Suite du #10 car posts limités à 1.000 mots ( et espaces ? ! hum ! )
Il y a bien sûr une différence entre " chauffer une maison " et " se chauffer ".
Et pour moi, l'inconfort dont tu te plains n'est pas à imputer au fait que tu as des radiateurs en "fonte" - garde-les bien

- mais surtout à la manière dont tu " te chauffes " et conduis ton installation.
Il n'y a pas de miracles : ta maison actuelle n'est pas une bouteille " thermos " et c'est tant mieux !!!
Le confort, cela se paie. Mais cela se maîtrise aussi en s'adaptant aux circonstances.
Comme tu l'as souligné plus haut, le véritable " inconfort " qui est dû à la mauvaise inertie de ce bâtiment ancien mal isolé , quoi que tu en penses, semble se produire surtout lorsque la T°C descend sous les " 0°C".
En poussant intellectuellement le bouchon loin, on pourrait dire que des " 8h d'inertie relative qu'il faut pour que le bâtiment refroidisse, on s'en fout !!
Dès le moment où tu commutes ton chauffage en régime " réduit ", soit tu es absent, soit tu es dans tes plumes. Ce qui compte, c'est récupérer le niveau " confort " plus rapidement que tu ne le fais ou l'obtiens actuellement !
Et pour cela , il n'y a pas de miracles : chauffer un volume occupé consiste à compenser ses pertes calorifiques en y ajoutant le chouya de chaleur qu'il faut pour que assurer aux personnes présentes le ressenti de "bien-être" physiologique qui varie d'une personne à l'autre en fonction de plusieurs facteurs ( état de santé général, biorythme, degré de sédentarité, âge, apport calorifique solaire, taux d'humidité de l'air ambiant, etc etc....).
Tu as chipoté aux paramètres de réglages de la régulation de ta chaudière à Condensation que tu dois bien sûr adapter aux besoins de ton volume que tu veux chauffer.
Mais en se disant aussi que la T°C d'eau de départ que l'on implémente dans la régulation n 'est pas un constante arrêtée mais représente un plafond rarement et seulement atteint - disons pour simplifier - durant le mois de janvier par très grands froids ( à cheval parfois sur février).
La convention dans le domaine du chauffage basée sur des décennies d'expérience veut que l'on règle la courbe des T°C de manière à permettre d'obtenir une eau à 60°C par "zéro °C extérieur pour un bien normalement chauffé et démarrant à 15°C/jour . - j'ai horreur de l'expression " loi d'eau " qui sonne aux oreilles comme des dents qui crispent

...car toute "loi" n'est inventé que par l'homme !

Na !

Annoncer qu'il te faut 3 h pour passer d'un niveau/confort de 17,5°C à 20°C reste cependant relatif !
Il ne dépend pas seulement de ton installation, mais aussi de la manière dont tu chauffes ( ou veux chauffer) ton bien pour y arriver. Et les moyens mis en branle ! Hum !
Une chose est de vouloir atteindre les " 20°C " partout dans la maison à ton lever, une autre est de vouloir l'atteindre uniquement dans les pièces de vie où l'on se trouve dans ce laps de temps.

Et aussi de " comment faire pour mettre tous les atouts de ton côté pour le faire !
Et qui relève autant de la technique que de la discipline que tu t'imposes en t'adaptant au circonstances tout en sachant bien ce que tu veux et qui peut aussi t' amener à " faire abstraction du facteur consommation et coût de l'énergie ", du moins temporairement disons durant les 30 jours/an de très grand froid que nous rencontrons généralement dans nos régions " au climat tempéré ", l'exception confirmant la règle.

Ce qui veut dire ?
Et bien, soit tu veux chauffer toute ta baraque à confort le plus rapidement possible, soit tu limites cette exigence - du matin, en général et pour faire simple - à quelques pièces et en y mettant les moyens.
Si c'était mon cas, je m'imposerais une discipline de conduite " chauffage " et d'exigence de confort plus limité.
Concrètement, cela se passerait comme ceci dont certains points seront d'application permanent en périodes de chauffage:
-1) ne pas - et ne plus - faire dépendre le confort "SDB " du chauffage centralisé mais le rendre indépendant = plus rapide, plus ponctuel et alliant un vrai confort " salle d'eau " - soit 365/365j/an - à une véritable économie d'énergie par un investissement peu coûteux ( choix de l'appareil adhoc , du prix, argumentation détaillée ( ou plus détaillée


