Attention, contrairement à ce qui est indiqué plus haut, une tension basse EST dangereuse pour les moteurs.
En effet, pour garder la même puissance (donc pour faire tourner la même charge), l'intensité (courant en Ampères) augmente si la tension diminue. Donc l'échauffement augmente aussi par effet joule. Sous une certaine valeur, le moteur risque de caler. Normalement, la protection thermique doit le faire déclencher, sans quoi il va brûler.
Pour le réseau, tous les transformateurs sont réversibles.
Le problème vient des pertes par la résistance des fils électriques.
Ainsi, le transformateur donne 245V à ses bornes BT de sortie. Le courant absorbé dans la rue est de l'odre de 250A. Le premier client à 50m du transformateur reçois 240V. Le client du milieu de la rue a 225V et celui du bout à 215V.
Arrive les panneaux solaires qui donnent leur maximum vers midi. Les chutes de tension ne se font plus du transformateur vers les clients mais des clients PV vers le transformateur. Alors si la rue est bien équipée en PV, pour envoyer l'énergie vers le HT, les bornes BT du transformateur sont à 250V. Le client proche est à 255V et s'il a aussi du PV, le dernier client de la rue monte bien au-dessus des 260V. Du coup, son onduleur se met en sécurité...
Le GRD intervient car tout le monde se plaint : le transformateur (pour peut qu'il soit réglable avec des plots) est ajusté à 230V. Mais en hiver et la nuit, la tension chez le dernier client tombe sous 200V.
L'autre solution : un transformateur à plots avec ajustement automatique de la tension, pour rester dans la bonne fourchette de valeurs jour et nuit, été comme hiver. Le hic c'est que cela a un prix et que le GRD ne peut équiper toutes ses cabines de transformation de la sorte instantanément. Surtout que les producteurs PV ne rapportaient rien au GRD quand les compteurs pouvaient tourner à l'envers...