Comme le reconnait Sushisoph, il est normal que l'administration inflige une amende pour ce type de situation et il est normal que l'administration inflige cette amende au "déclarant PEB" qui est le demandeur du permis d'urbanisme.
"CHAPITRE II. - Des amendes administratives
Art. 237/36. § 1er. Sont sanctionnés d’une amende administrative, les manquements suivants :
1° pour le déclarant, le fait de ne pas procéder à la notification de la déclaration P.E.B. initiale ;
2° pour le déclarant, le fait de ne pas procéder à la notification de la déclaration P.E.B. finale ;
3° pour le responsable P.E.B., le fait de ne pas établir avec exactitude la déclaration P.E.B. finale ;
4° pour le déclarant, pour le responsable P.E.B., pour l’architecte ou pour l’entrepreneur, chacun en ce qui le concerne, le fait de ne pas respecter les exigences P.E.B. ;
5° pour le propriétaire ou pour le titulaire de droit réel, le fait de ne pas disposer, dans les hypothèses où il est requis, d’un certificat P.E.B. valable."
Pour moi, il n'y a rien qui met en cause la responsabilité du promoteur immobilier (à moins que le permis n'aie été demandé au nom de la société plutôt qu'au nom de Sushisoph).
Que ce soit repris dans le contrat ou pas, la responsabilité de l'architecte me semble engagée sur différents points.
Celui-ci a pris de facto le rôle de "responsable PEB" en rédigeant et en signant lui-même le formulaire d'engagement PEB qui a été joint à la demande de permis d'urbanisme.
A défaut de contrat spécifique, on peut dès lors présumer qu'il a inclus cette tâche dans sa mission d'architecte.
Il était de ce fait bien responsable de l'établissement des déclaration peb initiale et finale.
http://energie.wallonie.be/fr/devenir-responsable-peb.html?IDC=6994
En tant qu'architecte, il a pour le moins manqué à son devoir de conseil. Il a également laisser se poursuivre des travaux alors que toutes les conditions "légales" n'étaient pas réunie puisque la déclaration initiale n'a pas été introduite au plus tard 15 jours avant le début du chantier.
Il ne pouvait ignorer ce manquement puisqu'il était responsable de l'établissement de ce même document et parfaitement informé du déroulement du chantier.
Du point de vue juridique, on a une obligation qui n'a pas été respectée par Sushisoph qui n'a pas été respectée et qui était censée être connue puisqu'il a signé le formulaire d'engagement PEB qui précise ceci:
"je soussigné, ... déclare avoir pris connaissance des exigences de Performance Energétique visées au cadre 2.2 et des
sanctions applicables en cas de non-respect de celles-ci, conformément à la réglementation en vigueur (Arrêté
du GW du 17 avril 2008 déterminant la méthode de calcul et les exigences, les agréments et les sanctions
applicables en matière de performance énergétique et de climat intérieur des bâtiments ; Arrêté du GW du 18
juin 2009 relatif à la procédure PEB) et m'engage à respecter ces exigences.
Date et Signature"
et on a des obligations qui n'ont pas été respectée par l'architecte: "devoir de conseils, établissements des déclarations initiales et finales et s'assurer que toutes les obligations sont remplie pour que le chantier se poursuive en toute légalité".
Comme il s'agit de l'un des 1er cas de ce type, il est impossible de déterminer dans quel sens la justice pourrait trancher. Mais entre, un particulier qui construit sa première maison et qui se voit l'intégralité de l'amende et un professionnel qui traite plusieurs dossier de construction chaque années, qui n'est actuellement pas mis en cause, et qui ne semble pas vouloir intervenir alors que certain manquement semblent évident, je pense qu'il n'y à pas grand chose à perdre à allez devant le tribunal.
Par contre, pour moi, ce n'est pas l'amende et son montant qu'il y a lieu de contester. mais bien les manquements de l'architecte par rapport à sa mission.