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Quoi de neuf

Renforcement solives nécessaire ???

  • #1
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis en train d'aménager les combles de ma maison pour créer une chambre ou un bureau supplémentaire, et je me pose la question de la résistance des solives.

Actuellement, les solives en résineux de section (6x16) reposent sur deux appuis muraux (scellement en béton, ce qui pose un soucis pour la pose de lambourdes). La distance entre les appuis est de 4m50. En regardant les différents sujets postés sur le forum, je suis tombé sur une abaque qui renseignait la charge admissible des voliges à 182 kgf.

Les solives sont espacées irrégulièrement entre 33 cm et 36,5 cm. Il n'y a pas de réseau d'entretoises. Je suis également limité par le niveau des parquets installés qui jouxtent les pièces adjacentes aux combles. J'ai exactement droit à 20 mm, donc, je pensais à une solution qui intégrerait les charges suivantes :

Un revêtement flottant en laminé d'épaisseur 8 mm : 5,4kg/m2
Panneau OSB3 12 mm : 7kg/m2
Le poid propre de la solive (6x16) : aucune idée ?
L'isolation 100 mm déja présente : 5kg/m2
Le faux plafond, c'est du placo de 12 mm : 12kg/m2

Auriez-vous si un renforcement est nécessaire, et de quel type ? Je pensais à un réseau d'entretoises pour répartir encore la charge plus équitablement sur les voliges, mais dans ce cas comment calculer les entretoises et leur espacement. Je pensais également à ajouter des lambourdes qui seraient fixées au solives existantes dans le mur en béton via fixation métalliques en L, mais là encore, je ne sais comment calculer la section ?

Je vous remercie pour l'attention que vous porterez à ma demande, et en @Fradesco je crois ! Amen.
 
  • #4
Bonjour,

J'ai introduit les données de votre plancher dans mon programme. Au niveau poids propre du plancher, j'ai travaillé avec un OSB 15mm. Le 12mm est rarement rainuré-languetté raison de l'utilisation du 15mm.
Cela me donne 37kg/m² sans le poids des solives (directement ajouté par le programme dans les calculs).
J'ai introduit une charge d'exploitation de 200kg/m² donc sans tenir compte de cloisons légères venant possiblement sur le plancher.

Pour la qualité du bois utilisé, j'ai introduit du C20 ce qui est moins bon que le bois C24 que l'on peut plus facilement trouver maintenant. Ne connaissant pas la qualité du bois est place, c'est une sécurité.

Résultats :
En flexion, j'atteins 93% du taux de travail admissible.
Au cisaillement, 27%
En déformation, nous atteignons 251% sachant que j'avais introduit une flèche de 1/350ème. Cela veut dire que nous aurions 30,6mm de déformation (1/147ème de la portée).
Dit autrement, le plancher est théoriquement proche de la rupture (93% en flexion) mais connaitra, en l'état, une déformation problématique.

Pratiquement, en utilisant des bois de qualité C24,il faudrait utiliser des 7/18 (63x175mm) tous les 21cm (d'axe en axe) si nous voulons respecter un critère de déformation de 1/350ème (12mm de déformation).
Ou des 60x160mm tous les 15cm (d'axe en axe)...

Au niveau des lambourdes, je ne comprends l'utilisation que vous voulez en faire ??
 
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  • #6
J'impression qu'on a trouvé un successeur à Fradeco ;)
J'ai vu que @fradeco a été bien actif au niveau du dimensionnement ! Chapeau à lui !
J'espère et ne souhaite pas non plus marcher "sur ses platebandes" ! En tout cas je peux réaliser ce genre de dimensionnement dans la limite de mes disponibilités.
 
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  • #7
Juste un détail concernant l'osb : je trouve déjà le 18 très limite pour un plancher alors du 12...
 
  • #8
En réalité ça dépend de l'entraxe. Il faut aller voir dans les fiches de données de l'osb.

Normalement on met jamais moins que 15 pour du structurel. Mais pour du stockage avec l'entraxe fort rapproché, le 12 convient parfaitement. Bien fixé et certainement pas pour se tenir debout et sauter pieds joints. Plutôt pour un grenier à faible hauteur de plafond.

