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Photovoltaïque : l’indemnisation pour décrochage, c’est mort !
(SudInfo)
Le gouvernement wallon n’est pas d’accord sur le texte proposé par le ministre de l’énergie. Le dossier reviendra dans le prochain gouvernement régional.
Selon nos informations, si les petits producteurs photovoltaïques (les prosumers) espèrent une indemnisation parce que leurs panneaux décrochent, ils devront attendre un prochain gouvernement. L’actuelle majorité wallonne PS-MR-Ecolo était censée voter le texte en troisième lecture au gouvernement de ce jeudi, ce ne sera pas le cas. Ni le MR, ni le PS ne sont d’accord avec le texte proposé par le ministre Écolo de l’Énergie, Philippe Henry. Le texte aurait déjà dû passer jeudi dernier, avec communication dans la foulée, il avait été reporté.
Coup dur
Pour les prosumers, c’est un coup dur, mais ce n’est pas vraiment une surprise. Beprosumer, l’ASBL de défense des prosumers, avait déjà dit tout le mal qu’elle pensait de la formule qui était sur la table. Pour rappel, dans le texte du gouvernement wallon, il était prévu une indemnisation annuelle de 44 euros par kVA (kilovoltampère) installé. Pour une installation moyenne de 5kVA, cela signifiait 220 euros. À condition toutefois d’avoir un décrochage de deux heures d’affilée. Ce qui exclurait d’office la grande majorité des prosumers.
Chez Beprosumer, on a toujours insisté sur le fait que l’on ne demandait pas nécessairement une indemnisation. Ce que l’on veut, c’est que le réseau fonctionne et que les panneaux photovoltaïques produisent. L’indemnisation n’est qu’un pis-aller. L’ASBL plaide aussi pour une indemnisation proportionnelle. « Ça devra être un dossier prioritaire du prochain gouvernement », insiste Régis François, président de Beprosumer. « Il faut une solution pérenne, sinon les GRD (gestionnaires de réseau de distribution, NDR) vont recevoir une pluie de recours, y compris en justice. »
Des décrochages malgré la grisaille
Dans les conditions actuelles, il n’y aura donc pas d’indemnisation pour les décrochages d’onduleur. Rappelons que l’onduleur, c’est cet appareil qui transforme le courant continu des panneaux en courant alternatif injecté dans le réseau. Si la tension est trop forte sur le réseau (en cas d’importante production, que le réseau ne peut absorber), l’onduleur décroche, c’est-à-dire qu’il se met en panne. La production des panneaux s’arrête, une lourde perte pour les prosumers.
Or, malgré le temps maussade que nous connaissons, les panneaux produisent tout de même et on enregistre de nombreux décrochages. En cas de retour du beau temps, ça risque bien d’être apocalyptique pour les prosumers…
Chez Beprosumer, on souligne aussi qu’on est à quelques jours des élections. Si l’on compte qu’il y a 360.000 maisons wallonnes avec des panneaux sur leur toit, ça fait sans doute 720.000 électeurs potentiellement concernés par la problématique du décrochage.
Les solutions pour ne pas brader son électricité
Le premier conseil à donner, c’est d’autoconsommer au maximum et, pour ceux qui ne bénéficient pas du compteur qui tourne à l’envers, d’optimiser cette autoconsommation avec des batteries.
L’autoconsommation peut aussi se faire avec des équipements comme un chauffe-eau thermodynamique ou un simple boiler électrique. L’idée est ici de faire chauffer l’eau en journée et puis de couper l’appareil après 17 heures, par exemple. Il faut aussi penser à programmer des vaisselles, des lessives, le séchoir, pendant les heures présumées de production. Tout cela n’est pas incompatible avec une batterie, qui peut faire le tampon et vous aider à optimiser l’autoconsommation.
Communautés citoyennes
On peut encore évoquer les communautés d’énergie, ça vaut la peine de se renseigner. Le système n’en est qu’à ses balbutiements mais il est question ici de partager son énergie excédentaire, de la revendre, via une plateforme, à des tarifs nettement plus intéressants que ceux que nous avons détaillés ci-dessus. Ce genre de communauté citoyenne peut également aider le réseau (et les prosumers) en agissant sur des appareils connectés qu’il est possible de déclencher en cas de fort afflux d’électricité.
Comme le dit Olivier Desclée, d’Engie, « la flexibilité, c’est comment faire pour mettre en adéquation production et consommation ». C’est bien l’un des grands enjeux des années à venir.
