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Après longue réflexion, j’ai décidé de me lancer dans l’auto-installation de ma PAC air-eau pour le chauffage (sol uniquement).
J’ai choisi Vaillant car on peut acheter leur matériel n’importe où, y compris sur des sites low-cost, et la documentation est à peu près disponible sur le web.
C’est une installation de longue haleine, qui demande une planification sérieuse et fortement réfléchie, surtout quand on ne l’a jamais fait.
Ce fil a pour but d’aider celui qui se lancerait dans une telle aventure sans expérience, car il y a plein de pièges qui peuvent faire perdre beaucoup de temps.
Il faut de sérieuses compétences en bricolage pour se lancer dans une telle installation : il faut avoir déjà fait de la plomberie et de l’installation électrique, et il faut, en fonction des cas, être capable de faire des carottages (71 mm chez moi). Rien d’insurmontable pour un bricoleur chevronné, mais totalement inaccessible au bricoleur du dimanche.
Il faut planifier les travaux plusieurs mois à l’avance, pour pouvoir commencer dès la belle saison afin d’avoir 6 mois devant soi pour être à l’aise, car on ne peut jamais penser à tout à l’avance en ne l’ayant jamais fait, et il faut prévoir des démontages dans certains cas.
Schéma :
J’ai le schéma 8 de Vaillant (0020284117)
Unité extérieure => MEH97 => ballon => Groupe de pompe

Unité extérieure:
J’ai choisi l’ « aroTherm plus » car il n’y a pas de raccord frigo à faire : c’est l’eau de chauffage qui arrive à l’unité extérieure. On peut donc tout faire soi-même.

Elle doit être installée à une certaine distance des murs, pas dans un coin, tout est bien expliqué dans le mode d’emploi. Attention à ce qu’elle soit bien horizontale dans les deux plans, c’est important pour la longévité du compresseur (à toupie). J’ai ajusté l’horizontalité avec des rondelles.

Il y a des grands autocollants sur le capot supérieur qui rappellent les instructions d’installation, c’est bien pensé.
J’ai pris les pieds (big foot) sur un site low-cost, ce sont des copies des Vaillant, sans les trous pour les visser au sol (pas utile dans mon cas), ils m’ont coûté la moitié du prix des officiels.
J’ai reçu un retour négatif pour les systèmes accrochés au mur car les vibrations se transmettent dans l’habitation. Il y a aussi moyen de mettre des petits pieds, tout cela est à voir au cas par cas.
Il faut bien réfléchir à l’évacuation des condensats (sortie en-dessous de l’unité extérieure) – voir plus loin.
Vaillant vend un kit de raccord hydraulique avec des flexibles inox. Ils sont faits pour courir le long de l’unité extérieure, pour pouvoir ajuster le raccord avec des tuyaux rigides, mais je n’aime pas leur système car la longueur des tuyaux à l’extérieur de la maison est trop élevée. Je les ai trouvés trop courts pour traverser le mur et j’ai directement acheté des substituts plus longs en inox pour traverser le mur et me brancher sur le multicouche à l’intérieur. Je n’ai donc que 25 cm de tuyau à l’extérieur (la distance minimale recommandée entre l’unité extérieure et le mur).

Je les ai pris ici : https://www.sani-flex.de/dn25-edels...t-beidseitig-11-4-uem-alle-laengen/a-621/70cm
et l’isolant ici : https://www.sani-flex.de/rohre/rohrisolierung-fuer-edelstahlwellrohr-19mm-daemmung-fuer-dn12-bis-dn32-preis-je-lfm/a-692/dn25-11-4-zoll#
J’ai fait courir les câbles électriques le long de l’isolant (il faut prévoir un câble XVB d’alimentation de la PAC, un câble EBUS et un câble pour le capteur de température extérieur (3 fils), qui se raccorde à l’unité intérieure – j’ai pris un câble de signalisation SVV- Cca 4 x 0,8 mm²). Le capteur de température est livré avec le VRC920.
Le raccordement électrique est assez simple, tout est bien indiqué, et tout est prévu.
C’est dans l’unité extérieure qu’il faut ajouter la résistance de codage pour autoriser le rafraîchissement (c’est une bête résistance de 4kΩ). Il faut pour cela démonter le capot supérieur et celui de devant, on voit alors les entrailles de la bête, je mets ici une copie du mode d’emploi.
Il faut aussi raccorder l’évacuation des condensats. Vaillant préconise une évacuation libre sur graviers ou dans un trou vertical. Dans mon cas, ce n’était pas possible, j’ai opté pour un tuyau qui file dans ma cave vers la pompe de relevage de tous les condensats vers l’égout (en cas de nouvelle construction, raccordez-là à votre citerne !). Ne pas oublier d’y glisser le fil chauffant qui empêche le gel des condensats dans le tuyau. J’espère ne pas avoir de problème en cas de gel, je vais devoir surveiller.