Cependant en Belgique on trouve facilement le 18mm à bon prix, il faut pas s'en priver !
 
  • #9
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis en train d'aménager les combles de ma maison pour créer une chambre ou un bureau supplémentaire, et je me pose la question de la résistance des solives.

Actuellement, les solives en résineux de section (6x16) reposent sur deux appuis muraux (scellement en béton, ce qui pose un soucis pour la pose de lambourdes). La distance entre les appuis est de 4m50. En regardant les différents sujets postés sur le forum, je suis tombé sur une abaque qui renseignait la charge admissible des voliges à 182 kgf.

Les solives sont espacées irrégulièrement entre 33 cm et 36,5 cm. Il n'y a pas de réseau d'entretoises. Je suis également limité par le niveau des parquets installés qui jouxtent les pièces adjacentes aux combles. J'ai exactement droit à 20 mm, donc, je pensais à une solution qui intégrerait les charges suivantes :

Un revêtement flottant en laminé d'épaisseur 8 mm : 5,4kg/m2
Panneau OSB3 12 mm : 7kg/m2
Le poid propre de la solive (6x16) : aucune idée ?
L'isolation 100 mm déja présente : 5kg/m2
Le faux plafond, c'est du placo de 12 mm : 12kg/m2

Auriez-vous si un renforcement est nécessaire, et de quel type ? Je pensais à un réseau d'entretoises pour répartir encore la charge plus équitablement sur les voliges, mais dans ce cas comment calculer les entretoises et leur espacement. Je pensais également à ajouter des lambourdes qui seraient fixées au solives existantes dans le mur en béton via fixation métalliques en L, mais là encore, je ne sais comment calculer la section ?

Je vous remercie pour l'attention que vous porterez à ma demande, et en @Fradesco je crois ! Amen.

Hello,

j’ai eu le même travail à réaliser (portée de 4m) et en consultant différents sujets du forum, j’ai renforcé de part et d’autres les solives avec des voliges de 25mm de large sur 170mm de haut (simplement collées vissées). Elles ont aussi servies à redresser le plancher (pente de 1% au départ…). Les solives pourries ont été remplacées par des 8x20.

J’ai aussi chaîne 2x avec des chutes de solives. De mes souvenirs, le chaînage ne sert qu’à rigidifier, mais n’apporte aucun renforcement.

‘mon travail était un peu empirique, mais le résultat est plus que satisfaisant ;-)
 
  • #10
J’ai aussi chaîne 2x avec des chutes de solives. De mes souvenirs, le chaînage ne sert qu’à rigidifier, mais n’apporte aucun renforcement.
Pour être exact le chaînage sert à différents usages :

- rigidifier les solives peu épaisses (<45mm). Celles-ci sont sujettes au déversement, c'est à dire un déplacement latéral de la partie de la solive sujette à la compression (majoritairement la partie supérieure mais cela peut devenir la partie inférieure dans certains cas : effort de soulèvement dû au vent pour une toiture plate par exemple). Le chainage empêche ou diminue ce risque.
Lorsqu'on utilise des solives plus épaisses, la rigidité latérale de la poutre est plus importante et le risque est moindre.
A noter que la mise en oeuvre d'un OSB correctement vissé empêche le déversement.

- répartir une charge entre plusieurs solives. Dans le cas d'une cloison venant entre 2 solives par exemple. L'OSB peut aussi jouer ce rôle pour des charges pas trop importantes.

- apporter de la sécurité durant la phase chantier. Les entretoises empêchent le basculement des gîtes lorsqu'on marche dessus durant le chantier (sans OSB).

- diminuer un peu les vibrations du plancher.
 
Dernière édition:
  • #11
Bonjour à tous,

Tout d'abord, je voudrais vous remercier tous pour les réponses que vous m'avez apporté. Je suis rentré cette semaine, et j'ai eu l'agréable de pouvoir tous vous lire.

