xixou;1069650 a dit:
oui c'est plutôt l'inverse, le réchauffement apportera plus de nuages et de chaleurs, d'où plus faible production.
Je pense toutefois que s’il y a certes globalement sur la terre plus de nuages, il ne faudrait pas croire (ce que ta remarque induit) qu’ils sont automatiquement répartis partout également.
Je ne vois pas la pertinence de l’équation avancée : on aurait « plus de nuages et de chaleurs, d'où une plus faible production PV. » du moins pour la Belgique.
Pour tenter de le prouver, voici en ce qui me concerne les relevés de l’évolution de
ma production PV :
- de 2013 à 2014 : 5% (+0,41% = 5,41%), ensoleillement de 1508.9 H à 1634.4 H (et donc + 8%) (
source) ;
- de 2014 à 2015 : 4,8% (+ 0,41% = 5,21%), ensoleillement de 1634.4 H à 1726 H (et donc + 5,7%) (
source).
Il faut en fait relever un peu ces chiffres, vu le vieillissement des panneaux et qui
suivant cette source, serait de 8,2% en 20 ans et j’ai donc ajouté 0,41% aux chiffres précédents.
Sans doute dans mon cas, comme les panneaux sont sur suiveur, l’impact de la température interne aux panneaux montant pas plus que 40°, le vieillissement est moindre et donc il faudrait indiquer un chiffre moins élevé que les 0,41% indiqué (sur un toit dans les pires conditions, la température des panneaux peut monter au-delà des 100% !).
Conclusion : il semble qu’il y a donc bien une répercussion (certes attendue) entre nombre d’heures d’ensoleillement et production photovoltaïque, sans qu’une opacité (due à la pollution) ait été réellement présente, sinon on aurait pu le constater du moins les années comparées. La Belgique au moins échapperait donc à ce que l’
étude suivante voudrait nous indiquer (qui n'est certes qu'une étude et où tout est au conditionnel, car bizarre donc d’avoir constaté en ce qui me concerne que cela n'ait donc pas déjà eu un effet négatif sur les trois dernières années étant donné une production constante accrue) :
"
Si cette étude ne concerne pour l’instant que les productions photovoltaïques en Afrique et en Europe, les résultats ont tout de même de quoi surprendre. Selon ces chercheurs, la réduction des émissions de particules fines d’ici 2030 modifierait de manière significative la production des panneaux solaires.
Et en effet, si une augmentation de près de 10 % du rendement global des panneaux solaires est envisagée à l’horizon 2030 par rapport à son niveau des années 2000, cette progression pourrait être largement freinée par la modification des irradiations solaires liée aux changements climatiques. Ces chercheurs évoquent une diminution possible de 7 % de la productivité photovoltaïque en Europe de l’Est et en Afrique du Nord d’ici 2030.
Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, « les modifications de l’irradiation solaire à la surface de la Terre et de la production des panneaux solaires sont liées aux effets globaux de la réduction des aérosols sur la circulation atmosphérique à large échelle et à la nébulosité associée plutôt qu’aux effets locaux en terme de propriétés optiques de l’atmosphère ».
En d’autres termes, la modification de l’irradiation solaire serait liée avant tout au changement climatique global entraîné par la baisse des émissions plutôt qu’à l’impact local de cette baisse en termes de clarté de l’atmosphère.
Ainsi et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la réduction des émissions de certaines particules entraînerait une augmentation de la circulation atmosphérique et de la nébulosité correspondante, une nébulosité gênant l’irradiation solaire exploitée par les modules photovoltaïques."
Je pense qu’il faut tempérer l’impact de cette opacité à l’avenir,
- d’une part, cela supposerait que les émissions vont immanquablement augmenter significativement (on s’active actuellement pour que cela se réduise, cf. la COP21),
- d’autre part, cet impact ne semble pas encore avoir inverser la courbe de production CV (sinon comment expliquer qu’il y a eu une augmentation constante de la production PV durant les trois dernières années, sachant certes, que mes relevés empiriques ne portent que sur mon seul cas et sur seulement deux ans).
En fait, je me demande si (surtout) dans nos contrées au climat tempéré, le vent régulier, souvent soutenu et puissant, opère ici plus qu’ailleurs ce qui devrait avoir un effet de dégagement des pollutions atmosphériques et donc sur l’opacité exercée sur la lumière (dont parle l’étude) qui ne se serait donc pas produite chez nous. De plus, il faut ajouter cet élément important et qui plombe ce que l'étude en question voudrait nous faire croire : une autre étude récente montre qu’il y a eu en Belgique une diminution des particules fines et cela ne saurait que diminuer encore : «
En 2015, la Belgique a réussi à atteindre la norme européenne fixée pour les particules fines sur tout son territoire, une première depuis 1997 ».
C'est donc rassurant pour la Belgique et on peut raisonnablement penser donc que l'opacité si elle existe vraiment partout chez nous (ce qui reste à prouver en dehors de villes), diminuera encore et donc pas de crainte pour une incidence à la baisse de notre production PV individuelle, du moins sur ce seul critère.
Pour asseoir si possible les résultats de la petite étude à laquelle je me suis livré sur base de mes production je suggère à ceux dont l’installation fonctionne déjà depuis 5 ans au moins, de nous livrer leurs propres calculs.
Aussi, je propose qu’ils :
- reprennent les productions PV de chaque année ;
- se renseignent sur le nombre d’heure d’ensoleillement année par année (données déjà reprises plus haut pour 2013 à 2015 ; cf. le
site météo)
- évaluent l’évolution de la production PV annuelle proportionnellement à ces heures d'ensoleillement ;
- veillent à ajouter l’indice 0,41 % (effet du vieillissement des panneaux)
-nous communiquent ici leurs scores.
Merci d’avance.
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