez élevée, et pour y arriver il me faut placer des IPE 220 ! Oui mais 22 cm ce n'est plus les 10 cm des solives.

    D'une part, comment fixer les solives. Est-ce qu'un simple bois dans les IPE comme appuis suffit ?
    Faut-il arrimer le bois à l'IPE ? éventuellement boulonner les deux de chaque côté de part en part avec une tige filetée ?
    Appuis solives poutrelles.jpg

    Les solives doivent-elles affleurer le dessus de l'IPE, via un encoche.
    Ou à l'inverse, c'est dans l'OSB qu'il faut faire une encoche ?
    Solives-poutrelles-bis.jpg
    Ou alors carrément, l'OSB vient juste contre la poutrelle mais comme la poutrelle est dans le même sens que les lattes du plancher ce ne sera pas possible de le visser à cet endroit

    Enfin pour ne pas perdre de la hauteur de plafond et ne pas non plus voir les IPE je pensais profiter du bois sur lequel repose les solives et réaliser un coffrage en bois pour imiter une poutre supplémentaire.
    Finitions.jpg
    Finitions details.jpg
    Je ne sais pas si c'est pertinent, toujours est-il que je me pose aussi la question des ponts thermique que cela va créer

    Et puis si quelqu'un voit une solution plus appropriée, je suis bien-sûr preneur de tout avis ou piste de réflexion.
     
    bricobueno , 7 Octobre 2019
    #10
  11. fradeco

    fradeco 77 ans, Flandre

    @bricobueno bonjour.

    Je vais regarder votre projet et calculer selon les normes de l'Eurocode 5 en vigueur de nos jours.
    Dans un premier temps, il faut préciser que la charge de 310 kg/m² (110 kg de charges permanentes + 200 kg de charges d'exploitations) est une charge non pondérée.
    Pour info, dans les calculs il faut prendre en compte la pondération des charges qui est en fait un coefficient de sécurité.
    Par exemple, les charges permanentes sont multipliées par 1.33 (~146 kg) et la charge d'exploitation par 1.50. (300 kg) ce qui fait dans ce cas une charge de 446 kg/m². Cette charge doit être est prise en compte pour les calculs de l'ELU.

    ELU : ETAT LIMITE ULTIME
    , correspondant à un cas de charge exceptionnelle ultime, pour lequel la stabilité générale de l'ouvrage doit être garantie, bien qu'étant à la limite de ruine.
    Un tel état est atteint lorsque l'on peut constater
    • Une perte d’équilibre.
    • Une instabilité de forme.
    • Une rupture d’élément.
    • Une déformation plastique excessive.

    Validation de l'état limite ultime
    (ELU)
    Pièces non endommagées à la limite ultime, non atteinte en service

    Ensuite il faut calculer ELS (L'un n'allant pas sans l'autre)
    ELS : ETAT LIMITE DE SERVICE, correspondant à l'état au-delà duquel les critères d'exploitation ne sont plus satisfait pour une utilisation courante et quotidienne du bâtiment.
    On vérifie :
    • Les déformations et les déplacements des éléments, afin de garantir la pérennité de l’ouvrage.
    • Les déformations ou flèches affectant l’aspect ou l’exploitation efficace de la construction, ou provoquant des dommages aux finitions ou aux éléments non structuraux.
    • Les vibrations, oscillations ou déplacements latéraux incommodant les occupants, endommageant le bâtiment ou son contenu ou limitant son efficacité fonctionnelle
    Vérification de l'état limite de service (ELS).
    Consiste a vérifier les déformations de la structure. ''Flèches''.
    Les charges à prendre en compte sont les charges permanentes, le poids propre et les charges d'exploitations.


    l'
    ELU est un calcul en résistance pour lequel on pondère les charges et/ou on applique un coefficient de sécurité sur le matériau.

    l'
    ELS est un calcul en déformation, sans aucune pondération, et avec le module d'élasticité moyen Emean.

