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Calcul charge admissible plancher (avant pose chape...)

  • #1
Bonjour,
Actuellement en rénovation de ma maison, je dois trouver une solution pour rattraper la planéité de l'étage. Le maçon prévoit de réaliser une chape légère, mais j'aimerais avant ça trouver le moyen de calculer la charge admissible par le plancher.
Voici les informations :

> Surface plancher : 5,25 x 4,35m = 23m2
> Solivage
- section : 8 x 13 cm
- entraxe : 47 cm
- portée : 5,25 mètres
- fixation : scellement (mur ancien en moellon pierre/mortier)

Ce solivage a été renforcé par deux poutrelles en bois :
- section : 10x21 cm
- entraxe : 145 cm
- portée : 435 cm

L'une de ces poutrelles est accompagnée en plus d'un IPN.

Poids actuel sur le plancher :
> Ancienne chape légère de 5 cm (grillagée, mais très fissurée, avec par endroit des tranchées dues aux cloisons réalisées avant la chape)

Epaisseur à rattraper :
> 6 cm

Poids à accueillir :
> Nouvelle chape légère (préconisée par le maçon)
+
> Parquet massif en chêne (22mm)

Ce plancher a pas mal bougé. D'une part, l'ancienne charpente (que nous avons changé), mal conçue, reposait sur un mur non-porteur initialement, en briquette : le sol s'est affaissé à cet endroit là. D'autre part, les anciens propriétaires avaient fait une ouverture dans un mur porteur en RDC (mur sur lequel reposaient les poutrelles), sans étayer comme il faut, ce qui a provoqué une fissuration à l'étage, ainsi qu'un abaissement du plancher.
Nous avons agraphé les murs, et par ailleurs fait constater à un bureau d'étude qui nous a dit qu'il n'y avait pas de problème structurel alarmant.

Nous avons retiré beaucoup de poids du plancher, cependant j'ai compris que cela n'était pas forcément positif. Nous avons retiré : 2 parquet flottant en aggloméré ; ainsi qu'une couche de tomettes (industrielle, en pose collée).
Quand nous marchons à l'étage, il y a des endroits où le plancher vibre, d'autres où si l'on saute on sent le sol vibrer. Je ne suis donc pas très rassurée.... Cependant, la structure me semble saine, et le renforcement du solivage conséquent.

Cependant, j'aimerais en avoir le cœur net, et pouvoir effectuer un calcul un peu précis. N'étant pas du métier, je fais appel à vos lumières...
Par avance, mille merci !
 
  • #2
À calculer par un ingenieur assuré, il y a trop de variables
 
  • #3
@MathildeNabias bonjour,

On est en droit de se demander comment tout cela a tenu et tient encore :(
Mon avis perso, je trouve cette structure dangereuse mais cela n'engage que moi.
En fait ce solivage ne répond à aucune règle ni normes et se ne sont pas les solives qui sont en cause maintenant mais les soit disant poutres de renforts de 100 x 210 mm insuffisantes pour reprendre toutes les charges qui sont ramenées sur elles par le solivage.
Pour info voici la charge permanente uniformément répartie que vous envisagez faire supporter par cette structure :tired_face:

Parquet massif de bois noble ép. 22 mm = 14.3 kg/m²
Chape de ciment ép. 50 mm = 75 kg/m²
Panneaux OSB 3 ép. 22 mm = 13 kg/m²
Cloisonnement léger de panneaux de plâtre sur structure bois ép. 90 mm = 45 kg/m²
Isolation acoustique ép. 100 mm = 5 kg/m² (Supposé)
Plafond de plaques de plâtre sur lattis ép. 12.5 mm = 12 kg/m²
Poids propre du solivage supposé être de résineux = 10.6 kg/m²
Soit 175 kg/m² auxquels il faut encore ajouter le poids propre des poutres et la charge d'exploitation qui est de 150 kg/m² en France.

Pour moi et sous toutes réserves pour info, cette structure devrait être renforcée par un solivage de résineux de classe C24 d'une section de 100 x 210 mm espacé de 45 cm sur la portée de 4.35 m. Mais le meilleur conseils que l'on puisse donner dans cette affaire est de voir ce sujet avec un bureau d'étude local.

Bonne réflexion.
 
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  • #4
Salut,

Pourquoi ne pas démonter l'ancienne chape et refaire un plancher droit en OSB avant de mettre la sous couche et le plancher en chêne ?

Ça sera beaucoup moins lourd que rattraper 6cm sur 5cm de chape ... :)
 
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  • #5
Bonjour Fradeco,
Merci beaucoup pour votre réponse, mais malheureusement je crois qu'elle n'est pas passée jusqu'au bout ! Pouvez-vous me renvoyer l'intégralité ?
La pièce de l'étage sera sans cloison (donc charge à supprimer) ; et sans plafond (plafond sous pente pour l'étage / placo au RDC, donc j'imagine charge bien moins importante que plâtre + lattis). Il n'y a pas non plus de panneau OSB à venir.