, ...dans les archives.
-2) se contenter effectivement d'une T°C de 16~17°C dans les chambres occupées - et si "bébé " présent, la tête du lit sera revêtue d'un " pare-froid " comme l'on fait pour sa poussette contre pluie ou soleil.
-3) les portes entre pièces seront fermées en périodes de chauffe.
-4) par grands froids, on se contentera d'un delta T°C moindre entre niveau " confort " et niveau "réduit " pour entretenir l'inertie " positive de l'enveloppe ": cela a un coût , évidemment, mais limité dans le temps comme indiqué plus haut.
-5) on exigera ou autorisera ou cherchera à limiter aussi le nombre de pièces que l'on désire remettre prioritairement à confort lors de ces redémarrages " à froids " en agissant sur les vannes thermostatiques réglées en "limite haute" .
Disons, living et SàM, prioritairement.
La SDB, on l'oublie puisque rendue indépendante; la cuisine, si indépendante, pouvant se contenter des 17~18°C pour le temps que l'on y passe et souvent alors en y bougeant , donc passe au second plan.
Les chambres aussi ne seront pas immédiatement chauffées au réveil : on se lève, on se bouge et on n'y meurt pas en s'y habillant rapidement ( sans traîner - bon pour partir à l'heure au travail ou école

)) .
Bien sûr que les pièces inoccupées ne seront pas portées à T°C confort inutilement. On évite de maintenir couloirs et corridors à confort et si on y tient, ce sera uniquement après que les pièces principales seront remises à confort !
De la sorte, on diminue drastiquement le volume d'eau de chauffage du circuit primaire chaudière-tuyaux - radiateurs à chauffer : ce qui se fera plus rapidement, donc.
On n'oublie pas de ne permettre la remise à température de la réserve d'ECS que par exemple 1/2 ou 1h
après la relance du chauffage . Si on désire le faire "avant ", on anticipera la relance globale d'une 1/2h mais toujours en programmant la seconde relance/ballon 1h après le chauffage. Cela de manière à tenir compte que si l'on a vidé tout le ballon au saut du lit, la priorité sanitaire imposera d'office un arrêt d'une 1/2h~40 min de la relance " chauffage ".
Comme je l'ai toujours dit à mes clients : "on en reviendra à chauffer nos maisons comme nos grands-mères , une seule pièce"



... Et certaines ont vécu 100 ans !


.
Quand tu auras répondu aux questions posées plus haut, on tâchera d'y adapter les conseils et d'affiner les réglages de ton installation " au cas par cas " .

Ah ouiiii, mathématiquement, cela signifie quoi au juste de te conseiller de restreindre l'intervalle " confort réduit " durant les +/- 10 ~ 15 jours de très grands froids dont on a à souffrir "chez nous " et durant les 30 jours de grands froids (au total) qui se produisent donc généralement au mois de janvier ( volontairement arrêté à cette période pour te simplifier le calcul) ?
De la consommation moyenne annuelle, et même si ces chiffres se révèlent partiellement inappropriés depuis une vingtaine d'années - voire plus - que l'on ne subit plus que très très rarement des hivers hyper-sévères - , on estime que la consommation annuelle énergétique allouée au chauffage de nos baraques peut être répartie mensuellement de la manière suivante déjà renseignée aussi ( voir archives forum) = en pourcentage du total et dont on ne retiendra pour la facilité que les mois supérieurs à 10%

: soit
Novembre = 12%
Décembre = 16%
Janvier = 17 %.
Février = 15%
Mars = 13%.
Cela pour dire - à toi de faire tes calculs ...facilités par le relevé régulier de ton - tes compteurs

- que augmenter ta consommation durant 1 mois - le plus froid - même de 10~15%

ne devrait pas grever des masses ...ton budget chauffage. Sii tu le fais en janvier, tu passerais de 17% à 19,5%
de la consommation de janvier et pas de l'année. Si cela te rend malade, tu "n'auras qu'à " compenser cela en diminuant ta consommation durant les autres mois de chauffage. CQFD ! Tout est relatif !

a ta calculette.
Et si certains devaient se lancer dans des calculs d'apothicaires pour faire dire à la théorie et aux chiffres ce que finalement on veut bien leur faire dire pour sauver la Planète - et soi-disant ton portefeuille

- le mot de la fin serait alors : " arrête" - ou " arrêtez "... de chauffer, arrête de fumer, arrête de conduire ta bagnole, arrête de sortir au resto, de partir en vacances, de consommer tout ce dont finalement aussi , on n'a pas intrinsèquement besoin !!!
Alors, on arrête de vivre si entre autres, "vivre " signifie couper un cheveu en 4 en cherchant au niveau confort chauffage à grappiller les derniers centimes de gaz au détriment du confort.
On vit aussi pour le confort ! Non au gaspillage, évidemment ! Mais oui au confort !
Si on ne sait plus se l'offrir, on revend la baraque et on déménage.
Et entretemps, en en améliore l'isolation et on en affine la maîtrise en suivant les conseils que tous prodiguent sur ce forum pour autant qu'ils soient concrets et adaptés au cas de chacun !
Merci d'avance pour tes réponses complètes et circonstanciées . Bon confort ! Ciao.