Merci beaucoup "Doludo", les calculs réalisés sont impressionnants. Je pense que tu as bien fait de prendre un bois de qualité C20, cela semble plus approprié à la situation. La maison que je récupère a plus de 50 ans, et apparemment, le bâtisseur ne connaissait que les 6x16, car c'est exactement les mêmes bois qui ont été utilisés pour la charpente, et une flèche est clairement visible sur toutes les pannes (faitières, intermédiaires et même celles de pied), donc pour l'aménagement des combles, c'est clair, comme tu l'as démontré, le plancher cela va être une catastrophe. J'avais songé initialement à un réseau de chaînage, justement en raison du phénomène de déversement. J'ai regardé des tutoriels de fixation des OSB, et ce ne semble pas si simple que cela, un espacement particulier pour le panneaux extérieurs, un autre pour les panneaux intérieurs, une répartition mitoyenne des panneaux sur les voliges, ce qui implique des trous de préforage,etc.. et donc je m'étais dit que je résoudrai tout cela en procédant à un chaînage.

Je vous prie de trouver en pièces jointes, deux croquis que j'ai réalisés dimanche, le premier représente la situation actuelle, je l'ai subdivisée en 3 zones (zone A, c'est la où va se trouver un grand bureau, et une commode. La zone B, c'est la zone de passage entre les pièces connexes, il n'y aura donc rien positionné dans cette zone. La zone C est la zone avec le lit et étagère, bibliothèque).

En discutant avec ma compagne, ce weekend, on est arrivé à la conclusion que cela serait bien de créer une pièce supplémentaire au rez de chaussée, et subdivisant la cuisine, et créer une buanderie d'1m60 de large et de 3 m de long. L'avantage serait alors d'apporter une soutainnement aux voliges de la Zone A. J'ai représenté ce mur sur le second croquis. Qu'en pensez-vous ?

En ce qui concerne la zone B, celle de passage, il y a quand même pas mal de voliges, pour un espacement max de 34 cm. Je comptais placer des renforts dans cette zone de façon similaire à ceux positionné dans le travail effectué par @Derrick et selon un plan de fixation sur la volige par vis, tel que renseigné dans le post de @browning.
De quelle largeur devrait être ce renfort, avec une fixation murale via sabot ?

Pour la zone C, je n'ai aucune solution de renfort via un mur de soutainnement, donc, j'avais imaginé continuer ce que j'avais entrepris dans la zone B.

@RobBZ,@heureuxproprio. Je n'ai pas d'autre alternative que d'utiliser le OSB3 12, compte tenu de l'espace disponible pour être raccord avec le parquet des pièces connexes. Existe-t-il une alternative ?

Merci beaucoup

Situation_actuelle.png


Situation_avec_mur.png


Situation_actuelle.png


Situation_avec_mur.png
 
  • #12
Bonjour Butters,

Merci pour les nouvelles.
Il faut comprendre que la stabilité c'est le déplacement des charges à travers la structure pour l'amener au sol. Si je dis ça c'est que j'essaie de faire prendre conscience que les charges doivent pouvoir être reprises sur tout leur trajet.

Dans votre cas A, l'ajout d'une cloison au niveau inférieur est une bonne idée pour la déformation du plancher. Mais qu'y a-t-il en dessous de cette cloison ? Ce qui est en place est-il capable de reprendre ce nouveau poids ?
S'il n'y a pas de mur porteur en dessous, que l'on repose sur un hourdis par exemple, nous pourrions provoquer une déformation supplémentaire de celui-ci, provoquant différents dégâts.
Pouvez-vous éclaircir ce point ?

Je vais regarder aux autres dimensionnements.
 
  • #13
Voici la suite de mes calculs.

Petite correction par rapport à ce que j'avais écris auparavant. Initialement, je pensais que la distance de 33 à 36cm était celle entre les axes des poutres. Je vois que sur le dessin c'est le distance entre les flancs des solives. Nous avons donc ± 40-41cm de distance entre les axes...

J'avais cru comprendre que nous pouvions aller jusqu'à 18cm de hauteur de solive mais, en relisant, j'ai compris que les 2cm restant étaient pour l'OSB et la finition.
En définitive, je mets donc à jour mes calculs en restant sur les charges suivantes :

- 37kg/m² pour le poids propre des matériaux (sans le poids du gîtage qui est ajouté automatiquement dans le calcul)
- 200 kg/m² pour la charge d'exploitation.