Unité intérieure
J’ai choisi un MEH97, qui comporte une résistance de secours et permet un double service : chauffage et ECS.

Je n’utilise pas pour l’instant la partie ECS, mais ça peut toujours servir.
La résistance est apparemment uniquement utilisée en secours si la partie compresseur de l’unité extérieure ne fonctionne plus (et uniquement dans ce cas). Il paraît qu’on peut faire plus minimaliste et prendre un module intérieur sans résistance, mais je n’ai pas plus d’informations (peut-être avec le VWZ MWT 150 ?).
L’unité arrive pré-câblée, contrairement à ce que le mode d’emploi raconte. J’avais choisi la version monophasée, elle était pré-câblée en mono et le câble tri est fourni aussi (il ne sert donc à rien dans mon cas).

Ballon
J’ai choisi un ballon de 200 litres (le VPS R 200/1 B) en espérant pouvoir faire un peu de stockage d’énergie. C’est évidemment fort petit, il vaut mieux avoir 1000 litres, mais ayant une maison bien isolée, je pense que ça peut déjà aider.
Il est mentionné dans le mode d’emploi de la PAC qu’il faut un volume d’eau minimum dans le circuit, donc si on découple la partie chauffage et la partie PAC, le ballon devient obligatoire.
Les raccordements du ballon sont en 1 pouce et demi, c’est donc très grand. J’ai dû utiliser des réductions vers 1 pouce ¼ puis des allonges pour pouvoir venir avec une pince. C’est un point délicat à bien étudier. Il faut aussi avoir les outils adéquats (je ne l’ai pas (encore), mais je conseille la pince-clé Knipex https://www.amazon.fr/gp/product/B000X4KP1C).

Il y a une ouverture sur le dessus du ballon, il faut y mettre un purgeur (automatique c’est mieux) et donc toutes les réductions qui vont avec.
Il y a une sortie de vidange en ¾ dans le bas du ballon, mettez-y un robinet, vous en aurez besoin (même si comme moi vous pensez que non…).
Il y a deux doigts de gant pour mettre les sondes du VR70/71.

Groupe de pompe
J’ai pris un groupe de pompe avec vanne 3 voies (le 0020191788 en 1 pouce) pour pouvoir stocker de la chaleur dans le ballon, et donc ne pas toujours envoyer la température du ballon dans le circuit de chauffage (sol uniquement chez moi).

Il y a une astuce à l’installation : le groupe de pompe ne touche pas le mur, et il y a de la place derrière pour faire passer des fils. Ce n’est pas clair quand on le déballe.

Là aussi, il faut bien regarder les raccordements, car ce sont des diamètres différents en haut et en bas.
Le raccordement électrique se fait sur le VR70 ou VR71, il ne faut pas prévoir d’alimentation externe.
Accessoires
Il ne faut pas négliger la complexité de raccordement des accessoires : il faut mettre un vase d’expansion (pré-gonflé à 1.5 bar) et un groupe de sécurité 3 bars auquel j’ai rajouté un manomètre pour avoir une lecture directe de la pression du circuit. C’est bien pratique avant la mise en service, mais après ça, il y a un affichage numérique sur le MEH et sur le thermostat (VRC920).

Il faut également mettre un filtre désemboueur avec aimant sur le retour du ballon, idéalement entre le ballon et la PAC, pour protéger la PAC. Il y a un sens de circulation de l’eau, il faut bien faire attention, et ne pas oublier d’isoler le filtre entre deux vannes pour pouvoir plus facilement le rincer.

Il faut raccorder un thermostat à maximum sur le tuyau de départ, pour éviter une surchauffe du départ en cas de problème. Ce thermostat se met en série sur le moteur du circulateur du groupe de pompe, et le coupe quand la température dépasse la consigne. C’est assez simple à brancher.

L'autocollant bleu, c'est pour identifier quel tuyau fait quoi. Je ne l'ai mis qu'après m'être trompé, mettez-le dès le début.
Il faut enfin un raccord hydraulique flexible avec anti-retour pour pouvoir faire l’appoint d’eau dans le circuit.

Quand tout est raccordé, ça paraît simple, mais il faut faire un bon plan pour ne pas se tromper et avoir la place pour tout mettre. Il faut aussi que tous les accessoires hydrauliques soient sur la partie froide (le retour).

