Resalut !
En résumé,ouiii, les 2 systèmes de protection/ ballon d'ECS par " anodes " nécessitent donc un contrôle.
-a)
Système ACI : contrôle du bon fonctionnement de la " LED-témoin dans un premier temps mais AUSSI , dépose ce ce fameux cache de la partie raccordements électriques au bas du ballon afin de s'assurer que le module ACI n'est pas attaqué par l'humidité fatale au système et qui peut entraîner la mise HS du ballon en moins de 5 ans !!!!
Si le ballon est situé à un endroit inaccessible à des enfants ou à toutes autres personnes " non habilitées" - donc accessible uniquement à une personne avertie comme le maître d'ouvrage ou un bon bricoleur -, on rencontre souvent le couvercle carrément déposé qui permet la ventilation permanente de la partie électrique sensible à l'eau et à l'humidité: donc local fermé par sécurité, svp.
-b)
Anode de magnésium: soit le contrôle est soit facile, soit compliqué. En effet ,
-1) si l'on a affaire à une anode magnésium placée comme souvent Vaillant le fait sur ses ballon vitrifiés, elle est vissée à un endroit dédié sur le dessus du ballon, soudée à un raccord fileté 3/4" qu'il "suffit " de dévisser pour l'extraire après avoir coupé l'alimentation en eau du ballon et en avoir cassé la pression : attention cependant, je recommande de le faire d'office TOUS les ans - voire tous les 6 mois, au risque sinon de ne trouver dans l'impossibilité de dévisser cette tête dont le filet interne se trouve complètement envahi de calcaire : on se retrouve à devoir utiliser un bras de levier très long sur lequel on force au point de faire bouger le ballon lui-même malgré les 100 , 150 ou 200 l d'eau qu'il contient; parfois, il y a lieu de chauffer " au camping gaz " la tête que l'on veut dévisser pour y arriver avec l'impression que l'on va tout casser !



. Pour en faciliter les déposes futures, on renourrira le filet 3/4" avec du ruban-téflon plutôt qu'avec " chanvre et kolmat " . Attention, on mettra suffisamment de téflon sans revenir en arrière une fois serré: une mise sous pression avec purge d'air à un point de puisage d'ECS complètera le contrôle de la bonne étanchéité du raccord.

sans panique et si fuite il y a, on répète l'opération "téflon". Il vaut mieux ne aps serrer " à butée " pour qu'en cas de micro-fuite, on puisse par exemple encore donner un petit coup de serrage souvent concluant avant de passer à la version " bis " ( = poursuivez l'effort!).


-b)
version anode magnésium totalement immergée mais fixée au regard de nettoyage/ballon ou à la bride de fixation comportant les doigts de gant sonde aquastat, résistance chauffante ( appoint ou alimentée par les PV) qu'elle soit stéatite (ds doigt de gant) ou blindée ( immergée).

Ces deux plaquettes ne sont hélas pas munies de joints standards.
Dès lors, si l'on veut les déposer, il y a lieu de s'être procuré " avant manoeuvre " le joint adhoc afin de ne pas se retrouver bloqué au milieu du gué - pas gai du tout

, tu en conviendras - et sans ECS pendant parfois plusieurs jours ! On prépare donc le chantier !!
Procédure à suivre, une fois les accessoires de rechange sous la main :
- 1) coupure de l'alimentation électrique du ballon, + ...
- 2) coupure de l'alimentation en eau du ballon - souvent obligé de couper toute l'eau de la maison

