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LU pour vous dans l'echo

  • #1
Bonjour comme dit plus haut lu pour vous vas t'on encore se faire en...er ?,
Suite à un nouveau mode de calcul, les fournisseurs enregistrent de fortes pertes sur les clients propriétaires de panneaux photovoltaïques. Ils risquent donc de leur imposer des tarifs moins favorables.




Depuis le mois de novembre et la mise en service d’Atrias, la nouvelle plateforme d’échange de données dans le secteur énergétique, la façon dont est estimée la consommation d’électricité des prosumers – ces consommateurs qui sont aussi producteurs – a changé. À cela s’ajoute une flambée des tarifs de déséquilibre que doivent acquitter les fournisseurs quand la consommation de leurs clients ne correspond pas

aux volumes d’électricité qu’ils avaient produits ou achetés. Résultat: les fournisseurs essuient une forte perte sur chaque client propriétaire de panneaux photovoltaïques.

Combien? Engie dit ne pas disposer d’évaluation précise, mais confirme le phénomène. Un fournisseur estime la perte entre 200 et 600 euros par an et par client prosumer, selon la façon dont les prix vont évoluer dans les mois à venir. TotalEnergies la situe plutôt entre 150 et 200 euros dans la situation actuelle, mais fait remarquer que cela pourrait se détériorer.

C’est énorme, et cela risque très vraisemblablement de pousser les fournisseurs à revoir leur offre, pour proposer des tarifs moins favorables aux propriétaires de panneaux solaires, qui sont estimés à près de 820.000 en Belgique.

Octa+ a ouvert le feu

Octa+ avait ouvert le feu en annonçant la facturation dès le 1er janvier de «frais d’équilibrage» à ses clients photovoltaïques qui ne possèdent pas de compteur digital, des frais qui représentent, pour une installation de 5kVA, 109 euros supplémentaires par an. «Pour les clients qui ont un compteur intelligent, nous absorbons ces coûts via le tarif auquel nous leur rachetons l’électricité», précise Xavier Rigo, le patron d’Octa+.

Cette décision a entraîné une levée de boucliers des régulateurs, de Test-Achats et

du médiateur de l’énergie, qui reprochent à Octa+ une communication trompeuse et une modification unilatérale de contrats existants. «Le dossier fait toujours l’objet d’une enquête de l’Inspection économique, mais Octa+, qui avait suspendu l’application de cette augmentation, l’applique depuis le 1er avril» indique Éric Houtman, le médiateur fédéral de l’énergie.

Trevion, un petit fournisseur gantois, a lui aussi introduit un forfait «panneaux solaires» en fonction de la puissance de l’installation dans ses nouvelles fiches tarifaires – un tarif que la Creg, régulateur fédéral du secteur énergétique, considère comme légal, même s’il complexifie davantage la facture.

Quid des autres fournisseurs?

D’autres fournisseurs devraient, en toute logique, suivre – certains auraient d’ailleurs consulté Octa+ sur le sujet. «Nous n’avons pour l’instant aucune intention de modifier nos tarifs», indique toutefois Olivier Desclée, porte-parole d’Engie Electrabel. Même chose chez Eneco, le numéro trois du marché, qui a pourtant par le passé fait des offres spécifiques aux propriétaires de panneaux, et qui compte donc vraisemblablement une plus grosse proportion de prosumers dans sa clientèle. «Nous sommes un fournisseur vert, et nous faisons le choix de supporter le renouvelable, explique Pieter Verlinden, responsable du sourcing. Nous allons donc maintenir nos prix, en sachant que dans le futur,

avec le développement des compteurs intelligents, des batteries et des voitures électriques, ces clients représentent un gros potentiel.»

Luminus n’a pas répondu à nos questions. TotalEnergies reconnait, lui, examiner la question d’une adaptation de son offre tarifaire. «Nous n’avons pas encore déterminé quelle forme cette adaptation pourrait prendre, mais nous devons prendre la réalité en considération, surtout si la volatilité du marché de déséquilibre continue à se dégrader. Et je crois que tous les fournisseurs ont réalisé la gravité de la situation» commente Pierre Lebas, energy manager chez TotalEnergies.

Une histoire de courbes

Rentrons un peu dans les explications techniques. Les fournisseurs doivent, à tout moment, assurer l’équilibre de leur portefeuille: ils doivent disposer, quart d’heure par quart d’heure, des volumes d’électricité nécessaire pour couvrir la consommation de leurs clients, qui varie en fonction des heures, des semaines ou des saisons. Des courbes types ont été établies à cet effet. Par le passé, elles étaient identiques pour tous les clients domestiques, avec panneaux ou sans. Mais depuis la mise en service d’Atrias, cela a changé. Il y a désormais une courbe pour la consommation, dont on a retiré l’effet des panneaux photovoltaïques, et une courbe pour la production des prosumers. Lors du calcul des volumes d’électricité alloués

à chaque fournisseur, on superpose, pour les prosumers, les deux courbes. Cela présente deux désava ntages. D’une part, cela rend les prévisions plus difficiles, ce qui entraîne des coûts supplémentaires sur chaque client prosumer. «Il suffit d’un nuage imprévu, explique Pierre Lebas. Les tarifs de déséquilibre ont, en effet, fortement augmenté suite à l’intégration d’une quantité croissante de renouvelables, à l’envolée des prix de l’énergie, mais aussi à certains éléments techniques et régulatoires.» Et d’autre part, cela rend le profil du client prosumer plus cher. «En effet, typiquement, il consomme moins durant les heures où l’électricité est la meilleure marché: cela renchérit donc mécaniquement le prix moyen du kilowattheure nécessaire pour couvrir sa consommation» détaille Pieter Verlinden. La facture d’électricité risque encore de s’alourdir pour les propriétaires de panneaux photovoltaïques, qui se voient déjà facturer des frais de réseau auxquels ils échappaient auparavant. «Néanmoins, il faut relativiser, et souligner que même avec un forfait adapté, l’investissement dans une installation photovoltaïque reste très rentable pour un particulier, remarque Pierre Lebas. C’est la meilleure arme pour se protéger contre la hausse des prix de l’électricité.»

Christine Scharff ■
 
  • #2
Ils sont pas en profits records les fournisseurs d'énergies (pour ceux qui produisent) ?

Moi je vois ça comme une idée d'un commercial dans un bureau qui s'est dit "hmmmm ça devient hyper rentable d'avoir des panneaux, y a-t-il un moyen d'un peu se sucrer sur cette rentabilité ? Après tout ça serait bête de tout laisser au particulier..."

Quand je vois auquel prix on garanti le prix du mégawatt produit par éolien et autres projets de production, là ça les dérange pas que ça soit pas à l'équilibre du marché...
 

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