Je comprends tout à fait votre point de vue, les calculs ne sont effectivement pas intuitifs au premier abord. Cependant, si l’on reprend l’exemple chiffré, la compensation ne “donne pas gratuitement 1 600 kWh au réseau”.
– Sur les 1 600 kWh autoconsommés, vous ne payez ni réseau ni énergie. Avec un tarif combiné de 0,15 + 0,30 €/kWh, cela représente déjà 720 € d’économie.
– Sur les 2 400 kWh injectés, vous ne recevez pas un paiement séparé, mais ces kWh viennent réduire la partie “énergie” de votre facture : vous ne payez l’énergie que sur 600 kWh au lieu de 3 000. Cela équivaut à 2 400 × 0,30 = 720 € de compensation en votre faveur.
Concrètement :
– Sans panneaux photovoltaïques, votre facture serait d’environ 2 070 €.
– Avec panneaux + compensation, elle descend à 630 €, soit 1 440 € d’économie par an.
Le modèle que vous proposez (payer réseau + énergie sur les 3 000 kWh prélevés, puis déduire un montant pour les 2 400 kWh injectés) conduit en réalité au même résultat, à condition que le prix appliqué à l’injection soit identique au prix de l’énergie (0,30 €/kWh dans l’exemple).
Illustration :
– Facture brute : 3 000 × (0,15 + 0,30) = 1 350 €
– “Revente” : 2 400 × 0,30 = 720 €
– Facture nette : 1 350 – 720 = 630 € → exactement le même montant que la compensation actuelle.
Ainsi, la différence entre votre approche et la compensation telle qu’elle est appliquée aujourd’hui concerne davantage la manière de présenter les chiffres sur la facture (ligne “achat” + ligne “vente” vs calcul direct par compensation) que le résultat mathématique lui-même.
Enfin, concernant le compteur communicant : le réseau fonctionne toujours comme une “batterie virtuelle” pour la partie énergie. La seule différence tient au fait que, sur les anciens compteurs mécaniques, la roue tournait physiquement à l’envers, tandis qu’avec le numérique, la compensation se fait simplement sur base des index d’injection et de prélèvement.
PS; j'ai du beaucoup analyser et comprendre tout ça après le choc de ma facture de regul dans un autre topic..