- si absence de vannes appropriées ou pas étanches ! ...+ ....
- 3) casser la pression du ballon +
- 4) vidange totale du ballon ( via tuyau arrosage >-< égout , si présent ! , etc...)
- 5) extraction de l'aquastat et de la résistance " stéatite " glissée dans son gros doigt de gant sans ou après avoir (à) déconnecter les fils électriques qui gêneraient l'opération si trop courts et après relevé de l'emplacement de chacun , marquage et photo claire !.
- 6) desserrage et dépose du couvercle ou bride.
- 7) nettoyage surface de contact paroi// butée/ joint + sortir les dépôts magnésium et calcaire +
-8) observation état de toute la paroi interne du ballon traces de rouille, de piqûres...?...) +
élimination calcaire " sans gratter " la vitrification !!!!
- 9) contrôle anode magnésium , élimination du calcaire qui y adhérerait, estimation de son état d'usure ( ou d'absence complète d'usure ) pour avoir une idée de la vitesse à laquelle est est " bouffée).
- 10) selon son état , on la garde ou on la remplace carrément ( encore une fois, on prévoira une anode de remplacement pour le deuxième contrôle ... en se basant sur le fait que le premier contrôle de bon fonctionnement de l'anode se fera au plus tard quelques temps avant la fin de la période de garantie/ fabricant/ sur le ballon ; normalement une telle anode dure plusieurs années.
-11) on remonte le tout en sens inverse avec au moins le nouveau joint puis contrôle étanchéité et bon fonctionnement de la partie électrique raccordée sans erreurs.
Selon l'état de l'anode au premier contrôle, et bien sûr à condition qu'elle ait travaillé normalement ( de la matière en est tombée ) on peut en estimer la vitesse d'usure .
Sur cette base, on peut estimer un intervalle de contrôle sage pour en diminuer le coût - surtout si l'on demande à un corps de métier ( plombier ou installateur ou SAV de la marque ( bien plus cher) .
Je recommande de le faire par étapes et de la manière suivante en ayant les accessoires de remplacement prêts:
-1) premier contrôle: moins de deux ans après placement et tjrs dans le temps de garantie/ballon
- 2) deuxième contrôle : deux ans après avec ou sans remplacement de l'anode selon sa réserve de matière que l'on pourra mieux estimer aussi: tiendra-t-elle encore 2 ans ou pas ?
Si elle est presque bouffée, on la remplace d'office ou on lui donne encore, par exemple, 1 an.
-3) troisième intervention: soit un an après la dernière visite soit 3 ans après selon que l'on a ou pas remplacé l'anode la x d'avant.
-4) ensuite, vu que l'on aura une bonne idée de la vitesse d'usure de l'anode, on reportera chaque contrôle à échéance de 3 ans .
En fonction de ce que l'on trouve, on ajuste la fréquence des contrôles et de remplacement de l'anode en allongeant l'intervalle. tant que l'anode travaille bien, on économise ainsi des consommables et de la m/o extérieure coûteuse ( 130 à 180 € + accessoires ! ? ! ) si on le fait pas soi-même !!!
Une solution radicale qui élimine tous ces frais de plus en plus coûteux et le risque de devoir changer ce genre de ballons tous les 10~15 ans, type de ballon qui ne rentre pas chez moi, c'est d'opter pour un ballon en INOX - plus cher mais qui ne demande aucun entretien: la différence de prix est amortie rapidement quand on met tout dans la balance.
Je ne l'aborde pas ici car on en a parlé en long et en large dans d'autres postes et de manière vraiment détaillée et argumentée. Le seul point d'achoppement, c'est que les conseilleurs ne sont pas les payeurs et que les gens qui ne savent pas calculer plus loin que le bout du nez en auront toujours pour leurs frais .
Bonne recherche dans les archives : " ballon Inox, choix " -> recherche !
Tu sais donc maintenant à quoi t'en tenir !!!
Si on a pas deux mains gauches, si on a encore la santé et/ou si on a un bon copain ou membre de la famille " bricoleur ", la manoeuvre n'est pas impossible.
ps: je trouve cela lamentable que certains fabricants de ce genre de ballons ne font pas cas de cette technique d'entretien/ contrôle anode/ ballon vraiment en détail dans leur documentation.


Garantie sine qua non pourtant d'une certaine longévité du matos !!!!
Mais beaucoup de clients négligent ce point et se voient obligés de remplacer le tout tous les 10~15 ans -mais à quel prix !

alors qu'n ballon INOX est à vie tant que les accessoires électriques sont disponibles.
Certaines boîtes fabriquent sur mesure les résistances chauffantes : on n'y fait peu appel car les "pros " ont, comme les fabricants, intérêt à tout changer par du nouveau : aucun risque, aucun stress puisque couverts par la garantie/fabricant de 2 ans ! La machine doit tourner !!!

On va sauver la Planète !

Ciao...