    Comme vous pouvez le voir, il y a plusieurs règles à respecter, qui ne peuvent être négligées et certainement pas ici.

    Je vais regarder les choses dans le respect de ce qui précède, mais il faut me laisser un peu de temps.

    A+




     
    fradeco , 8 Octobre 2019
    #11
    intègre aime ça.
  12. fradeco

    fradeco 77 ans, Flandre

    @bricobueno, ci-après suite du poste #11.
    PLANCHER Bricobueno 1.jpg
    On convient que la charge d'exploitation non pondérée est de 200 kg/ m² et que les charges permanentes non pondérées sont = à 110 kg/m².
    On considère donc une charge non pondérée de 310 kg/m².
    Sur cette base :
    La poutre A doit pouvoir supporter une charge de 5.350 kg.
    La poutre B doit pouvoir supporter une charge de 5.555 kg
    La poutre C doit pouvoir supporter une charge de 5.615 kg
    Section des poutres = 320 x 320 mm supposées être de chêne sec.
    Ce type de poutre pour une portée de 6.56 m serait en mesure de supporter une charge maxi. non pondérée de ~3.400 kg sur la base d'un ELS dont le résultat du calcul de la flèche nette finale est inférieur à la flèche maximum admise basée sur la contrainte de L/300.
    La structure en l'état est trop faible et doit être renforcée. La meilleur façon de renforcer serait d'ajouter des poutres supplémentaires entre les poutres A, B et C.
    Il ressort du croquis ci-avant que les portées à gauche et à droite de la poutre B seraient les plus défavorables et que ces nouvelles poutres devraient être en mesure de reprendre une charge non pondérée de ~2.870 kg ce qui pour la portée de 6.56 m correspond à une IPE 240 de 31.3 kg/ml.
    Compte tenu de l'apport supplémentaire de poutres, les solives existantes d'une portée de max. 1.30 m et d'une section de 100 x 120 mm pourraient être espacées de 60 cm max.

    Tous vos croquis d'adaptations et de finitions sont OK.
     
    fradeco , 8 Octobre 2019
    #12
    intègre, neuneu et gugus460 aiment ça.
  13. bricobueno

    bricobueno Luxembourg

    @fradeco Bonjour ! Et encore merci pour votre aide et le temps que vous consacrez.:D

    Vous parlez de mettre des IPE de part et d'autre de la poutre B, mais n'en faut-il pas également à gauche de A et à droite de C ? Dans le cas de seulement 2 IPE de part et d'autre de B, j'ai calculé que la poutre A devra pouvoir supporter 4.148 kg soit 13,38 m² à 310 kg / m³ ce qui est au dessus de la charge admissible d'où mon interrogation.

    pour les solives de 100 x 120 mm, est-ce que 100 est bien la hauteur ? (ce qui est le cas actuellement) j'imagine que par convention une des deux dimension est donnée mais je ne suis pas habitué.

    Encore merci ! :)
     
    bricobueno , 11 Octobre 2019
    #13
  14. fradeco

    fradeco 77 ans, Flandre

    @bricobueno bonjour,

    Dans mon poste #12 je dis que les cas les plus défavorables se trouvent à gauche et à droite de la poutre B. Cela n'est en fait valable pour le calcul, mais il est évident que les poutrelles de renfort sont placées partout pour diviser la portée Mur + A + B + C + Mur en deux. Il y aura donc bien 4 poutres de renforts.

    Dans mes habitudes de pierreux, on annonçait toujours les dimensions des pierres comme on les voit mise en place en donnant les dimensions base x hauteur.
    Ici pour moi les solives 100 mm = base x 120 mm = hauteur.
    Si c'était plutôt 120 x 100 mm dans ce cas ce n'est pas grave, compte tenu que la portée est plus petite.
     
    fradeco , 11 Octobre 2019
    #14
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