J’ai choisi Vaillant car on peut acheter leur matériel n’importe où, y compris sur des sites low-cost, et la documentation est à peu près disponible sur le web.
C’est une installation de longue haleine, qui demande une planification sérieuse et fortement réfléchie, surtout quand on ne l’a jamais fait.
Ce fil a pour but d’aider celui qui se lancerait dans une telle aventure sans expérience, car il y a plein de pièges qui peuvent faire perdre beaucoup de temps.
Il faut de sérieuses compétences en bricolage pour se lancer dans une telle installation : il faut avoir déjà fait de la plomberie et de l’installation électrique, et il faut, en fonction des cas, être capable de faire des carottages (71 mm chez moi). Rien d’insurmontable pour un bricoleur chevronné, mais totalement inaccessible au bricoleur du dimanche.
Il faut planifier les travaux plusieurs mois à l’avance, pour pouvoir commencer dès la belle saison afin d’avoir 6 mois devant soi pour être à l’aise, car on ne peut jamais penser à tout à l’avance en ne l’ayant jamais fait, et il faut prévoir des démontages dans certains cas.
Schéma :
J’ai le schéma 8 de Vaillant (0020284117)
Unité extérieure => MEH97 => ballon => Groupe de pompe
Unité extérieure:
J’ai choisi l’ « aroTherm plus » car il n’y a pas de raccord frigo à faire : c’est l’eau de chauffage qui arrive à l’unité extérieure. On peut donc tout faire soi-même.
Elle doit être installée à une certaine distance des murs, pas dans un coin, tout est bien expliqué dans le mode d’emploi. Attention à ce qu’elle soit bien horizontale dans les deux plans, c’est important pour la longévité du compresseur (à toupie). J’ai ajusté l’horizontalité avec des rondelles.
Il y a des grands autocollants sur le capot supérieur qui rappellent les instructions d’installation, c’est bien pensé.
J’ai pris les pieds (big foot) sur un site low-cost, ce sont des copies des Vaillant, sans les trous pour les visser au sol (pas utile dans mon cas), ils m’ont coûté la moitié du prix des officiels.
J’ai reçu un retour négatif pour les systèmes accrochés au mur car les vibrations se transmettent dans l’habitation. Il y a aussi moyen de mettre des petits pieds, tout cela est à voir au cas par cas.
Il faut bien réfléchir à l’évacuation des condensats (sortie en-dessous de l’unité extérieure) – voir plus loin.
Vaillant vend un kit de raccord hydraulique avec des flexibles inox. Ils sont faits pour courir le long de l’unité extérieure, pour pouvoir ajuster le raccord avec des tuyaux rigides, mais je n’aime pas leur système car la longueur des tuyaux à l’extérieur de la maison est trop élevée. Je les ai trouvés trop courts pour traverser le mur et j’ai directement acheté des substituts plus longs en inox pour traverser le mur et me brancher sur le multicouche à l’intérieur. Je n’ai donc que 25 cm de tuyau à l’extérieur (la distance minimale recommandée entre l’unité extérieure et le mur).
Je les ai pris ici : https://www.sani-flex.de/dn25-edels...t-beidseitig-11-4-uem-alle-laengen/a-621/70cm
et l’isolant ici : https://www.sani-flex.de/rohre/rohrisolierung-fuer-edelstahlwellrohr-19mm-daemmung-fuer-dn12-bis-dn32-preis-je-lfm/a-692/dn25-11-4-zoll#
J’ai fait courir les câbles électriques le long de l’isolant (il faut prévoir un câble XVB d’alimentation de la PAC, un câble EBUS et un câble pour le capteur de température extérieur (3 fils), qui se raccorde à l’unité intérieure – j’ai pris un câble de signalisation SVV- Cca 4 x 0,8 mm²). Le capteur de température est livré avec le VRC920.
Le raccordement électrique est assez simple, tout est bien indiqué, et tout est prévu.
C’est dans l’unité extérieure qu’il faut ajouter la résistance de codage pour autoriser le rafraîchissement (c’est une bête résistance de 4kΩ). Il faut pour cela démonter le capot supérieur et celui de devant, on voit alors les entrailles de la bête, je mets ici une copie du mode d’emploi.
Il faut aussi raccorder l’évacuation des condensats. Vaillant préconise une évacuation libre sur graviers ou dans un trou vertical. Dans mon cas, ce n’était pas possible, j’ai opté pour un tuyau qui file dans ma cave vers la pompe de relevage de tous les condensats vers l’égout (en cas de nouvelle construction, raccordez-là à votre citerne !). Ne pas oublier d’y glisser le fil chauffant qui empêche le gel des condensats dans le tuyau. J’espère ne pas avoir de problème en cas de gel, je vais devoir surveiller.
