Le jardin, «le jardinage», je n'ai jamais considéré cela comme du petit boulot.

et bien entendu, ça ne s'arrange pas avec les ans (récupération du dos le lendemain)

quand tu auras mon ââge, tu découvriras, tu sauras. Pourtant on tombe tous dans le panneau. Qui n'aime pas se pavaner sous on arbre ? Mon tulipier a de si belles feuilles que j'en suis amoureux.
En fait on a tous quelque chose en nous qui nous pousse vers la nature. Alors on achète de la verdure, on plante, on met des arbres, des haies-qui-vont-pousser-comme-t'a dit-le pépiniériste. Des fleurs annuelles, des buissons fleuris qui coûtent un bras. Tout quoi. Et c'est formidable...À trente ans. Avec Madame ou sans (parce que souvent elles préfèrent regarder le résultat; il est vrai que c'est parfois du lourd). Avec les grands enfants — quand ils n'ont pas autre chose à foutre.

Eh, 'Pa, j'ai des copains/copines en soirée, une autre fois p'tet.
Et à la fin des temps, on se trouve devant un boulot de dingue, jamais fini, t'as l'impression de remplir un entonnoir percé, quand c'est prop' d'un côté, c'est l'autre qui t'envahit. Medre, mais d'où ça vient tout ça ? Les plants que tu as mis (bcp trop près l'un de l'autre) se bouffent entre eux, l'arbre devient gigantesque (non de Dieu que vais-je en faire, il déborde chez la voisine ?), ta pelouse chérie n'est plus que ''mauvaise herbes'', tes belles bordures s'affaissent ou se remplissent de merdes dont tu te demandes d'où elles proviennent et pourquoi elles sont de si nombreuses sortes, prêles et chiendent en tête

À part ça, amusez-vous bien.