Si je comprends bien, les solives, dans un ouvrage bien réalisée sont toujours renforcée par des poutres ? Et dans mon cas, deux poutrelles de cette section ne suffisent pas à porter les charges ?
 
  • #6
Salut,

Pourquoi ne pas démonter l'ancienne chape et refaire un plancher droit en OSB avec de mettre la sous couche et le plancher en chêne ?

Ça sera beaucoup moins lourd que rattraper 6cm sur 5cm de chape ... :)

C'est une très bonne idée.... Mais, n'est-ce pas dangereux pour le bois, de lui retirer le poids d'une chape ?
J'ai vraiment peur de faire une bêtise. Et en même temps... couler une nouvelle chape me semble très téméraire...
 
  • #7
Mathilde

Le souci est que toutes les sections des élément qui constituent le solivage sont trop faibles.
La meilleur chose à faire comme le dit @promo est de réduire les charges.
Je ne vois pas ce qui serait problématique d'évacué la chape existante et de rattraper les différences de niveaux par une contre solivage. Cela allègerait la charge que devrait supporter le solivage existant.
 
  • #8
Mathilde

Le souci est que toutes les sections des élément qui constituent le solivage sont trop faibles.
La meilleur chose à faire comme le dit @promo est de réduire les charges.
Je ne vois pas ce qui serait problématique d'évacué la chape existante et de rattraper les différences de niveaux par une contre solivage. Cela allègerait la charge que devrait supporter le solivage existant.

D'accord. Je vais me renseigner sur cette possibilité. Qu'entendez-vous par contre-solivage ? Celui-ci serait à réaliser sous le plancher ?

EDIT : je viens de voir votre premier message édité avec la réponse à ma question. Le contre solivage serait donc les résineux de classe C24.
Je vais appeler un charpentier pour vérifier ça.
 
Dernière édition:
  • #9
Mathilde

Si vous consultez mon profil vous verrez qu'a une autre époque j'ai été Ing. Mais je suis retraité à ce jour. Les indications communiquées sur Bz résultent de calculs perso selon l'Euro code 5.
Pour ce qui est de votre plancher voici sous forme de croquis ce qui pourrait être une solution de réduction de charges.
PLANCHER Mathilde.jpg
 
  • #10
Je vous remercie de faire partager votre expertise. Car même si l'on fera appel à un professionnel, comprendre ce qui se joue et comment cela fonctionne joue un grand rôle dans le bon déroulé des travaux... Je l'ai appris à mes dépens.

C'est très clair comme schéma. Ce contre-solivage peut se poser sur le plancher, ou bien cela suppose-t-il de déposer le plancher ? Le parquet massif se pose-t-il sur ce contre-solivage à l'ancienne, comme si c'était des lambourdes ? Ou bien envisagez-vous des plaques d'OSB, permettant une pose collée ?
 
  • #11
Autant repartir sur une base saine... A mon sens...

Vous pouvez toujours demander l'avis du bureau d'étude qui est déjà passé.

Enfin perso j'aurai procédé comme ça :)
 
  • #12
Mathilde, le but est de réduire les charges permanentes.
Le contre solivage est en fait la mise en oeuvre de lambourdes pour la mis de niveau du futur parquet massif.
Certes le plancher existant peut resté en place et vous démarrez sur celui-ci avec les lambourdes. Cela évitera de créer une finition sous les solives existantes. Peut-être profiter de cela pour placer une isolation acoustique.
Je précise que la réduction de charges n'impliquera pas quand même la mis en oeuvre de poutre de renfort supplémentaires. Ceci pour répondre aux exigences des normes actuelles !
PLANCHER Mathilde 2.jpg
 
  • #13
Suivant la proposition du poste #12,

Voici pour info, sans prétention, à titre indicatif et sous toutes réserves mêmes quelconques, ce qui résulte d'un calcul simplifié selon l'Eurocode 5

Si on considère une charge de 206,70 kg/m² dont 150,00 kg/m² de charges d’exploitation + 56,70 kg/m² de charges permanentes uniformément réparties comme suit :

• Revêtement de lames massives de bois noble ép. 22 mm = 14.30 kg/m²
• Poids propres des lambourdes de résineux supposées être de classe C 24 = 2,30 kg/m²
• Isolation acoustique laine ép 50 mm = 2,50 kg/m²
• Plancher existant supposé être de résineux ép. 22 mm = 10.60 kg/m²
• Poids propres des solives existantes supposée être de résineux = 10.60 kg/m²
• Poids propre des poutres ''renfort'' supposée être C24 = 16,30 kg/m²

Dans cette hypothèse, pour une classe de service 1 (local chauffé) il faudrait mettre en oeuvre pour une portée maximum de 4,35 m des poutres de résineux de classe minimum C 24 d'une section minimum de 100 x 210 mm espacées de maximum 85 cm d'axe en axe et ceci sur la base d'un état limite de service dont le résultat du calcul de la flèche nette finale est inférieur à la flèche maximum admise dont la contrainte correspond à la formule. L/350 = 12.4 mm

Déformation au centre de la structure sous l’effet de la charge globale et selon le calcul de déformation = 12,1 mm

Bonne réflexion.
 