(SudInfo)
Le gouvernement wallon n’est pas d’accord sur le texte proposé par le ministre de l’énergie. Le dossier reviendra dans le prochain gouvernement régional.
Selon nos informations, si les petits producteurs photovoltaïques (les prosumers) espèrent une indemnisation parce que leurs panneaux décrochent, ils devront attendre un prochain gouvernement. L’actuelle majorité wallonne PS-MR-Ecolo était censée voter le texte en troisième lecture au gouvernement de ce jeudi, ce ne sera pas le cas. Ni le MR, ni le PS ne sont d’accord avec le texte proposé par le ministre Écolo de l’Énergie, Philippe Henry. Le texte aurait déjà dû passer jeudi dernier, avec communication dans la foulée, il avait été reporté.
Coup dur
Pour les prosumers, c’est un coup dur, mais ce n’est pas vraiment une surprise. Beprosumer, l’ASBL de défense des prosumers, avait déjà dit tout le mal qu’elle pensait de la formule qui était sur la table. Pour rappel, dans le texte du gouvernement wallon, il était prévu une indemnisation annuelle de 44 euros par kVA (kilovoltampère) installé. Pour une installation moyenne de 5kVA, cela signifiait 220 euros. À condition toutefois d’avoir un décrochage de deux heures d’affilée. Ce qui exclurait d’office la grande majorité des prosumers.
Chez Beprosumer, on a toujours insisté sur le fait que l’on ne demandait pas nécessairement une indemnisation. Ce que l’on veut, c’est que le réseau fonctionne et que les panneaux photovoltaïques produisent. L’indemnisation n’est qu’un pis-aller. L’ASBL plaide aussi pour une indemnisation proportionnelle. « Ça devra être un dossier prioritaire du prochain gouvernement », insiste Régis François, président de Beprosumer. « Il faut une solution pérenne, sinon les GRD (gestionnaires de réseau de distribution, NDR) vont recevoir une pluie de recours, y compris en justice. »
Des décrochages malgré la grisaille
Dans les conditions actuelles, il n’y aura donc pas d’indemnisation pour les décrochages d’onduleur. Rappelons que l’onduleur, c’est cet appareil qui transforme le courant continu des panneaux en courant alternatif injecté dans le réseau. Si la tension est trop forte sur le réseau (en cas d’importante production, que le réseau ne peut absorber), l’onduleur décroche, c’est-à-dire qu’il se met en panne. La production des panneaux s’arrête, une lourde perte pour les prosumers.
Or, malgré le temps maussade que nous connaissons, les panneaux produisent tout de même et on enregistre de nombreux décrochages. En cas de retour du beau temps, ça risque bien d’être apocalyptique pour les prosumers…
Chez Beprosumer, on souligne aussi qu’on est à quelques jours des élections. Si l’on compte qu’il y a 360.000 maisons wallonnes avec des panneaux sur leur toit, ça fait sans doute 720.000 électeurs potentiellement concernés par la problématique du décrochage.
Les solutions pour ne pas brader son électricité
Le premier conseil à donner, c’est d’autoconsommer au maximum et, pour ceux qui ne bénéficient pas du compteur qui tourne à l’envers, d’optimiser cette autoconsommation avec des batteries.
L’autoconsommation peut aussi se faire avec des équipements comme un chauffe-eau thermodynamique ou un simple boiler électrique. L’idée est ici de faire chauffer l’eau en journée et puis de couper l’appareil après 17 heures, par exemple. Il faut aussi penser à programmer des vaisselles, des lessives, le séchoir, pendant les heures présumées de production. Tout cela n’est pas incompatible avec une batterie, qui peut faire le tampon et vous aider à optimiser l’autoconsommation.
Communautés citoyennes
On peut encore évoquer les communautés d’énergie, ça vaut la peine de se renseigner. Le système n’en est qu’à ses balbutiements mais il est question ici de partager son énergie excédentaire, de la revendre, via une plateforme, à des tarifs nettement plus intéressants que ceux que nous avons détaillés ci-dessus. Ce genre de communauté citoyenne peut également aider le réseau (et les prosumers) en agissant sur des appareils connectés qu’il est possible de déclencher en cas de fort afflux d’électricité.
Comme le dit Olivier Desclée, d’Engie, « la flexibilité, c’est comment faire pour mettre en adéquation production et consommation ». C’est bien l’un des grands enjeux des années à venir.
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