Mais sans actions globale et engagement du gouvernement, elles ne peuvent résoudre le problème, loin de là.
Quelques exemples qui me semblent parlant:
- Mettre en place un système performant de transport en commun. Comment avoir ça sans exercer une pression, et le réclamant collectivement à corps et à cris ?
- Aller vers un mix énergétique décarbonné. Si on compte juste sur l'éolien citoyen, on y es pas encore dans 1000 ans. Recourir aux fournisseurs d'électricité durables améliore la situation, mais si le gouvernement leurs met des bâtons dans les roues, on ne va nulle part.
- Améliorer les performances du parc immobilier. En résidentiel, la rentabilité des travaux d'isolation dépend fortement des primes du gouvernement (sans parler des petits revenus qui ne peuvent simplement pas se le permettre sans aides). En non-résidentiel, si les travaux ne sont pas rentables en moins de 10 ans, ils sont souvent écartés (sauf convictions écologiques du gérant). S'il n'y a pas de contraintes du gouvernement sur les industries, on est pas encore prêt de réduire les consommations des bâtiments.
Ces propositions sont louables et seraient plus que bienvenues et je partage votre avis a 200% mais là ou nos avis divergent c'est sur la capacité à nos élus de réaliser cela.
Dans la pratique, l'essentiel des contraintes appliquées par les gouvernements se font sur les particuliers et les petits indépendants. Sur les grosses boîtes c'est souvent zéro contraintes par crainte de délocalisation et de pertes d'emplois sans compter le fait que ce qui les pousses à bouger et prendre des mesures ce n'est pas les gens dans la rue - ça ils n'en ont jamais rien eu à foutre - mais le fait qu'aux élections ils perdent de leur électorat.
Et puis c'est très compliqué de faire bouger les choses… Entre la mondialisation et le non impact qu'ont les pays sur l'économie mondiale (contrairement aux pollutions, les loi s'arrêtent aux frontières des pays), la non-uniformité de l'Europe en terme de législation (et avec les lobbies c'est pas près de changer) et nos multiples niveaux de pouvoirs (régions et communautés qui n'arrivent pas à fixer des règles communes) je vois mal comment les choses changeraient radicalement.
Alors oui, on peut s'attendre à des changements dans les 5 à 25 prochaines années mais ça restera des changements de petite envergure largement insuffisants. On peut s'attendre à des villes interdites aux véhicules à moteur, à l'interdiction du chauffage mazout, charbon, bois, pellets mais la pollution émise ne s'arrête pas en bordure de ville ni aux frontières des régions ou des pays.
On peut aussi s'attendre à des retraits progressifs des matériaux plastiques, à un meilleurs recyclage de nos déchets (quoi que bon, là on les fourgue à l'Asie et à l'Afrique en se prétendant bon élève), à d'avantage d'énergie verte… Ou pas par ce qu'au final, les centrales nucléaires sont sans arrêt prolongées et qu'on peine à leur trouver une alternative viable mais à mes yeux, tout ça est clairement insuffisant.
Après perso je m'en fout, je suis concerné sans l'être. Concerné par ce que bon, j'ai une certaine conscience écologique et pas concerné par ce que je n'ai pas de descendance et que même si je verrais le mur de près, je serais probablement mort (ou pas loin) avant qu'on le percute.
A mon avis, seule une modification profonde de nos sociétés peut parvenir à changer la trajectoire suffisamment pour éviter le mur. Pour moi, seul un abandon du capitalisme et de sa course au profit et un retour à une économie locale et à une société centrée sur l'humain et pas sur l'économique permettra de sauver les meubles… Le choix de conserver le capitalisme mènera l'humanité à sa disparition.
C'est extrême comme point de vue, je le concède (et je ne vais pas faire rire Intègre

) mais tant qu'on (l'humanité) placera l'économique en première priorité on n'arrivera à rien de bon. On va me qualifier de communiste mais même pas. Je n'ai pas de modèle de société à proposer, je dis juste que celui qu'on a depuis un siècle et demi n'est pas viable humainement et écologiquement.
J'en veux pour exemple que l'humanité (à moins d'une grosse catastrophe) va continuer à croître. La richesse, tant en ressources (métaux précieux et rares, pétrole, nourriture, eau potable etc.) qu'en pognon sera de plus en plus mal répartie avec de plus en plus d'ultra riches et des masses de plus en plus pauvres. Je regarde beaucoup de documentaires (Cash investigation, Thema, question à la une etc.) et des scandales, attitudes choquantes, malversations, fraudes de la part des industriels et du monde de la finance il y en a dans TOUS les secteurs. C'est complètement écoeurant et les victimes sont toujours les mêmes, les "petits. Je ne suis pas croyant mais notre société c'est un peu la Sodome de la bible avec pour idole une liasse de billets.