  • #14
@MathildeNabias bonjour,

Si suite à une réflexion raisonnable, il vous venait l'idée de tout remplacer, voici une petite idée de possibilités,

Toujours pour info, sans prétention, à titre indicatif et sous toutes réserves mêmes quelconques, ce qui résulte d'un calcul simplifié selon l'Euro Code 5.

Données :
• Pour une classe de service 1 correspondant à un local chauffé.
• Une portée de maximum 4.35 m
• Une charge de 186.20 kg/m² uniformément répartie comme suit :

Charges permanentes :
• Revêtement de lames de bois noble ép. 22 mm = 11.70 kg/m²
• Plancher de décoration en sapin ép. 18 mm = 8.60 kg/m²
• Poids propres des solives renforcées de résineux = 15.90 kg/m²

Charges d'exploitations :
• Charges d’exploitations 150 kg/m²

Dans cette hypothèse :
• Il faudrait mettre en œuvre des solives de bois massif résineux de classe C 24.
• D'une section minimum de 63 x 173 mm
• Espacées de maximum 33 cm d'axe en axe .

Validation de l’ETAT LIMITE ULTIME (ELU)
Flexion : Résistance max. admise de 12.18 MPa
Contrainte sous l’effet de la charge globale = 6.78 MPa
Compression transversale : Résistance max. admise de 1.11 MPa
Longueur d’appuis minimum = 50 mm
Contrainte sous l’effet de la charge globale = 0.62 MPa
Cisaillement : Résistance max. admise de 1.15 MPa
Contrainte sous l’effet de la charge globale = 0.27 MPa

Validation de l’ETAT LIMITE DE SERVICE (ELS)
Flèche maximum admise = 4.350 / 350 = 12.4 mm
Flèche résultant du poids et fluage de la charge permanente = 2.5 mm
Flèche instantanée f.inst. Sous l’effet de la charge globale = 9.6 mm
Flèche différée f.net.fin. Sous l’effet de la charge globale = 12.1 mm = OK

Chaînage d’entretoises section 63x173 mm espacées de +/- 1.45 m

Bonne réflexion.
 
  • #15
Cher Fradeco,
Je prends bien note de cet avis consultatoire. Le charpentier qui a travaillé sur la charpente (magnifique) vient en fin de journée pour déblayer un peu tout ça.
J'ai malheureusement fait des découvertes peu réjouissantes depuis mon premier message. J'ai découpé un petit morceau du placo de plafond pour passer une caméra et voir un peu mieux l'état de la bête.
D'abord, les solives présentent un piquage assez caractéristiques des xylophages type grande vrillette. Cependant, point de sciure, ni de bruit pendant l'été (nous dormions sous le plancher). Mais, je n'ai pas confiance du tooout, et je sais qu'il va falloir traiter.
Deuxièmement, la structure de ce plancher est incompréhensible. D'un côté de la pièce, une vieille poutre est enchevêtrée entre les solives (section très large et ronde, type pinacée). De l'autre, il y a environ 5m2 de plancher disparu. Je m'explique :
A la place des planches de bois, il y a une "chape", comme une tâche en ciment. Pour parler en métaphore, le pays du plancher s'arrête pour un lac de ciment. C'est incompréhensible. De plus ce ciment est tout fissuré, mal aggloméré, en mauvais état.
Mais surtout, est-ce réglementaire ???
Entour de ce morceau en ciment, les anciennes planches sont absolument bouffées, on dirait qu'elles ont 150 ans. Pas de sciure, c'est un truc ancien, mais c'est vraiment flippant.

Envie de retirer tout le placo pour voir l'étendue du naufrage. Et je n'ose plus vraiment marcher à l'étage...
 
  • #16
Oh,
Je n'avais pas encore vu votre réponse. Ce sont des éléments précieux. Comme je vous le disais, au vu de mes récentes découvertes, je crois qu'il va falloir tout remplacer... non ?
A titre indicatif, avez-vous un ordre d'idée du prix que coûte la réfection complète d'un plancher ?
Nous sommes évidemment à la fin des travaux, les poches vides.
Mais, nous trouverons moyen de faire ce qui doit être fait, seulement s'il s'agit d'un chantier à 10 000 euros, il va falloir que je me mette sacrément à bosser !
 
  • #17
@MathildeNabias

Concernant les prix, difficile de donner une réponse à cette question car nous sommes en Belgique et les prix sont certainement différent qu'en France.

Concernant la structure, suivant votre description je pense qu'il serait mieux de mettre tout parterre et de repartir sur de nouvelles bases.

Pour établir un prix, il faut faire un bon descriptif, avec les sections et longueurs des pièces.
 

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