Cela veut dire que l'on ne tient pas compte de cloisons venant sur les solives, auquel cas il aurait fallu travailler avec 250 kg/m² pour des cloisons légères.

Pour les zones B et C, je ne fais pas de distinction de charges d'exploitation suivant l'utilisation qui sera faite de l'espace : cela permet de faire ce que l'on veut ensuite de l'étage.

Au niveau résultats cela donne :
- Qu'il faut rajouter un bois de 60x160mm entre chaque bois existant. Ou bien :
- Qu'iI faut doubler chaque poutre 60x160mm existante avec une nouvelle poutre 60x160mm collée et vissée à celle-ci.

L'avantage de la 1ère solution est que l'entraxe entre solive est faible et que cela aidera l'OSB de 12mm.
L'avantage de la 2ème solution est que l'on n'a pas besoin de refaire des trous dans les murs pour encastrer les solives : on s'accroche simplement à la poutre existante.

Il est aussi possible d'utiliser des sabots métalliques pour fixer la solive au mur (pour la 1ère solution).
 
  • #14
Bonjour Doludo,

Merci beaucoup pour tes calculs grandement appréciés. Je reviens à la première question de l'avant dernier post. J'ai pris contact avec l'ancien propriétaire, et il m'a expliqué qu'au départ, il y a avait une cloison, plus ou moins à l'endroit où je souhaite créer un mur de soutainement. La cuisine à l'époque était trop petite (un simple couloir, permettant à peine de se retourner et le reste de l'espace (a droite de la zone A était une chambre). Avec deux chambres annexes, de part et d'autre des combles, c'était assez pour eux (un seul enfant) et ils ont supprimé cette cloison au rez de chaussée, pour agrandir l'actuelle cuisine, et ils ont gardé uniquement un couloir de passage (zone B) pour atteindre les chambres de l'étage. Le reste des combles que je souhaite maintenant aménager ayant été condamné avec deux simple cloisons, et aucune charge, même pas un plancher avait été laissé sur les zones A et C. Je suis allé vérifié, en faisant du "ramping" dans le vide ventilé, et effectivement, a à peu près une distance d'1m60 se trouve les fondations d'un mur porteur sur lequel repose le hourdi. Donc, il est possible pour moi de "recréer" cette cloison, pour autant que je sois à l'aplomb de ce mur porteur. Enfin, une bonne nouvelle ;-)

Oui, je m'excuse pour mon manque de clarté, j'aurai du précisé qu'il s'agissait des mesures entre voliges de bord à bord, et pas la distance d'entre-axe. On est limité effectivement à la hauteur de 16 cm de la volige, il me reste seulement deux cm pour poser l'OSB et la finition. il n'y aura pas de cloison venant se poser sur les solives effectivement, c'est destiné à devenir une seule pièce (pas de cloisement supplémentaire).

L'heure du dilemme est arrivé. J'aurai plutôt tendance à choisir la première proposition à la vue des faibles moyens dont je dispose car, encollé une nouvelle poutre dans l'espace de 30 cm, plus préparation avec plan de fixation par vissage me semble plus difficile que de fixer un sabot métallique (J'ai lu dans un autre poste qu'une fixation avec deux metriques 10 de chaque coté de la poutre donc 4 par poutre serait suffisant. Et si cela aide l'OSB 12, alors tant mieux, je suppose également qu'avec cette solution par rapport à l'OSB 12, je n'ai plus besoin non plus de penser à faire un chainage ?

Et pour. la zone A, une fois la cloison en blocs créé, me conseilles-tu également d'appliquer cette solution aussi bien à la partie gauche et droite de la cloison ?


@photom, tu avais quelle distance entre tes voliges, c'était plus espacé que sur mon dessin ? J'ai aussi peur que les solives actuelles n'ai un peu fléchi depuis les années et que mettre un seule poutre entre les deux puissent générer pas mal de travaux de remise à niveau.
@Doludo, est-il possible dans mon cas de ne pas dédoubler les voliges (solution deux), mais de mettre une volige sur champs d'une largeur plus étroite disont 3 cm (collée, vissée), ce qui serait plus simple d'un point de vue manutention et coût également ?

Merci beaucoup les retours.
 
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