Unité intérieure
J’ai choisi un MEH97, qui comporte une résistance de secours et permet un double service : chauffage et ECS.
Je n’utilise pas pour l’instant la partie ECS, mais ça peut toujours servir.
La résistance est apparemment uniquement utilisée en secours si la partie compresseur de l’unité extérieure ne fonctionne plus (et uniquement dans ce cas). Il paraît qu’on peut faire plus minimaliste et prendre un module intérieur sans résistance, mais je n’ai pas plus d’informations (peut-être avec le VWZ MWT 150 ?).
L’unité arrive pré-câblée, contrairement à ce que le mode d’emploi raconte. J’avais choisi la version monophasée, elle était pré-câblée en mono et le câble tri est fourni aussi (il ne sert donc à rien dans mon cas).
Ballon
J’ai choisi un ballon de 200 litres (le VPS R 200/1 B) en espérant pouvoir faire un peu de stockage d’énergie. C’est évidemment fort petit, il vaut mieux avoir 1000 litres, mais ayant une maison bien isolée, je pense que ça peut déjà aider.
Il est mentionné dans le mode d’emploi de la PAC qu’il faut un volume d’eau minimum dans le circuit, donc si on découple la partie chauffage et la partie PAC, le ballon devient obligatoire.
Les raccordements du ballon sont en 1 pouce et demi, c’est donc très grand. J’ai dû utiliser des réductions vers 1 pouce ¼ puis des allonges pour pouvoir venir avec une pince. C’est un point délicat à bien étudier. Il faut aussi avoir les outils adéquats (je ne l’ai pas (encore), mais je conseille la pince-clé Knipex https://www.amazon.fr/gp/product/B000X4KP1C).
Il y a une ouverture sur le dessus du ballon, il faut y mettre un purgeur (automatique c’est mieux) et donc toutes les réductions qui vont avec.
Il y a une sortie de vidange en ¾ dans le bas du ballon, mettez-y un robinet, vous en aurez besoin (même si comme moi vous pensez que non…).
Il y a deux doigts de gant pour mettre les sondes du VR70/71.
Groupe de pompe
J’ai pris un groupe de pompe avec vanne 3 voies (le 0020191788 en 1 pouce) pour pouvoir stocker de la chaleur dans le ballon, et donc ne pas toujours envoyer la température du ballon dans le circuit de chauffage (sol uniquement chez moi).
Il y a une astuce à l’installation : le groupe de pompe ne touche pas le mur, et il y a de la place derrière pour faire passer des fils. Ce n’est pas clair quand on le déballe.
Là aussi, il faut bien regarder les raccordements, car ce sont des diamètres différents en haut et en bas.
Le raccordement électrique se fait sur le VR70 ou VR71, il ne faut pas prévoir d’alimentation externe.
Accessoires
Il ne faut pas négliger la complexité de raccordement des accessoires : il faut mettre un vase d’expansion (pré-gonflé à 1.5 bar) et un groupe de sécurité 3 bars auquel j’ai rajouté un manomètre pour avoir une lecture directe de la pression du circuit. C’est bien pratique avant la mise en service, mais après ça, il y a un affichage numérique sur le MEH et sur le thermostat (VRC920).
Il faut également mettre un filtre désemboueur avec aimant sur le retour du ballon, idéalement entre le ballon et la PAC, pour protéger la PAC. Il y a un sens de circulation de l’eau, il faut bien faire attention, et ne pas oublier d’isoler le filtre entre deux vannes pour pouvoir plus facilement le rincer.
Il faut raccorder un thermostat à maximum sur le tuyau de départ, pour éviter une surchauffe du départ en cas de problème. Ce thermostat se met en série sur le moteur du circulateur du groupe de pompe, et le coupe quand la température dépasse la consigne. C’est assez simple à brancher.
L'autocollant bleu, c'est pour identifier quel tuyau fait quoi. Je ne l'ai mis qu'après m'être trompé, mettez-le dès le début.
Il faut enfin un raccord hydraulique flexible avec anti-retour pour pouvoir faire l’appoint d’eau dans le circuit.
Quand tout est raccordé, ça paraît simple, mais il faut faire un bon plan pour ne pas se tromper et avoir la place pour tout mettre. Il faut aussi que tous les accessoires hydrauliques soient sur la partie froide (le retour).
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