Dans les années qui viennent, le gouffre va se creuser, les gens seront de plus en plus dans les rues, d'abord sagement et ensuite avec plus d'agressivité car ça sera toujours les mêmes qu'on tond. En parallèle il faudra s'attendre à de grosses migrations - économiques, politiques et climatiques - Economique car le monde entier jalouse le mode de vie occidental et sa société de consommation... Certains pays tendront vers ça (en polluant) et ceux qui ne le pourront pas verront leur population migrer (c'est déjà le cas). Politique car des régions entières du monde perdent chaque jour en stabilité (suffit de voir les actualités - Turquie et Syrie). Climatique car des zones entières seront noyées sous eau, transformées en zone incultivables (salinisation) et/ou rendues inhabitables en raisons des sécheresses/inondations/cyclones et tous ces migrants viendront frapper aux portes de l'occident. Certains se plaignent qu'on en a déjà trop… A mon avis, on en aura 10 ou 20 fois plus si ce n'est d'avantage dans les décennies qui viennent.
Garder le capitalisme (du moins tel qu'il est devenu aujourd'hui) comme modèle ça revient à nager avec une lourde pierre attachée au cou… Ceux qui auront une bouée (de pognon) flotteront peut être toujours mais une majorité de gens va couler. Quelqu'un qui se noie se débat… Ca ne se fera pas sans heurts.
Et comme on l'a déjà dis, que faites-vous de la tranche de la population qui n'est absolument pas sensibilisée (ou qui n'a pas les moyens d'agir)? L'éducation reçue à l'école est régie par le gouvernement par exemple.
Si une part de la population suffisante change sa façon de consommer ceux qui décident devront suivre. Les industriels dépendent directement des consommateurs, sans ces derniers ils peuvent fermer boutique. Les politiques aussi dépendent de nous. Cessons de voter pour eux et soit ils changeront soit ils disparaitront.
J'admet que c'est un raisonnement simpliste mais il se vérifie dans les faits. Toute la difficulté est d'y faire adhérer les gens. En gros, je pense qu'au lieu de marcher pour le climat nous devrions marcher contre le capitalisme et pour une société largement plus humaine. Je ne suis pas opposé à l'entreprenariat et au profit mais jadis, un patron (je parle des grosses boîtes) c'était quelqu'un qui s'investissait dans un projet pour produire quelque chose. Ca c'était avant, au début de l'ère industrielle mais maintenant, il y a bien peu de projets si ce n'est celui d'un enrichissement rapide et peut importe si celui-ci se fait au détriment des salariés (délocalisations, augmentation massive des burn-out et du stress au travail, mise en concurrence/compétition des employés) ou des consommateurs (trop d'exemples à citer)
Bête exemple, comment pousser des gens qui n'ont pas les moyen à manger une alimentation saine et respectueuse de l'environnement, si la malbouffe est 10x moins cher? On ne peut pas compter sur la générosité des voisins qui vont leurs offrir des légumes bio gratos, par contre on peut exiger du gouvernement qu'il taxe plus la malbouffe, et qu'il subventionne les producteurs vertueux...
Ils ne le feront pas. De nouveau les intérêts économiques sont bien trop grands… Les lobbies à l'Europe trop puissants… Taxer la malbouffe… Oui, légèrement peut être ou imposer un étiquetage plus clair… Même ça en 20 ans ils n'y sont pas parvenus. Tout au plus des adaptations ont été faites dans certains pays mais après une guerre de tranchée avec les industriels…
Sérieux, que peuvent nos gouvernements face à des groupes tels que Nestlé, Danone, Mondelez, Unilever, Coca-Cola etc. pour l'Agro-alimentaire mais c'est pareil dans la pétrochimie, la pharmaceutique...
Ces boîtes brasent un pognon de fou équivalant parfois au PIB de plusieurs pays réunis. Ils mettent une pression folle sur les décideurs. Je ne dis pas que nos décideurs sont tous corrompus (et heureusement) mais la pression est énorme (voyez la NRA aux USA ou l'industrie du Tabac…) et chaque menu durcissement des règles est obtenu après d'âpres batailles et de nombreuses années… Sauf que la, le temps on en manque et on a besoin de changements profonds maintenant et pas dans 30 ans.
Et puis de manière générale, on donne suffisamment de notre thune ou gouvernement, que pour pouvoir exiger qu'il l'utilise efficacement il me semble, non ?
Je suis d'accord avec le début de la phrase mais sa fin est naïve. Dans la réalité ils font ce qu'ils veulent du pognon soutiré. Qu'on t'il fait ces 30 dernières années? Les premières alertes climat remontent à la fin des années 70 et à part poursuivre dans le mauvais sens rien n'a été fait.