Pour le moment niveau des isolants ce qui est reconnu pour les primes et utilisé couramment c'est:
- Laine de verre ou de roches (soit en rouleau et en panneau).
- Laine de bois (idem rouleau ou panneau)
- Panneau synthétique à base de pétrole (PUR, PIR, XPS, EPS, etc...)
- Ouate de cellulose
- Liège
- Et quelques autres laines animales
Il y a pas de miracle, l'isolation ça marche dans l'épaisseur, aucun système miraculeux vous fait gagner de la place et est bon marché. Il y a bien 2 matériaux développé pour des applications très spécifiques qui ont des rendements fous mais les prix sont hallucinants et vous risquez pas tomber dessus par hasard...
Ce que vous allez trouver c'est des trucs avec de l'aluminium ou autre et qui soit disant est hyper efficace et si vous lisez la mise en place on vous fait garder des lames d'air qui annule tout gain de place acquis et au final sont pas plus performant qu'un isolant classique.
Donc restez dans les sentiers battus utilisez des isolants connus et reconnus.
Pour le choix de l'isolant le premier critère est où va-t-on le déposer ? Certains isolants sont plus versatiles que d'autres et donc permettent de faire plus de choses différentes.
Qui va le poser ? De nouveau en fonction de la tâche à faire ça peut être très simple avec un et hyper compliqué avec l'autre...
Quels sont les objectifs à atteindre ? Bien sûr isoler, mais en été souffrir de la chaleur ou pas, recyclage après, empreinte écologique...
L'utilité du pare-vapeur : la pose d'un pare-vapeur sera toujours recommandé, surtout dans une habitation moderne où l'air n'est pas ventilé en permanence et l'étanchéité de l'habitation est assez bien au rendez-vous. Un pare-vapeur est toujours posé du côté chaud. Il empêche de l'air chaud qui peut contenir plus d'humidité de traverser un isolant, se refroidir et donc de condenser. Si c'est un petit peu ça séchera mais si c'est en permanence l'isolation deviendra potentiellement un pont thermique et des moisissures se développeront dans ou à côté de l'isolation.
Un des gros problème en rénovation est la continuité de l'isolant et du pare-vapeur. Souvent des rouleaux sont vendus avec le pare-vapeur collé, si le contour des morceaux n'est pas collé avec un scotch adapté, l'efficacité du pare-vapeur est bien moindre... Et si des espaces entre les morceaux d'isolation sont trop importants, ou avec les murs, poutres et autres il y a un pont thermique à ce endroit.
On peut aussi utiliser des toiles pare-vapeur où on veillera à la superposition des bandes et au contour.
Une astuce non négligeable est de savoir que si le pare-vapeur est déposé à 1/3 de l'isolant (donc 1/3 de la capacité à l'intérieur et 2/3 à l'extérieur) ça fonctionne parfaitement. Cela permet de superposer des couches et de mettre le pare vapeur à une position plus facile à mettre en oeuvre.
Si tout n'est pas parfait ce ne sera pas forcément la catastrophe mais le problème c'est de bien comprendre les conditions d'humidité et de température dans les pièces de vie et les volumes qu'on isole... Dans les années 70 et 80 les isolations étaient déposées sans pare vapeur et y a eu peu de problème car les châssis et portes étaient rarement étanche, les couches de plâtre étaient importantes et les matériaux étaient différents.
Pour moi le but devrait être d'avoir une mise en oeuvre facile et peu coûteuse, le prix de l'isolant dépendra bien souvent du type d'isolation et du but recherché. Il faut se faciliter la vie au maximum au niveau du pare-vapeur car c'est le plus délicat.
On oublie pas que si on a chaud en été, on peut rendre la situation pire en isolant, on veillera à prévenir la surchauffe. On parle de déphasage (capacité de l'isolant a emmagasiner la chaleur avant qu'elle"ne passe à travers") mais il est important de bloquer l'ensoleillement qui rentre par le vitrage et de rendre étanche à l'air sinon ça ne changera rien.